jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2300152 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MBOUHOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2023, et un mémoire complémentaire, enregistré le 24 octobre 2023, l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et M. A C, représentés par Me Mbouhou, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, de condamner la commune du Marin à leur verser des indemnités d'un montant total de 11 918,34 euros en réparation des préjudices matériels et moraux qu'ils estiment avoir subis suite à l'évacuation du local communal mis à la disposition de l'association consécutivement à l'édiction par le maire d'un arrêté de péril le 30 décembre 2015 ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la commune du Marin de restituer à l'association le matériel évacué du local communal, après l'avoir remis en état dans un délai maximum d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Marin la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la commune du Marin a commis une illégalité fautive de nature à engager sa responsabilité à son égard ;
- en effet, l'arrêté de péril du 30 décembre 2015 est illégal puisque, en l'absence de risque d'effondrement, le maire ne pouvait ordonner la démolition et l'évacuation de l'ouvrage sur le fondement de ses pouvoirs généraux de police ;
- s'il s'est également fondé sur ses pouvoirs de police spéciale des édifices menaçant ruine pour prononcer la démolition de l'immeuble, cette décision est entachée d'erreur d'appréciation, en l'absence de dangerosité de l'immeuble et de tout risque d'effondrement ;
- l'arrêté est également illégal dans la mesure où il n'a pas été précédé de la procédure de demande d'expertise prévue à l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation ;
- il méconnait l'article L. 511-2 du même code puisque la date d'effet de l'interdiction a été fixée bien au-delà d'un an, l'immeuble n'ayant été évacué que le 14 mai 2019 ;
- il est entaché de détournement de pouvoir dans la mesure où le maire poursuivait une finalité économique, l'immeuble ayant été mis à la disposition d'une société de production pour le tournage d'une série télévisée qui a débuté en 2019 ;
- en procédant, le 14 mai 2019, à l'exécution d'office de l'arrêté de péril du 30 décembre 2015, la commune du Marin a commis nouvelle faute, compte-tenu de l'illégalité de cet arrêté ;
- elle a encore commis une faute résultant des conditions d'exécution de l'arrêté puisque son mobilier et ses équipements sportifs ont été évacués du local et entreposés dans un conteneur détérioré où ils ont subi des dégâts des eaux et la corrosion de l'air salin ;
- la responsabilité sans faute de la commune du Marin est également engagée sur le fondement du principe d'égalité devant les charges publiques, compte-tenu du caractère anormal et spécial de ses préjudices ;
- l'association subit des préjudices matériels puisqu'elle a exposé des frais d'huissier de justice, à hauteur de 418,34 euros, et qu'elle doit supporter les frais de dépotage du conteneur, de déplacement des équipements sportifs et de leur remise en l'état, qu'elle évalue à la somme totale de 9 500 euros ;
- M. C, dont l'activité unique d'entraîneur sportif au sein de l'association a dû cesser d'un coup, subit un préjudice moral qu'il évalue à la somme de 2 000 euros ;
- ils sont en conséquence fondés à solliciter l'indemnisation d'indemnités d'un montant total de 11 918,34 euros en réparation de leurs préjudices, qui présentent un lien de causalité avec les faits générateurs de responsabilité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la commune du Marin, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'occupation du local par l'association n'a donné lieu à la conclusion d'aucun contrat quel qu'il soit, la convention produite par les requérants n'étant pas authentique et n'ayant pu produire aucun effet à son égard ;
- les préjudices sont le fait des requérants, puisqu'il appartenait aux propriétaires des biens et équipements sportifs de veiller à leur maintien en parfait état de fonctionnement, ainsi que de trouver un autre lieu d'entreposage ;
- les moyens de l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et de M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Phulpin,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Me Mbouhou, avocat de l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et de M. A C.
Considérant ce qui suit :
1. L'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) occupe depuis plusieurs années un local communal situé dans l'ancienne école du bourg du Marin qu'elle a aménagé en salle de sport afin de permettre la pratique du body building, du culturisme, de la musculation, de la gymnastique et de la remise en forme. Par arrêté du 30 décembre 2015, le maire de la commune du Marin a prescrit la démolition du local et a définitivement interdit l'occupation et l'accès à cet immeuble. A l'occasion de l'évacuation de l'immeuble, le 14 mai 2019, l'ensemble du mobilier et des équipements sportifs présents dans le local ont été transportés et entreposés dans un conteneur appartenant à la ville. L'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et M. A C, propriétaire du matériel affecté à la pratique sportive du culturisme, ont formé une demande préalable auprès de la commune du Marin par un courrier daté du 27 décembre 2022, qui est resté sans réponse. Dans la présente instance, ils demandent au tribunal administratif, à titre principal, de condamner la commune du Marin à leur verser des indemnités d'un montant total de 11 918,34 euros en réparation des préjudices matériels et moraux qu'ils estiment avoir subis à la suite de l'évacuation du local ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre à la commune du Marin, sous condition de délai, de restituer le matériel de l'association après l'avoir remis en l'état.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de la responsabilité de la commune :
2. D'une part, l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation dispose, dans sa version applicable au litige : " Le maire peut prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édifices quelconques lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsque, d'une façon générale, ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique, dans les conditions prévues à l'article L. 511-2. Toutefois, si leur état fait courir un péril imminent, le maire ordonne préalablement les mesures provisoires indispensables pour écarter ce péril, dans les conditions prévues à l'article L. 511-3 () ". L'article L. 511-2 du même code dispose, dans sa version applicable au litige : " I. ' Le maire, par un arrêté de péril pris à l'issue d'une procédure contradictoire dont les modalités sont définies par décret en Conseil d'Etat, met le propriétaire de l'immeuble menaçant ruine, et le cas échéant les personnes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 511-1-1, en demeure de faire dans un délai déterminé, selon le cas, les réparations nécessaires pour mettre fin durablement au péril ou les travaux de démolition, ainsi que, s'il y a lieu, de prendre les mesures indispensables pour préserver les bâtiments contigus. / () Si l'état du bâtiment, ou d'une de ses parties, ne permet pas de garantir la sécurité des occupants, le maire peut assortir l'arrêté de péril d'une interdiction d'habiter et d'utiliser les lieux qui peut être temporaire ou définitive () / Cet arrêté précise la date d'effet de l'interdiction, qui ne peut être fixée au-delà d'un an si l'interdiction est définitive () ".
3. D'autre part, l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales dispose : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend () la démolition ou la réparation des édifices et monuments funéraires menaçant ruine () / 5° Le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux () ".
4. La procédure des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation organisant entre le maire, responsable de la sécurité publique, et le propriétaire d'un édifice menaçant ruine une procédure contradictoire est sans application lorsque l'immeuble en cause est propriété de la commune. Dans le cas où un tel immeuble communal constitue un danger pour la sécurité publique, il appartient au maire, en vertu des pouvoirs de police générale qu'il tient de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, d'ordonner l'évacuation de l'immeuble pour le livrer à la démolition.
5. Par arrêté du 30 décembre 2015, le maire de la commune du Marin a interdit l'occupation et l'accès au local communal occupé par l'association requérante, situé dans le bâtiment principal de l'ancienne école du bourg du Marin, afin de le livrer à la démolition. Il résulte des termes mêmes de l'arrêté que le maire s'est fondé à la fois sur les pouvoirs de police spéciale au titre de la sécurité et de la salubrité des immeubles, qu'il tient de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, et sur ses pouvoirs généraux de police administrative, définis aux articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales.
6. D'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 4. que le maire de la commune du Marin ne pouvait légalement se fonder sur les pouvoirs de police administrative spéciale définis à l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation pour décider la démolition et l'évacuation de l'immeuble en litige, qui constitue un local appartenant à la commune. D'autre part, il résulte de l'instruction que, s'agissant de la mise en œuvre de ses pouvoirs généraux de police administrative, le maire de la commune du Marin s'est principalement fondé sur un diagnostic de réhabilitation du bâtiment établi en mars 2015 par un bureau d'études techniques, à la suite d'une visite intervenue le 30 janvier 2015, soit onze mois antérieurement à l'arrêté attaqué. Cette étude relève la présence de nombreuses fissures au niveau des coursives et escaliers extérieurs ainsi que des soubassements des murs du rez-de-chaussée, qu'il impute à des problèmes d'infiltrations d'eau et à un désordre structurel affectant la base de l'ouvrage susceptibles de mettre en cause à terme la pérennité du bâtiment et son exploitation. Toutefois, ce rapport de diagnostic, qui indique en conclusion que la réhabilitation complète du bâtiment est possible moyennant des travaux lourds par le maître de l'ouvrage, ne relève aucun désordre mettant en cause la solidité immédiate de l'ouvrage ou créant un risque d'effondrement prévisible de l'immeuble. Dans ces conditions, malgré son état dégradé, l'immeuble ne présentait pas un risque suffisant pour la sécurité publique pour que le maire de la commune du Marin puisse légalement décider son évacuation en se fondant sur ses pouvoirs généraux de police administrative, définis aux articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales. Il s'ensuit que l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et M. C sont fondés à soutenir que le maire de la commune du Marin a commis des illégalités fautives en édictant l'arrêté du 30 décembre 2015 afin d'interdire l'occupation et l'accès au local communal occupé par l'association requérante.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés par les requérants au titre de la faute, que l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et M. C sont fondés à soutenir que les illégalités qui entachent l'arrêté de péril édicté par le maire de la commune du Marin le 30 décembre 2015 sont constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité de la commune du Marin à leur égard.
En ce qui concerne le lien de causalité :
8. En premier lieu, la convention-cadre datée du 18 février 2009 produite par l'association requérante et prévoyant la mise à disposition à son profit du local communal litigieux n'est signée ni par l'office municipal des sports de la ville du Marin, ni par la commune elle-même. Il s'ensuit que cette convention-cadre n'a pu créer aucun effet de droit envers la commune du Marin. Toutefois, il résulte de l'attestation du 24 septembre 2010 et du courrier du 2 juillet 2012 adressé à M. C que l'ancien maire de la commune du Marin avait autorisé l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) à occuper le local communal litigieux situé dans le bâtiment principal de l'ancienne école du bourg du Marin. Il s'ensuit que l'association requérante occupait régulièrement le local litigieux, contrairement à ce que soutient à tort en défense la commune du Marin. Celle-ci n'est dès lors pas fondée à soutenir que les conditions irrégulières de l'occupation du local caractériseraient l'existence d'une faute de l'association et de M. C de nature à l'exonérer de tout ou partie de sa responsabilité à leur égard.
9. En second lieu, ayant fait appel à une société de déménagement, la commune du Marin a fait procéder, le 14 mai 2019, à l'évacuation du local communal situé dans le bâtiment principal de l'ancienne école du bourg. A cette occasion, l'ensemble du mobilier et des équipements sportifs présents dans la salle de sport a été mis dans un conteneur usagé appartenant à la ville, lequel a ensuite été déposé à quelques centaines de mètres, sur un terrain situé en front de mer, où il est resté pendant plusieurs années. Compte-tenu de l'état de détérioration du conteneur, qui ne garantissait pas une entière étanchéité, le mobilier et les équipements sportifs ont subi une détérioration consécutive aux effets des intempéries et de l'air marin chargé de sel. Toutefois, il résulte du procès-verbal de constat d'huissier du 14 mai 2019 que M. C, alors président de l'association, était présent lors de l'évacuation du local communal et a nécessairement pu constater le mauvais état du conteneur. Il ne pouvait dès lors ignorer que les modalités d'entreposage des matériels ainsi proposées par la commune dans ledit conteneur ne présentaient qu'un caractère temporaire. Il est de plus établi que M. C, qui a fait dresser un procès-verbal d'huissier afin de constater l'état de détérioration du contenu du conteneur le 26 août 2021, hors la présence des services de la commune, avait accès au conteneur et aux matériels qui y étaient entreposés. Dans ces conditions, il appartenait à M. C, propriétaire du matériel, et à l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.), gardienne des biens ainsi mis à sa disposition, de surveiller les équipements et de prendre, à la suite de l'évacuation du 14 mai 2019, les mesures nécessaires pour trouver un lieu d'entreposage pérenne, à l'abri des éléments, afin d'éviter leur détérioration. Il s'ensuit que la commune du Marin est fondée à soutenir que l'état de détérioration des matériels résulte en partie de la faute des requérants, qui ont laissé les mobiliers et équipements sportifs entreposés dans le conteneur en mauvais état pendant plusieurs années, sans prendre de mesure, et que cette faute est de nature à l'exonérer à hauteur de la moitié de sa responsabilité s'agissant du préjudice lié aux coûts de remise en état des équipements. En revanche, la faute ainsi commise par les victimes n'a pas causé les autres préjudices dont M. C et l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) demandent réparation et ne peut ainsi exonérer la commune à ces derniers titres.
En ce qui concerne les préjudices :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, en raison des illégalités relevées précédemment au point 6., l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) devra exposer des frais pour le dépotage du conteneur et le déplacement des mobiliers et équipements sportifs vers un nouveau lieu d'entreposage. Elle produit sur ce point un devis daté du 27 octobre 2023 qui évalue le coût de ces prestations à la somme de 1 800 euros hors taxe, soit 1 953 euros toutes taxes comprises. Compte-tenu du justificatif ainsi produit par l'association requérante, il sera fait une exacte évaluation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 1 953 euros.
11. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, en raison des illégalités relevées précédemment au point 6., l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) devra exposer des frais pour la remise en état des mobiliers et équipements sportifs présents dans le local, incluant notamment un traitement par sablage des éléments rouillés des altères et poids, ainsi que l'application d'une peinture après traitement des autres équipements sportifs. Elle produit sur ce point un devis daté du 27 octobre 2023 qui évalue le coût de ces prestations à la somme de 9 600 euros hors taxe, soit 10 416 euros toutes taxes comprises. Il sera fait une exacte évaluation de ce chef de préjudice en l'évaluant à ce dernier montant. Toutefois, compte-tenu du partage de responsabilités retenu précédemment au point 9., il y a lieu d'allouer à l'association requérante une somme de 5 208 euros à ce titre.
12. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que l'association requérante a exposé des frais d'huissier afin d'établir un procès-verbal constatant la détérioration des mobiliers et équipements sportifs présents dans le conteneur le 26 août 2021, à hauteur de 418,34 euros. De tels frais, qui ont été utiles à la résolution du litige, doivent être regardés comme étant en lien avec les illégalités fautives relevées précédemment au point 6. Par suite, il sera fait une exacte appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 418,34 euros.
13. En quatrième lieu, M. C, qui était particulièrement investi dans son activité d'entraîneur et formateur des adhérents de l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) ainsi qu'il résulte en particulier du courrier de l'ancien maire du 2 juillet 2012, a dû cesser brusquement cette activité à la suite de l'évacuation de la salle de sport le 14 mai 2019, consécutivement aux illégalités fautives relevées précédemment au point 6. Dans circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par le requérant en l'évaluant à la somme de 500 euros.
14. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune du Marin à verser une indemnité de 7 579,34 euros à l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et une indemnité de 500 euros à M. C.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune du Marin une somme globale de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens exposés par l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et par M. C.
D E C I D E :
Article 1er : La commune du Marin est condamnée à verser à l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) une somme de 7 579,34 euros.
Article 2 : La commune du Marin est condamnée à verser à M. C une somme de 500 euros.
Article 3 : La commune du Marin versera à l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et à M. C une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.) et de M. C est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'Association union sportive amicale culturiste (U.S.A.C.), première dénommée, pour l'ensemble des requérants et à la commune du Marin.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Laso, premier conseiller,
M. Phulpin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.
Le rapporteur,
V. Phulpin
Le président,
J-M. LasoLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026