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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2200280

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2200280

lundi 9 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2200280
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 mai 2022, la société Franciscaine de développement portuaire demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 10 février 2022, par laquelle, le conseil municipal de la ville du François a prononcé la résiliation anticipée pour faute de la convention de délégation de service public portant sur l'aménagement, l'entretien et l'exploitation du port de plaisance avec effet au 1er octobre 2022, ensemble le courrier reçu le ' mars 2022 notifiant cette délibération portant résiliation ;

2°) d'ordonner en conséquence et en tant que de besoin la reprise des relations

contractuelles ;

3°) de mettre à la charge de la ville du François la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux ".

3. Par lettre du 16 novembre 2022, transmise à la société Franciscaine de développement portuaire par l'application télérecours, et dont la notification du courrier précité a été reçue le 17 novembre 2022 ainsi qu'en atteste l'accusé de réception délivré par l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Le délai de trente jours imparti étant expiré, la société Franciscaine de développement portuaire doit être réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Il y a lieu dès lors de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Franciscaine de développement portuaire.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Franciscaine de développement portuaire et au maire de la commune du François.

Fait à Schœlcher, le 9 janvier 2023.

La présidente,

H. Rouland-Boyer

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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