vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200545 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | DE CAUMONT ERIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 septembre 2022 et le 28 octobre 2022, M. B A, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours gracieux daté du 3 mars 2022, ensemble les huit décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 7 octobre 2015, 19 décembre 2016, 10 juillet 2017, 5 juillet 2018, 22 septembre 2018, 9 novembre 2018, 13 juin 2020 à 15h05 et 13 juin 2020 à 15h09 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconstituer son capital de points en lui restituant les points illégalement retirés, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il n'a pas été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions constatées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions relatives à l'infraction commise le 10 juillet 2017 sont sans objet dès lors que le point retiré a été restitué ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. de Palmaert, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Suite à des infractions routières commises les 7 octobre 2015, 19 décembre 2016, 10 juillet 2017, 5 juillet 2018, 22 septembre 2018, 9 novembre 2018, 13 juin 2020 à 15h05 et 13 juin 2020 à 15h09, le permis de conduire de M. A a fait l'objet de huit décisions de retrait de points. Par un recours gracieux daté du 3 mars 2022, M. A a notamment demandé l'annulation de ces huit décisions. Par la présente requête, il demande l'annulation de la décision du 3 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté cette demande, ainsi que l'annulation des huit décisions de retrait de points.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la recevabilité d'une partie des conclusions :
2. Le ministre de l'intérieur soutient sans être contredit que le point retiré à la suite de l'infraction commise le 10 juillet 2017 a été restitué en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route. Cette restitution ayant été effectuée par une décision devenue définitive prise avant l'enregistrement de la présente requête, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de point intervenue consécutivement à l'infraction du 10 juillet 2017 sont dès lors sans objet. La fin de non-recevoir soulevée en défense par le ministre doit ainsi être accueillie.
En ce qui concerne la légalité des décisions de retrait de points attaquées :
3. L'article L. 223-3 du code de la route dispose : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose : " I.-Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.-Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
4. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction du 7 octobre 2015 :
5. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A que l'infraction du 7 octobre 2015 a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur que le requérant a signé le procès-verbal électronique relatif à l'infraction commise le 7 octobre 2015 qui, conformément aux dispositions du II de l'article A. 37-27-2 mises en œuvre à compter du 15 avril 2015, précise que la contravention relevée entraîne un retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La production de telles pièces suffit donc à établir que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction commise le 7 octobre 2015 doit être écarté.
S'agissant des infractions constatées par radar automatique les 19 décembre 2016, 22 septembre 2018 et 9 novembre 2018 :
6. Il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Les informations mentionnées dans l'avis de contravention sont reprises dans l'avis de majoration de l'amende forfaitaire adressé au contrevenant par le Trésor public en application de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en cas d'absence de paiement de l'amende forfaitaire dans le délai de quarante-cinq jours suivant la date d'envoi de l'avis de contravention. En conséquence, lorsque le ministre de l'intérieur prouve que l'avis de contravention ou l'avis de majoration d'amende forfaitaire a été régulièrement notifié à l'intéressé, ou lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et, donc, qu'il a réceptionné l'avis correspondant, il découle de cette constatation, eu égard aux mentions dont l'avis de contravention et l'avis d'amende forfaitaire majorée doivent être revêtus, que l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le contrevenant de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un document inexact ou incomplet.
7. Il résulte du relevé d'information intégral et il n'est d'ailleurs pas contesté que M. A a payé les amendes forfaitaires correspondant aux trois infractions constatées par radar automatique les 19 décembre 2016, 22 septembre 2018 et 9 novembre 2018. D'une part, il ressort des mentions de ce relevé que les amendes forfaitaires afférentes aux infractions des 5 juillet 2018 et 22 septembre 2018 n'ont pas été majorées. D'autre part, l'administration produit en défense une attestation du comptable public de la trésorerie du contrôle automatisé de Rennes qu'a été payée l'amende forfaitaire majorée afférente à l'infraction du 19 décembre 2016. Le requérant, ne soutient pas avoir été destinataire d'un avis de contravention inexact ou incomplet. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que M. A n'aurait pas bénéficié de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et de ce que la réalité de l'infraction ne serait pas établie en violation de l'article L. 223-1 du même code doivent être écartés.
S'agissant de l'infraction du 5 juillet 2018 :
8. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
9. Il résulte de l'instruction et, notamment, des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. A, que l'infraction commise le 5 juillet 2018 à Rivière-Salée, relevée par procès-verbal électronique, a donné lieu au paiement différé de l'amende forfaitaire. M. A ne conteste pas ces éléments et ne démontre pas s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Dès lors, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende pour cette infraction.
S'agissant des deux infractions du 13 juin 2020 :
10. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder, n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
11. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer se prévaut de ce que les procès-verbaux électroniques, établis pour les infractions commises le 13 juin 2020 à 15h05 et 15h09, mentionnaient l'information relative au retrait de points. Il résulte toutefois de l'instruction que ces procès-verbaux n'ont pas été signés par M. A et ne comportent pas davantage la mention " refus de signer ". De plus, il n'est pas établi que M. A a payé les deux amendes forfaitaires majorées afférentes à ces contraventions, paiement qui n'est ni démontré ni même allégué en défense par le ministre. L'administration se borne à soutenir que M. A ne peut utilement se prévaloir d'un défaut d'information au motif qu'il aurait récemment bénéficié de cette information lors d'infractions suffisamment récentes. Ce moyen de défense manque toutefois en fait dès lors que l'infraction précédente, en date du 5 juillet 2018, avait été commise par l'intéressé près de deux ans auparavant. En conséquence, M. A est fondé à soutenir que la décision de retrait de 4 points prise à la suite de l'infraction commise le 13 juin 2020 à 15h05, et la décision de retrait de 3 points prise à la suite de l'infraction commise le même jour à 15h09 sont entachées d'illégalité.
12. Il résulte de tout ce qui précède que doivent être annulées les deux décisions du 13 juin 2020 prononçant un retrait d'un nombre total de 7 points. Par voie de conséquence, la décision implicite de rejet opposée au recours gracieux de M. A doit être annulée en tant qu'elle refuse le retrait de ces deux décisions du 13 juin 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement implique nécessairement que le ministre de l'intérieur et des outre-mer réaffecte sur le permis de conduire de M. A les 7 points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite des infractions du 13 juin 2020 et qu'il recalcule son solde de points, en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre, et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation du permis de conduire était exécutoire. Il y a lieu, par suite, d'ordonner cette mesure d'injonction, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les deux décisions de retrait de points prises par le ministre de l'intérieur et des outre-mer à la suite des infractions constatées le 13 juin 2020 sont annulées.
Article 2 : La décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours gracieux de M. A du 3 mars 2022 est annulée en tant qu'elle rejette la demande de retrait des deux décisions du 13 juin 2020.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer à M. A les sept points irrégulièrement retirés et de recalculer son solde de points, dans les conditions mentionnées au point 13, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
S. de Palmaert
Le greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026