jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200517 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2022, un mémoire complémentaire, enregistrée le 17 décembre 2022, et des pièces complémentaires, enregistrées le 1er octobre 2022, l'association "comité citoyen du Diamant", représentée par son président, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le protocole d'accord transactionnel conclu le 6 août 2021 entre la ville du Diamant et la SARL COFIC à l'occasion d'un différend résultant de l'implantation d'une station d'épuration sur une parcelle cadastrée section E n° 1540 située au lieudit la Cherry sur le territoire de la commune du Diamant ;
2°) d'enjoindre à la SARL COFIC de rembourser à la commune du Diamant l'intégralité des sommes qu'elle lui a versées en exécution de ce protocole transactionnel ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Diamant une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable puisque la délibération n° 21-25 du 29 juillet 2021 a été affichée en mairie, sans le projet de protocole transactionnel, à une période pendant laquelle l'accès à la mairie était impossible en raison des restrictions sanitaires liées à la pandémie de covid-19 ;
- sa requête est encore recevable puisque son président a reçu un mandat régulier du conseil d'administration ;
- elle justifie d'un intérêt lésé puisqu'elle a été créée en 2018 suite à une mobilisation sur le litige opposant la ville à la SARL COFIC et que le protocole transactionnel engendrera un impact significatif sur les finances communales et les contribuables locaux ;
- le protocole transactionnel méconnait les arrêts rendus par la Cour de cassation le 4 mars 2021 puisque ceux-ci ont annulé les décisions du tribunal de grande instance et de la cour d'appel et ont déclaré l'incompétence de l'autorité judiciaire pour trancher le litige ;
- le protocole transactionnel est déséquilibré au détriment de la ville puisqu'il laisse à la charge de celle-ci la condamnation de 1 246 974 euros prononcée par le tribunal de grande instance, et qu'il y ajoute des dommages et intérêts ainsi qu'une indemnité de remploi non justifiés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2022, la SARL société Compagnie financière et immobilière Caraïbes (COFIC), représentée par Me Landais, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de l'association "comité citoyen du Diamant" une somme de 5 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dans la mesure où l'association "comité citoyen du Diamant" n'est pas valablement représentée par son président, qui ne justifie d'aucune habilitation régulièrement donnée par le conseil d'administration ;
- elle est encore irrecevable dans la mesure où, compte-tenu de la généralité de ses statuts, l'association ne justifie pas être lésée dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la conclusion du contrat ;
- elle a été formée tardivement, après le délai de recours de deux mois et le délai raisonnable d'un an, puisque la délibération du conseil municipal n° 21-25 du 29 juillet 2021 autorisant la conclusion du protocole transactionnel a été affichée en mairie et publiée sur le site internet de celle-ci le 30 juillet 2021 ;
- les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 27 janvier 2023, la commune du Diamant, représentée par Me Bel, demande le tribunal :
1°) de rejeter la requête de l'association "comité citoyen du Diamant" ;
2°) de supprimer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les passages en pages 3-4 du mémoire complémentaire du 17 décembre 2022 de l'association "comité citoyen du Diamant" commençant par " Pourquoi le Maire du Diamant () " et finissant par " () Le Tribunal appréciera ! " et les passages en page 2 de ce même mémoire commençant par " Les parties en défense () " et finissant par " () Ils ne tromperont pas la vigilance des juges. " ;
3°) de condamner l'association "comité citoyen du Diamant" à lui verser une indemnité de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;
4°) de condamner l'association "comité citoyen du Diamant" à verser à son conseil une indemnité de 500 euros sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;
5°) de mettre à la charge de l'association "comité citoyen du Diamant" une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les pièces transmises par l'association requérante via Télérecours citoyens ne comportent pas un intitulé comprenant un numéro dans un ordre continu et croissant et doivent dès lors être écartées des débats, en application de l'article R. 414-5 du code de justice administrative ;
- la requête est tardive puisque la délibération n° 21-25 du 29 juillet 2021 par laquelle le conseil municipal a autorisé la conclusion du protocole transactionnel a été affichée en mairie et publiée le 30 juillet 2021 et que le protocole transactionnel était consultable en mairie à compter de sa signature ;
- elle est irrecevable puisque le président de l'association requérante ne justifie d'aucune habilitation régulièrement donnée par le conseil d'administration ;
- elle est encore irrecevable dans la mesure où, compte-tenu de la généralité de ses statuts, l'association ne justifie pas être lésée dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la conclusion du contrat ;
- les moyens soulevés par l'association "comité citoyen du Diamant" ne sont pas fondés ;
- les passages en page 3 du mémoire complémentaire du 17 décembre 2022 de l'association requérante commençant par " Pourquoi le Maire du Diamant () " et finissant par " () Le Tribunal appréciera ! " présentent un caractère diffamatoire à l'encontre du maire de la commune du Diamant, justifiant que le tribunal décide leur suppression et alloue à la ville une indemnité de 3 000 euros ;
- les passages en page 2 de ce même mémoire commençant par " Les parties en défense () " et finissant par " () Ils ne tromperont pas la vigilance des juges. " présentent un caractère injurieux à l'encontre son conseil, justifiant que le tribunal décide leur suppression et alloue à son avocate une indemnité de 500 euros.
En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. de Palmaert, premier conseiller, pour présider temporairement la formation de jugement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Phulpin,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de M. A B, représentant l'association "comité citoyen du Diamant", de M. Landais, avocate de la SARL COFIC, et de Me Bel, avocate de la commune du Diamant.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL COFIC est devenue propriétaire le 3 décembre 1998, suite à la fusion et à l'absorption de la société antillaise d'étude et de gérance (SAEG), de la parcelle cadastrée section E n° 1540 située lieudit la Cherry au Diamant sur laquelle était édifiée une station d'épuration. Estimant irrégulière l'implantation sur son terrain de cette station d'épuration et souhaitant obtenir l'indemnisation des préjudices résultant de cette occupation, la SARL COFIC a saisi le tribunal de grande instance de Fort-de-France. Celui-ci, après avoir reconnu que la présence de l'ouvrage constituait une voie de fait, a condamné la commune du Diamant à verser à la société une indemnité de 1 246 974 euros, par deux jugements des 20 avril 2010 et 19 novembre 2013. Saisie en appel, la chambre civile de la cour d'appel de Fort-de-France a, par un arrêt du 21 mai 2019, annulé ces deux jugements et a déclaré l'incompétence des juridictions judiciaires pour connaître du litige, après avoir constaté l'absence de toute voie de fait. En cassation, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a, par trois arrêts du 4 mars 2021, prononcé la cassation partielle sans renvoi et l'annulation de cet arrêt d'appel, en ce qu'il informe le jugement de première instance du 19 novembre 2013 et en ce qu'il dit que l'implantation de la station d'épuration ne constitue pas une voie de fait et déclare en conséquence l'incompétence des juridictions judiciaires pour connaître des demandes de la SARL COFIC. Parallèlement, après deux demandes restées infructueuses formées en ce sens auprès de la commune du Diamant et de la communauté d'agglomération de l'espace sud de la Martinique, la SARL COFIC a saisi le tribunal administratif de la Martinique, le 30 décembre 2020, afin d'obtenir de ces deux collectivités la démolition des ouvrages restants de la station d'épuration, la remise en l'état et la restitution de la parcelle, ainsi que l'indemnisation des préjudices résultant de l'implantation de la station d'épuration sur cette parcelle. Au cours de l'instruction de cette requête, enregistrée sous le n° 2000594, la commune du Diamant et la SARL COFIC ont souhaité mettre un terme à leurs différends, portant sur les modalités d'exécution des arrêts de la Cour de cassation du 4 mars 2021, le montant des intérêts légaux courant sur le montant de la condamnation prononcée par les deux jugements du tribunal de grande instance de Fort-de-France des 20 avril 2010 et 19 novembre 2013, le sort à réserver au terrain et l'issue à donner à la requête n° 2000594 introduite devant le tribunal administratif. Elles ont conclu à cet effet un protocole transactionnel qui a été signé le 6 août 2021. Par courrier daté du 24 juillet 2022, l'association "comité citoyen du Diamant" a formé à l'encontre de ce protocole un recours gracieux qui a été rejeté par une décision du maire de la commune du Diamant le 4 août 2022. Dans la présente instance, l'association "comité citoyen du Diamant" demande au tribunal administratif d'annuler le protocole transactionnel signé le 6 août 2021 et d'enjoindre à la SARL COFIC de reverser à la commune du Diamant l'ensemble des sommes que celle-ci lui a versées en exécution de ce protocole transactionnel.
Sur la régularité des pièces complémentaires produites par l'association requérante :
2. L'article R. 414-5 du code de justice administrative dispose : " () Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. Lorsque le requérant recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application, l'intitulé du fichier décrit également le contenu de cette pièce de manière suffisamment explicite. Chaque pièce transmise au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 porte un intitulé décrivant son contenu de manière suffisamment explicite. / Les obligations fixées au précédent alinéa sont prescrites au requérant sous peine de voir la pièce écartée des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet () ". L'article R. 414-2 du même code dispose : " Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'association "comité citoyen du Diamant", qui n'est pas représentée par un avocat, s'est enregistrée en cours d'instance sur le téléservice mentionné à l'article R. 414-2 du code de justice administrative, dénommé " Télérecours citoyens ". Elle a adressé par ce biais à la juridiction des pièces complémentaires le 1er octobre 2022 et le 17 décembre 2022, à l'appui d'un mémoire. Chacune des pièces ainsi transmises porte un intitulé qui décrit de manière suffisamment explicite son contenu, conformément aux exigences de l'article R. 414-5 cité au point précédemment du code de justice administrative. Si la commune soutient en défense que ces intitulés ne comprennent pas le numéro d'ordre de l'inventaire détaillé des pièces, cette exigence ne concerne toutefois que le téléservice prévu à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, dénommé " Télérecours ", applicable aux parties représentées par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, et à certaines administrations. Dans ces conditions, la commune du Diamant n'est pas fondée à soutenir que les pièces complémentaires de l'association "comité citoyen Diamant" n'auraient pas été régulièrement produites et qu'elles devraient être écartés des débats. La fin de non-recevoir ainsi opposée doit, par suite, être écartée.
Sur la recevabilité de la requête :
4. Indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l'excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d'un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles.
5. A l'appui de son recours, l'association Le Diamant Rassemblé se prévaut, au titre de l'intérêt lésé, des conditions de sa création ainsi que de l'impact significatif que le protocole transactionnel litigieux est susceptible de générer sur le budget communal et sur la situation des contribuables locaux. En défense, la commune du Diamant et la SARL COFIC contestent l'intérêt lésé de l'association pour contester la validité du protocole transactionnel attaqué et en demander l'annulation.
6. D'une part, si l'association "comité citoyen du Diamant" indique qu'elle a été créée le 28 septembre 2018, dans un contexte de mobilisation en lien avec le litige opposant la SARL COFIC à la commune du Diamant et les problèmes liés à l'eau dans le sud de la Martinique, l'article 2 de ses statuts prévoit toutefois qu'elle s'est donnée pour objet de réaliser des missions différentes visant à " défendre les intérêts matériels, financiers, moraux, légaux, sanitaires et environnementaux des citoyens du Diamant et se porter partie civile chaque fois que nécessaire ". D'autre part, compte-tenu de la rédaction en des termes trop généraux de ces stipulations, l'association requérante ne peut être regardée comme constituant une association de défense des contribuables locaux de la ville du Diamant, quand bien même ses membres pourraient effectivement avoir cette qualité, ou comme s'étant donnée pour mission de veiller à la bonne gestion des deniers public de la commune. Il s'ensuit que la circonstance que le protocole transactionnel litigieux signé le 6 août 2021, qui prévoit le versement par la commune de sommes importantes au profit de la SARL COFIC ainsi qu'une promesse de vente consentie par cette dernière portant sur le terrain d'assise de l'ouvrage public et sur les deux parcelles permettant l'accès à cet ouvrage, serait susceptible d'emporter des conséquences significatives sur les finances ou le patrimoine de la collectivité n'est pas de nature à pouvoir léser de façon suffisamment directe et certaine les intérêts que l'association "comité citoyen du Diamant" s'est donnée pour mission de défendre.
7. Il résulte de ce qui précède que la commune du Diamant et la SARL COFIC sont fondées à soutenir que l'association Le Diamant Rassemblé n'est pas susceptible d'être lésée dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la conclusion du protocole transactionnel litigieux ou par ses clauses. La requête dirigée contre ce protocole transactionnel est dès lors irrecevable. La fin de non-recevoir ainsi opposée doit, par suite, être accueillie.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir opposées en défense par la commune du Diamant et la SARL COFIC, que la requête de l'association "comité citoyen du Diamant" doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées à fin d'injonction.
Sur les demandes de suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires et de condamnation au titre de l'article L. 741-2 du code de justice administrative :
9. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
10. Les passages dont la suppression est demandée par la commune du Diamant et son conseil n'excèdent pas le droit à la libre discussion et ne présentent pas un caractère injurieux ou diffamatoire. Les conclusions tendant à leur suppression doivent, par suite, être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions en dommages-intérêts formulées par la commune et par son conseil au titre de l'article L. 741-2 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Diamant et de la SARL COFIC, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, les sommes demandées par l'association "comité citoyen du Diamant" au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association "comité citoyen du Diamant" les sommes demandées par la commune du Diamant et la SARL COFIC au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association "comité citoyen du Diamant" est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Diamant et son conseil tendant à l'application de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la commune du Diamant présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions de la SARL COFIC présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association "comité citoyen du Diamant", à la SARL COFIC et à la commune du Diamant.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. de Palmaert, premier conseiller faisant fonction de président,
M. Phulpin, conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
Le rapporteur,
V. Phulpin
Le premier conseiller faisant fonction de président,
S. de PalmaertLa greffière,
J. Lemaître
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026