vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200724 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | COHEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 décembre 2022 et le 24 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Cohen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 13 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble les décisions ministérielles de retrait de points consécutives aux infractions des 14 octobre 2021, 30 juin 2020, 3 février 2020, 26 mai 2017 et 19 août 2019 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire doté des points illégalement retirés ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a pas reçu les informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route préalablement aux retraits de points ;
- la réalité des infractions reprochées n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. de Palmaert, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée " 48 SI " du 13 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'invalidité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Son recours gracieux formé contre cette décision ayant été implicitement rejeté, M. A en demande l'annulation, ainsi que l'annulation des décisions de retrait de point prises à la suite des infractions routières commises les 26 mai 2017, 19 août 2019, 3 février 2020, 30 juin 2020 et 14 octobre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la réalité et la matérialité des infractions :
2. D'une part, l'article L. 223-1 du code de la route dispose : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée () ". Le premier alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale dispose : " Dans le délai prévu par l'article précédent, le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention. Dans les cas prévus par l'article 529-10, cette requête doit être accompagnée de l'un des documents exigés par cet article. Cette requête est transmise au ministère public ". Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
3. D'autre part, l'article 529-10 du code de procédure pénale prévoit que la requête en exonération ou la réclamation doit être accompagnée " d'un document démontrant qu'il a été acquitté une consignation préalable d'un montant égal à celui de l'amende forfaitaire dans le cas prévu par le premier alinéa de l'article 529-2, ou à celui de l'amende forfaitaire majorée dans le cas prévu par le deuxième alinéa de l'article 530 ; cette consignation n'est pas assimilable au paiement de l'amende forfaitaire et ne donne pas lieu au retrait des points du permis de conduire prévu par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route ". L'article R. 49-18 du même code dispose : " () Si la consignation n'est pas suivie d'une requête en exonération ou d'une réclamation formulée conformément aux dispositions des articles 529-2, 529-10 et 530, elle est considérée comme valant paiement de l'amende forfaitaire ou de l'amende forfaitaire majorée. / Si l'officier du ministère public classe sans suite la contravention, il notifie sa décision à l'auteur de la requête en exonération en l'informant que la consignation lui sera remboursée. / () En cas de condamnation à une peine d'amende ou lorsque le prévenu est déclaré redevable de l'amende en application de l'article L. 121-3 du code de la route, la juridiction de jugement précise dans sa décision le montant de l'amende restant dû après déduction du montant de la consignation. / En cas de décision de relaxe et s'il n'est pas fait application de l'article L. 121-3 du code de la route, la juridiction ordonne le remboursement de la consignation au prévenu. () ".
4. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral sur la situation de M. A qu'à la suite des infractions commises les 14 octobre 2021, 30 juin 2020, 3 février 2020 et 26 mai 2017, quatre titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis, respectivement les 7 mars 2022, 25 mai 2021, 28 septembre 2020 et 19 septembre 2017. D'une part, il n'est pas établi, ni même simplement soutenu, que M. A aurait formé une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de ces infractions ou de l'envoi des avis de contravention. D'autre part, M. A soutient avoir présenté des réclamations s'agissant des infractions des 14 octobre 2021, 30 juin 2020 et 3 février 2020. Il résulte certes de l'instruction que l'officier du ministère public près le tribunal de police de Fort-de-France, par un courrier du 18 novembre 2022, a informé le conseil de M. A avoir procédé à l'annulation des titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées concernant les infractions du 14 octobre 2021 et du 30 juin 2020. Toutefois, dans les circonstances de l'espèce, cette annulation est sans incidence sur la réalité des infractions dès lors qu'il est précisé dans le même courrier que le ministère public va diligenter à l'encontre de M. A " des poursuites selon la procédure simplifiée de l'ordonnance pénale " et que " la décision du tribunal lui sera communiquée par voie postale ". Dans ces conditions, les poursuites n'ayant ainsi pas été abandonnées, la réalité de ces quatre infractions doit être regardée comme établie. Les moyens de la requête ainsi soulevés ne sont dès lors pas fondés et doivent être écartés.
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
5. L'article L. 223-3 du code de la route dispose : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose : " I.-Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.-Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
6. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction du 14 octobre 2021 :
7. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée contenait l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, informations qui doivent désormais figurer dans ces avis en application de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale issu d'un arrêté du 13 mai 2011. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. L'infraction relevée le 14 octobre 2021 au Lamentin a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si le requérant conteste avoir payé cette amende, le ministre produit toutefois un bordereau de situation édité par la trésorerie de Fort-de-France, attestant du paiement par M. A d'une somme de 300 euros au titre de l'amende afférente à cette infraction. M. A verse aux débats le recto de l'avis de contravention relatif à cette infraction. Cet avis, établi selon le modèle-type généré par le fichier national des permis de conduire, est toutefois réputé comporter au verso les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le requérant, qui ne produit pas le verso de l'avis de contravention, ne démontre pas que l'exemplaire dont il a été destinataire aurait été incomplet ou inexact. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.
S'agissant de l'infraction du 30 juin 2020 :
9. Le II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale dispose que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". Enfin, en vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
10. Lorsqu'une infraction entraînant retrait de points est constatée au moyen d'un appareil conforme aux dispositions citées ci-dessus, l'agent verbalisateur invite le contrevenant à apposer sa signature sur une page écran où figure l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
11. Il ressort du procès-verbal de contravention du 30 juin 2020, produit en défense par le ministre, que ce document comporte la mention "'refus de signer'" inscrite par l'agent verbalisateur. Cette mention attestant du refus de signer du contrevenant revêt la même force probante que la signature de l'intéressé. Or, ce procès-verbal contient toutes les informations mentionnées aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, la preuve de la délivrance de l'information prévue par ces deux articles du code de la route est rapportée par le ministre de l'intérieur et la décision portant retrait de points prise à la suite de cette infraction n'est, dès lors, pas entachée d'illégalité. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 3 février 2020 :
12. Il résulte des éléments produits en défense par le ministre que M. A a, lors de l'établissement du procès-verbal afférent à l'infraction d'utilisation d'un téléphone commise le 3 février 2020 à Baie-Mahaut, apposé sa signature sur la page écran mentionnée au point 9. Dans ces conditions, le requérant doit être regardé comme ayant reçu l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le moyen soulevé sur ce point n'est dès lors pas fondé et doit, par suite, être écarté.
S'agissant de l'infraction du 19 août 2019 :
13. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée sur un outil dédié, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
14. Il ressort des mentions figurant à son relevé d'information intégral que, pour cette infraction, constatée par procès-verbal électronique, M. A s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale. Par suite, dès lors que l'intéressé ne produit pas l'avis qu'il a nécessairement reçu, pour démontrer que les mentions y figurant auraient été inexactes ou incomplètes, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 26 mai 2017 constatée par un radar automatique :
15. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer soutient en défense que pour cette infraction d'excès de vitesse inférieur à 20 km/h constatées par radar le 26 mai 2017 à Petit-Bourg, un avis de contravention conforme au modèle-type comportant l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, a été envoyé automatiquement à l'adresse de la requérante. Toutefois, il ne justifie pas de l'envoi effectif de cet avis de contravention, faute de produire le moindre élément sur ce point. Il est par ailleurs établi que cette infraction n'a donné lieu au règlement d'aucune amende forfaitaire, mais a conduit à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée le 19 septembre 2017 ainsi qu'en attestent les mentions du relevé d'information intégral. Le ministre soutient que l'envoi de cet avis d'amende forfaitaire majoré a été effectué à l'intéressé par lettre recommandé avec accusé de réception mais que, le pli ayant été avisé et non réclamé, M. A s'est soustrait à cette notification et ne peut utilement se prévaloir d'un défaut d'information. Il résulte toutefois de l'instruction que la preuve de l'envoi de cet avis à M. A n'est pas rapportée. L'administration verse en effet aux débats une copie d'un formulaire postal qui, s'il indique que le pli a été avisé et non réclamé, ne fait pas apparaitre le nom du destinataire ni son adresse complète, et ne fait aucune référence à la nature du document envoyé, la référence de l'avis d'amende forfaitaire majoré étant reproduit par le service sur une feuille distincte de l'avis postal. Il s'ensuit que M. A ne peut être regardé comme ayant bénéficié, lors de la constatation de cette infraction, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il est dès lors fondé à soutenir que la décision de retrait d'un point de son permis de conduire est intervenue dans des conditions irrégulières.
16. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a seulement lieu d'annuler la décision de retrait d'un point prise à la suite de l'infraction commise le 26 mai 2017. Cette annulation étant sans incidence sur le solde de points du permis de conduire de M. A qui reste nul, les conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI du 22 août 2022 prononçant l'invalidité de ce permis de conduire doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation dirigées contre la décision du 22 août 2022 n'appelle pas de mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de retrait de point édictée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer à la suite de l'infraction du 26 mai 2017 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
S. de Palmaert
Le greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026