LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2200530

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2200530

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2200530
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJuge Unique
Avocat requérantMONOTUKA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2022, et des pièces complémentaires, enregistrées le 6 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Monotuka, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé un retrait de trois points sur son titre de conduite à la suite d'une infraction constatée le 20 juillet 2021 et a prononcé l'invalidation de son permis de conduire à raison de la perte de la totalité de ses points ;

2°) d'annuler les décisions non datées par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré sur le capital de son permis de conduire un total de dix points à la suite de trois infractions constatées les 15 mai 2020 et 1er juillet 2021 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire et de reconstituer son capital de points en lui réaffectant les points indûment retirés.

Il soutient que :

- il n'a pas été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions constatées les 20 juillet 2021, 1er juillet 2021 et 15 mai 2020 ;

- la réalité et la matérialité des infractions qui lui ont été reprochées les 20 juillet 2021, 1er juillet 2021 et 15 mai 2020 ne sont pas établies.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Phulpin, conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a été destinataire d'une décision référencée 48SI, édictée par le ministre de l'intérieur le 16 juin 2022, portant notification d'un retrait de trois points sur son titre de conduite à la suite d'une infraction constatée le 20 juillet 2021 ainsi que de l'ensemble des retraits de points antérieurs, et l'informant de la perte de validité de son permis de conduire pour défaut de point. Dans la présente instance, M. B demande au tribunal administratif d'annuler cette décision portant invalidation de son titre de conduite, d'annuler les décisions de retrait de points intervenues à la suite de quatre infractions constatées les 15 mai 2020, 1er juillet 2021 et 20 juillet 2021, ainsi que d'enjoindre au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer de lui restituer son permis de conduire et de reconstituer son capital de points en lui réaffectant les points indûment retirés.

Sur la légalité des décisions attaquées :

En ce qui concerne la réalité et la matérialité des infractions :

2. D'une part, l'article L. 223-1 du code de la route dispose : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée () ". Le premier alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale : " Dans le délai prévu par l'article précédent, le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention. Dans les cas prévus par l'article 529-10, cette requête doit être accompagnée de l'un des documents exigés par cet article. Cette requête est transmise au ministère public ". Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

3. D'autre part, l'article 529-10 du code de procédure pénale prévoit que dans certaines situations, dont celle où se trouvait M. B, la requête en exonération ou la réclamation doit être accompagnée " d'un document démontrant qu'il a été acquitté une consignation préalable d'un montant égal à celui de l'amende forfaitaire dans le cas prévu par le premier alinéa de l'article 529-2, ou à celui de l'amende forfaitaire majorée dans le cas prévu par le deuxième alinéa de l'article 530 ; cette consignation n'est pas assimilable au paiement de l'amende forfaitaire et ne donne pas lieu au retrait des points du permis de conduire prévu par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route ". L'article R. 49-18 du même code dispose : " () Si la consignation n'est pas suivie d'une requête en exonération ou d'une réclamation formulée conformément aux dispositions des articles 529-2, 529-10 et 530, elle est considérée comme valant paiement de l'amende forfaitaire ou de l'amende forfaitaire majorée. / Si l'officier du ministère public classe sans suite la contravention, il notifie sa décision à l'auteur de la requête en exonération en l'informant que la consignation lui sera remboursée. / () En cas de condamnation à une peine d'amende ou lorsque le prévenu est déclaré redevable de l'amende en application de l'article L. 121-3 du code de la route, la juridiction de jugement précise dans sa décision le montant de l'amende restant dû après déduction du montant de la consignation. / En cas de décision de relaxe et s'il n'est pas fait application de l'article L. 121-3 du code de la route, la juridiction ordonne le remboursement de la consignation au prévenu. () ".

4. Les infractions d'arrêt ou de stationnement dangereux de véhicule, relevées le 1er juillet 2021 à 10h45 et à 11h00 au Marin, ainsi que le 20 juillet 2021 à Fort-de-France, ont donné lieu à l'émission de trois titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée le 28 octobre 2021 ainsi qu'il résulte tant des mentions " AM amende forfaitaire majorée " et " définitive " figurant sur le relevé d'information intégral que du recto des deux avis d'amende forfaitaire majorée relatifs aux deux infractions du 1er juillet 2021 produits par le requérant lui-même. D'une part, il n'est pas établi, ni même simplement soutenu, que M. B aurait formé une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de ces infractions ou de l'envoi des avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées. D'autre part, le requérant fait valoir que les deux infractions d'arrêt ou de stationnement dangereux de véhicule relevées à son encontre le 1er juillet 2021 ont toutes deux été constatées sur un même lieu, face à la gendarmerie du Marin, qui est située route D9 dans le quartier Lotissement Mondésir et non route nationale N5 comme le mentionne à tort le second avis de contravention, constituent une seule et unique infraction qui a été constatée à deux reprises par deux agents verbalisateurs différents à 15 minutes d'intervalle. Il soutient également que l'infraction de stationnement dangereux relevée le 20 juillet 2021 ne pouvait être retenue contre lui compte-tenu de la configuration des lieux. Toutefois, l'appréciation de la matérialité d'une infraction au code de la route relève de la compétence de la seule autorité judiciaire, de sorte qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'apprécier les faits constitutifs des infractions et les circonstances dans lesquelles celles-ci ont été commises. Dans ces conditions, la réalité des trois infractions doit être regardée comme établie. Les moyens de la requête ainsi soulevés ne sont dès lors pas fondés. Ils doivent, par suite, être écartés.

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

5. L'article L. 223-3 du code de la route dispose : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose : " I.-Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.-Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".

6. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.

7. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée contenait l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, informations qui doivent désormais figurer dans ces avis en application de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale issu d'un arrêté du 13 mai 2011. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

S'agissant des infractions du 1er juillet 2021 :

8. Il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 4. que les deux infractions d'arrêt ou de stationnement dangereux de véhicule relevées le 1er juillet 2021 à 10h45 et à 11h00 au Marin ont donné lieu à l'émission de deux titre exécutoires d'amende forfaitaire majorée. Si le ministre n'établit pas en défense le paiement de ces deux amendes forfaitaires majorées par M. B, celui-ci produit toutefois à l'appui de sa requête le recto des deux avis d'amende forfaitaire majorée relatifs à ces infractions. Ces deux avis, établis selon le modèle-type généré par le fichier national des permis de conduire, sont réputés comporter au verso les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le requérant, qui ne produit pas les versos des deux avis d'amende forfaitaire majorée, ne démontre pas que les exemplaires dont il a été destinataire auraient été incomplets ou inexacts. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Les moyens ainsi soulevés doivent, par suite, être écartés.

S'agissant de l'infraction du 20 juillet 2021 :

9. Il résulte de ce qui a été dit au point 4. que l'infraction d'arrêt ou de stationnement dangereux de véhicule relevée le 20 juillet 2021 à Fort-de-France a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si le ministre n'établit pas en défense le paiement de cette amende forfaitaire majorée par M. B, celui-ci produit toutefois à l'appui de sa requête le recto de l'avis de contravention relatif à cette infraction. Cet avis, établi selon le modèle-type généré par le fichier national des permis de conduire, est réputé comporter au verso les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le requérant, qui ne produit pas le verso de l'avis de contravention, ne démontre pas que l'exemplaire dont il a été destinataire aurait été incomplet ou inexact. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

S'agissant de l'infraction du 15 mai 2020 :

10. Il résulte des mentions " AM amende forfaitaire majorée " et " définitive " figurant sur le relevé d'information intégral que l'infraction de non-respect de l'arrêt à un feu rouge fixe ou clignotant relevée le 15 mai 2020 à Fort-de-France a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre n'établit pas en défense que M. B aurait procédé au paiement de cette amende forfaitaire majorée, ni qu'il lui aurait délivré l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir qu'il n'a pas été destinataire de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et que cette circonstance l'a privé d'une garantie. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être accueilli.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est seulement fondé à contester la légalité de la décision de retrait de quatre points sur son permis de conduire à la suite de l'infraction de non-respect de l'arrêt à un feu rouge fixe ou clignotant relevée le 15 mai 2020. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le dernier moyen de la requête relatif à la réalité et à la matérialité de cette infraction, il y a lieu d'annuler cette décision de retrait de point, ainsi que la décision du ministre de l'intérieur du 16 juin 2022, en tant qu'elle prononce l'invalidation de du permis de conduire de M. B à raison de la perte de la totalité de ses points. Les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 1er juillet 2021 et 20 juillet 2021 doivent en revanche être rejetées.

Sur l'injonction :

12. Le présent jugement implique nécessairement que le ministre de l'intérieur et de l'outre-mer restitue à M. B son permis de conduire, qu'il lui réaffecte les quatre points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite de l'infraction du 15 mai 2020 et qu'il recalcule son solde de points, en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre, et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire. Il y a lieu, par suite, d'ordonner cette mesure d'injonction, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : La décision attaquée de retrait de points édictée par le ministre de l'intérieur à la suite de l'infraction constatée le 15 mai 2020 est annulée.

Article 2 : La décision attaquée du ministre de l'intérieur du 16 juin 2022 est annulée, en tant qu'elle prononce l'invalidation du permis de conduire de M. B.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer de restituer à M. B son permis de conduire, de réaffecter les quatre points irrégulièrement retirés à la suite de l'infraction du 15 mai 2020 et de recalculer son solde de points, dans les conditions mentionnées au point 12., dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.

Le magistrat désigné,

V. PhulpinLe greffier,

J-H. Minin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions