jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200248 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 14 avril 2022, enregistrée le 15 avril suivant au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Nantes a transmis au tribunal la requête présentée par M. A.
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Nantes le 16 septembre 2021, M. C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juillet 2021 par laquelle le directeur du service des retraites de l'Etat a rejeté sa demande de révision de sa pension de retraite ;
2°) de procéder à la révision de sa pension de retraite, afin de prendre en compte le onzième échelon atteint le 5 juillet 2020 et la période d'activité du 1er septembre 2020 au 1er février 2021.
Il soutient que la décision est entachée d'erreur de droit, dans la mesure où il remplit les conditions de l'article 1-1 de la loi du 13 septembre 1984 pour pouvoir bénéficier d'une prolongation d'activité postérieurement au 1er septembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que le directeur du service des retraites de l'Etat était en situation de compétence liée pour rejeter la demande de révision de pension de M. A, dans la mesure où celui-ci a été radié des cadres par une décision définitive du 27 août 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;
- la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 ;
- le décret n° 2010-1734 du 30 décembre 2010 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Monnier-Besombes, conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, professeur certifié de classe normale affecté au lycée polyvalent Melkior et Garré à Cayenne (97305) a atteint, le 14 juillet 2019, la limite d'âge statutaire de 66 ans et 2 mois. Sur sa demande, présentée le 28 novembre 2018, il a été autorisé à prolonger son activité au-delà de la limite d'âge, entre le 15 juillet 2019 et le 31 août 2020, sur le fondement de l'article 1-1 de la loi du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public. Souhaitant continuer à exercer son activité professionnelle, l'intéressé a demandé, le 16 janvier 2020, le bénéfice d'une nouvelle prolongation d'activité jusque dans le courant de l'année 2021, qui a fait l'objet d'un avis favorable du recteur de l'académie de la Guyane le 27 mai 2020. Toutefois, par un arrêté du 27 août 2020, le recteur de l'académie de la Guyane l'a admis à la retraite pour limite d'âge après le bénéfice d'une prolongation d'activité, à compter du 1er septembre 2020. M. A a ensuite été destinataire d'un titre de pension en date du 8 février 2021. L'intéressé a saisi le service des retraites de l'Etat d'une demande de révision de sa pension, afin que les services accomplis entre le 1er septembre 2020 et le 1er février 2021 ainsi que son avancement au onzième échelon atteint le 5 juillet 2020, soient pris en compte. Le directeur du service des retraites de l'Etat a rejeté sa demande le 16 juillet 2021, au motif qu'il ne pouvait bénéficier d'un renouvellement de sa prolongation d'activité, postérieurement au 1er septembre 2020. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 16 juillet 2021 et de procéder à la révision de sa pension de retraite.
2. Aux termes de l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Sous réserve du b de l'article L. 43, la pension et la rente viagère d'invalidité sont définitivement acquises et ne peuvent être révisées ou supprimées à l'initiative de l'administration ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes : / A tout moment en cas d'erreur matérielle ; / Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession initiale de la pension ou de la rente viagère, en cas d'erreur de droit () ".
3. En l'espèce, le 27 mai 2020, le recteur de l'académie de la Guyane a émis un avis favorable à la seconde demande de prolongation d'activité jusqu'au 1er février 2021, présentée par M. A. Toutefois, l'intéressé a été informé dès le 3 août 2020, par un courriel de la cheffe de section du service des retraites de l'Etat, que sa nouvelle demande de prolongation d'activité était rejetée, et que la période postérieure au 1er septembre 2020, ainsi que son avancement d'échelon, ne pourraient pas être pris en compte dans le calcul de sa pension de retraite. M. A a néanmoins continué à exercer ses fonctions pendant l'année scolaire 2020/2021. L'intéressé a finalement été destinataire d'un courriel, le 19 janvier 2021, lui notifiant un arrêté du 27 août 2020, par lequel le recteur de l'académie de la Guyane l'a admis à la retraite pour limite d'âge après le bénéfice d'une prolongation d'activité, à compter du 1er septembre 2020. Cet arrêté, qui mentionnait les voies et délais de recours, a été régulièrement notifié à M. A le 19 janvier 2021, qui ne l'a toutefois pas contesté dans le délai de recours. Il appartenait en effet au requérant, s'il entendait contester le refus opposé à sa seconde demande de prolongation d'activité, de saisir le tribunal d'une demande d'annulation de l'arrêté du 27 août 2020 dans le délai de recours de deux mois franc suivant sa notification. Le caractère définitif de cet arrêté ne fait toutefois pas obstacle à ce que l'intéressé, s'il s'y croit fondé, se prévale, dans le cadre d'un recours indemnitaire, de l'illégalité fautive de cette décision, afin d'obtenir réparation de ses préjudices.
4. Dans la mesure où la décision de radiation des cadres de M. A à compter du 1er septembre 2020 est devenue définitive, le directeur du service des retraites de l'Etat était tenu, sans porter aucune appréciation sur les faits de l'espèce, de refuser de prendre en compte la période du 1er septembre 2020 au 1er février 2021, pendant laquelle le requérant a maintenu son activité, de même que son avancement au onzième échelon, qui n'est pas intervenu depuis plus de six mois à la date de radiation des cadres, conformément à l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Compte tenu de cette situation de compétence liée, le moyen soulevé par le requérant, tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'erreur de droit dans la mesure où il remplissait les conditions pour bénéficier d'une nouvelle prolongation d'activité, doit être écarté comme inopérant.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A, tendant à l'annulation de la décision du 16 juillet 2021 par laquelle le directeur du service des retraites de l'Etat a rejeté sa demande de révision de pension de retraite doivent être rejetées, ainsi que, en tout état de cause, ses conclusions tendant à ce que le tribunal procède à la révision de sa pension de retraite.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La magistrate désignée,
A. B Le greffier,
J.-H. Minin
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026