jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200619 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAZARE (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par déféré, enregistré le 20 octobre 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 18 mai 2023, le préfet de la Martinique, représenté par la Selas Alliage société d'avocat, agissant par Me Alban-Kévin Auteville, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune du Vauclin du 5 septembre 2022 portant non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée par la SARL Les villas du Cap en vue de la réhabilitation d'une maison existante et de ses annexes, implantées sur la parcelle située sur le domaine public maritime, au lieu-dit Pointe Chaudière au Vauclin ;
2°) de mettre à la charge de la SARL Les villas du Cap une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est illégal puisque le projet de construction est implanté sur le domaine public maritime et que la société n'a obtenu au préalable aucune autorisation du gestionnaire du domaine, en méconnaissance de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
- il est encore illégal dès lors que le projet de construction vise à implanter sur le domaine public des constructions permanentes, non démontables et non transportables, en méconnaissance des articles L. 2122-1 et L. 2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques ;
- le projet relevait de l'obligation d'obtenir un permis de construire puisque, outre la réhabilitation d'une maison existante et de ses annexes, il comporte aussi des constructions nouvelles, à savoir un garage, une buanderie, une piscine, son local technique, un kiosque et une mini station d'épuration, et qu'un enrochement et un remblai ont également été constatés ;
- le dossier de déclaration préalable comporte des informations erronées concernant la superficie de la parcelle, le descriptif, la nature et la consistance des travaux envisagés qui ne correspondent pas aux travaux réalisés, ainsi que des omissions de nature à falsifier la réalité du projet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2023, et un mémoire complémentaire, enregistré le 18 juin 2023, la SARL Les villas du Cap, représentée par la Selarl Lazare Avocats, agissant par Me Ghaye, conclut au rejet du déféré préfectoral et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le recours en annulation du préfet de la Martinique, qui s'est placé nécessairement dans le régime de droit commun de la recevabilité des recours, n'est pas recevable puisque l'Etat ne justifie pas d'un intérêt à agir conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- l'autorité absolue de la chose jugée dont est revêtu le jugement n° 2100632 du tribunal administratif de la Martinique du 7 juillet 2022 s'oppose à ce qu'il soit fait droit à la demande d'annulation du préfet de la Martinique, en l'absence de circonstance nouvelle ;
- les moyens soulevés par le préfet de la Martinique ne sont pas fondés.
La procédure a été régulièrement communiquée à la commune du Vauclin, qui n'a produit aucune observation, malgré une lettre de mise en demeure qui lui a été adressée par courrier du 3 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Phulpin,
- les conclusions de M Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Me Alban-Kévin Auteville, avocat du préfet de la Martinique, et de Me Ghaye, avocat de la SARL Les villas du Cap.
Une note en délibéré, présentée pour la SARL Les villas du Cap, a été enregistrée le 20 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Les villas du Cap a fait l'acquisition auprès d'un particulier, le 28 janvier 2020, des bâtiments d'une maison de type F4 et de ses annexes, implantés sur une parcelle située sur le domaine public maritime, au lieu-dit Pointe Chaudière au Vauclin, dans la zone des cinquante pas géométriques, en vue que son dirigeant et sa famille y établissent leur domicile. Ayant entamé des travaux de réhabilitation des constructions, la société, après établissement d'un procès-verbal d'infraction aux règles de l'urbanisme par les services de la direction, de l'environnement, de l'aménagement et du logement, a déposé auprès des services de la mairie, le 1er avril 2021, une déclaration préalable afin de régulariser les travaux réalisés. Le maire de la commune du Vauclin s'est opposé à cette déclaration préalable de travaux, par un arrêté du 22 avril 2021. Par un jugement n° 2100632 du 7 juillet 2022, le tribunal administratif de la Martinique a annulé cet arrêté et a enjoint à la commune du Vauclin de délivrer à la société une décision de non-opposition à déclaration préalable. Le maire de la commune du Vauclin a alors édicté, le 5 septembre 2022, un arrêté de non-opposition à la déclaration préalable de la SARL Les villas du Cap. Par le présent déféré, le préfet de la Martinique demande au tribunal administratif d'annuler ce dernier arrêté du maire de la commune du Vauclin, portant non-opposition à la déclaration préalable de la SARL Le villas du Cap.
Sur la recevabilité du déféré :
2. L'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales dispose : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission () ". L'article L. 2131-2 du même code dispose : " I.- Sont transmis au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement, dans les conditions prévues au II : / () 6° Le permis de construire et les autres autorisations d'utilisation du sol et le certificat d'urbanisme délivrés par le maire () ".
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le préfet du département est recevable à déférer au tribunal administratif, dans le cadre du contrôle de légalité des actes édictés par les communes, l'ensemble des autorisations d'utilisation du sol délivrées par le maire, en particulier les arrêtés de non-opposition à déclaration préalable de travaux, et ce sans que ne lui soient opposables les dispositions de l'article L. 600-2-1 du code de l'urbanisme, qui ne s'applique pas à l'Etat. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée par la SARL Les villas du Cap, tiré de ce que le préfet de la Martinique ne justifierait pas d'un intérêt à agir au regard de ces dernières dispositions, n'est pas fondée. Elle doit, par suite, être écartée.
Sur l'exception de chose jugée :
4. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
5. Au cas particulier, l'arrêté attaqué du 5 septembre 2022 portant non-opposition à déclaration préalable de travaux a été délivré en exécution du jugement n° 2100632 du 7 juillet 2022 par lequel le tribunal administratif de la Martinique a annulé pour excès de pouvoir l'arrêté initial du maire de la commune du Vauclin du 21 avril 2021 portant opposition à sa déclaration préalable de travaux et a enjoint à cette autorité de délivrer à la SARL Les villas du Cap un arrêté de non-opposition à travaux. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué peut être contesté par les tiers, au nombre desquels figure le préfet de la Martinique, sans que les termes du jugement n° 2100632 du 7 juillet 2022 ne leur soit opposables. L'exception de chose jugée soulevée par la SARL Les villas du Cap n'est dès lors pas fondée. Elle doit, par suite, être écartée.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
6. En premier lieu, l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme dispose : " La déclaration préalable précise : / () b) La localisation et la superficie du ou des terrains ; / c) La nature des travaux ou du changement de destination ; / d) S'il y a lieu, la surface de plancher et la destination et la sous-destination des constructions projetées définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () ". L'article R. 431-36 du même code dispose : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / () b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; / () Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10 () ". L'article R. 431-10 du même code, auquel il est ainsi renvoyé, dispose : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () ".
7. La circonstance que le dossier de déclaration préalable de travaux ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de non-opposition que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. En l'espèce, d'une part, la SARL Les villas du Cap a précisé dans l'imprimé CERFA de déclaration préalable que les travaux seraient réalisés sur une parcelle d'une superficie de 3 980 m², a fourni une référence cadastrale et a joint un plan sur lequel les limites parcellaires du terrain d'assise figuraient en pointillés. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le terrain ainsi référencé par la société ne correspond à aucune parcelle effective référencée au cadastre et que le projet de construction est en réalité implanté sur une parcelle cinq fois plus vaste, relevant du domaine public maritime de l'Etat. D'autre part, la SARL Les villas du Cap a présenté son projet travaux dans la rubrique dédiée de l'imprimé CERFA de déclaration préalable comme visant à remplacer la couverture en tôle ondulée, le système solaire en toiture et les menuiseries de la maison existante, ainsi qu'à rénover les vérandas extérieures, le kiosque, le garage, la buanderie et les clôtures du portail, et précisé que ces travaux n'entraîneraient la création d'aucune nouvelle surface de plancher. Cependant, les seuls éléments joints à la déclaration préalable, constitués de plans de façades après travaux, de plans de masse difficilement lisibles sur lesquels plusieurs cotes se superposent et d'une projection du bâtiment après travaux, ne comportent aucune représentation, photographie ou notice descriptive de l'état des bâtiments existants et ne permettent ainsi pas d'apprécier la nature exacte des travaux de rénovation et remplacement décrits dans l'imprimé CERFA de déclaration. En outre, il ressort du procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme, dressé le 1er décembre 2020 et transmis le 3 décembre 2020 au maire de la commune du Vauclin, que les services de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement ont constaté sur place que les travaux réalisés sans autorisation par la société, que la déclaration préalable visait à régulariser, consistaient en réalité en des travaux de reconstruction complète après destruction de la maison existante et de ses annexes et que le projet de construction de la société comportait également la création d'une piscine, d'un ponton et d'un enrochement artificiel sur un linéaire de plus de 40 mètres le long de la plage, lesquels ne sont pas mentionnés dans le dossier de déclaration préalable. Dans ces conditions, le préfet de la Martinique est fondé à soutenir que les nombreuses omissions, inexactitudes et insuffisances entachant le dossier de déclaration préalable de la société ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être accueilli.
9. En deuxième lieu, l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme dispose : " Les constructions, même ne comportant pas de fondations, doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire () ". L'article L. 421-4 du même code dispose : " Un décret en Conseil d'Etat arrête la liste des constructions, aménagements, installations et travaux () qui, en raison de leurs dimensions, de leur nature ou de leur localisation, ne justifient pas l'exigence d'un permis et font l'objet d'une déclaration préalable () ". Aux termes de l'article L. 421-5 du même code, un décret en Conseil d'Etat arrête la liste des constructions, aménagements, installations et travaux qui, par dérogation aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4, sont dispensés de toute formalité au titre de ce code en raison, notamment, de leur très faible importance.
10. D'une part, selon l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme, les constructions nouvelles doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire à l'exception des constructions mentionnées aux articles R. 421-2 à R. 421-8 du même code, qui sont dispensées de toute formalité au titre du code de l'urbanisme, et des constructions mentionnées aux articles R. 421-9 à R. 421-12 du code, qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. En application du a) de l'article R. 421-2 du même code, les constructions nouvelles dont la hauteur au-dessus du sol est inférieure ou égale à douze mètres et qui n'ont pas pour effet de créer de surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à cinq mètres carrés sont dispensées, en dehors des secteurs sauvegardés et des sites classés, de toute formalité au titre du code de l'urbanisme, en raison de leur nature ou de leur très faible importance. En vertu du a) de l'article R. 421-9 du même code doivent faire l'objet d'une déclaration préalable, en dehors des secteurs sauvegardés et des sites classés, les constructions nouvelles dont soit l'emprise au sol, soit la surface de plancher est supérieure à cinq mètres carrés, lorsque leur hauteur au-dessus du sol est inférieure ou égale à douze mètres et qui n'ont pas pour effet de créer de surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés. D'autre part, aux termes du a) de l'article R. 421-14 du même code, à l'exception des travaux d'entretien et ou de réparation ordinaires, les travaux exécutés sur des constructions existantes sont soumis à permis de construire lorsqu'ils ont pour effet de créer une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés.
11. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme dressé le 1er décembre 2020, que les services de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement ont constaté sur place que les travaux réalisés sans autorisation par la société, que la déclaration préalable visait à régulariser, consistaient en une opération de reconstruction complète après destruction des bâtiments existants, constitués d'une maison d'habitation et d'annexes, ainsi qu'en la création complète d'une cursive de 64 m², d'un garage 35,85 m², d'une buanderie de 12,35 m², d'une piscine extérieure constituée d'un bassin de 35,28 m², et en l'installation en outre d'un ponton et d'un enrochement artificiel le long de la plage. L'ensemble de ces travaux de constructions nouvelles et exécutés sur les bâtiments existants entraînent la création d'une surface de plancher et d'une emprise au sol très largement supérieures à vingt mètres carrés. Dans ces conditions, le préfet est fondé à soutenir que les travaux litigieux de la SARL Les villas du Cap ne relevaient pas du champ de la déclaration préalable, mais étaient au contraire soumis à l'obligation d'obtenir un permis de construire et que le maire aurait dû pour cette raison s'y opposer. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être accueilli.
12. En troisième lieu, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le dernier moyen soulevé par le préfet de la Martinique n'est pas susceptible d'entraîner l'annulation de l'arrêté attaqué.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler l'arrêté attaqué du maire de la commune du Vauclin du 5 septembre 2022 portant non-opposition à la déclaration préalable déposée par la SARL Les villas du Cap.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SARL Les villas du Cap demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SARL Les villas du Cap une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'Etat et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté attaqué du maire de la commune du Vauclin du 5 septembre 2022 est annulé.
Article 2 : La SARL Les villas du Cap versera à l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la SARL Les villas du Cap présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Martinique, à la commune du Vauclin et à la SARL Les villas du Cap.
Copie sera adressée pour information au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement.
Copie sera également adressée à la procureure de la Réplique près le tribunal judiciaire de Fort-de-France, en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
M. Phulpin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.
Le rapporteur,
V. Phulpin
Le président,
J-M. LasoLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026