jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200359 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2022, M. A C doit être regardé comme demandant l'annulation du courriel du 27 mai 2022 par lequel la direction des ressources humaines de l'académie de la Martinique a répondu à son courriel du 10 mai 2022 relatif à plusieurs de ses candidatures à la classe exceptionnelle des professeurs certifiés.
Il soutient que :
- il doit être reclassé à la classe exceptionnelle des professeurs certifiés, grade auquel il a candidaté en 2017, 2018 et 2019 ;
- il remplissait alors les conditions d'éligibilité pour une telle promotion ;
- l'administration a ajouté une condition de promouvabilité qui ne figure pas dans les textes en vigueur ;
- les décisions prises à son égard lui causent un préjudice de carrière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, la rectrice de l'académie de la Martinique conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable et qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre le courriel du 27 mai 2022, ce courriel étant dépourvu de portée décisoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est professeur certifié en sciences industrielles de l'ingénieur, affecté au lycée professionnel Joseph Zobel de Rivière Salée. Par un courriel du 10 mai 2022 adressé au directeur des ressources humaines de l'académie de la Martinique, prenant acte de son éligibilité à la classe exceptionnelle, M. C a demandé les motifs pour lesquels sa candidature à ce grade supérieur n'avait pas été retenue au titre des années 2017, 2018 et 2019. Par un courriel en réponse du 27 mai 2022, l'académie de la Martinique lui a indiqué les motifs pour lesquels sa candidature à la promotion a été écartée au titre de ces trois années. Par la présente requête, M. C doit être regardé comme demandant l'annulation de ce courriel.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
3. D'une part, il ressort des termes du courriel litigieux que l'autorité administrative se borne à indiquer à M. C, en réponse à sa demande d'explications, les motifs pour lesquels il n'a pas été regardé comme éligible à la classe exceptionnelle au titre des années 2017, 2018 et 2019. Cette réponse donnée par l'administration, qui présente une portée purement informative, est ainsi dépourvue de caractère décisoire. D'autre part, si dans sa demande du 10 mai 2022 M. C fait très brièvement valoir un préjudice de carrière et demande au directeur des ressources humaines " sa bienveillance quant à la suite [qu'il] pourra donner à sa requête ", une telle demande ne peut être regardée comme une demande indemnitaire susceptible d'avoir fait naitre une décision implicite de rejet. Les conclusions de la requête, qualifiée par le requérant de recours pour excès de pouvoir, ne présentent au demeurant aucune demande indemnitaire. Il s'ensuit que la requête de M. C, qui n'est pas dirigée contre une décision, est irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense par la rectrice de l'académie de la Martinique, la requête de M. C doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la rectrice de l'académie de la Martinique.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Rouland-Boyer, présidente,
- M. de Palmaert, premier conseiller,
- M. Phulpin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
S. de Palmaert
La présidente,
Mme D
Le greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026