LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2300156

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2300156

jeudi 7 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2300156
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mars 2023, la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge, représentée par sa gérante en exercice, demande au tribunal d'annuler la décision du 20 janvier 2023 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a rejeté sa demande tendant au bénéfice d'une subvention au titre de l'aide à la création d'emploi qu'elle a formée pour l'embauche d'une esthéticienne et Spa praticienne.

Elle soutient que, si sa demande de subvention a été déposée avec une semaine de retard, l'état de maladie de sa gérante ne lui a toutefois pas permis de respecter le délai imparti.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2023, la collectivité territoriale de Martinique, représentée par le président de son conseil exécutif, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que la gérante de la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge ne justifie d'aucune habilitation pour représenter la société dans le cadre de la présente instance, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative ;

- la requête est encore irrecevable dans la mesure où elle ne comporte l'exposé de moyens et de conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- à supposer même que la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge ait entendu soulever des moyens, ceux-ci ne sont dans tous les cas pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- la délibération n° 18-73-1 de l'assemblée de Martinique du 26 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Laso,

- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Eden Paradise Spa Ecolodge exploite des chambres d'hôtes dans lesquelles elle propose un service de Spa. Le 23 décembre 2022, elle a formé auprès des services de la collectivité territoriale de Martinique une demande de subvention au titre de l'aide à la création d'emplois pour l'embauche d'une salariée, en qualité d'esthéticienne et Spa praticienne. Le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a rejeté cette demande par décision du 20 janvier 2023. Dans la présente instance, la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge demande au tribunal d'annuler cette décision de rejet.

Sur la légalité de la décision attaquée :

2. L'article L. 7211-1 du code général des collectivités territoriales dispose : " La Martinique constitue une collectivité territoriale de la République régie par l'article 73 de la Constitution qui exerce les compétences attribuées à un département d'outre-mer et à une région d'outre-mer () ". L'article L. 4211-1 du même code dispose : " La région a pour mission () de contribuer au développement économique, social et culturel de la région par : () 15° L'attribution d'aides à des actions collectives au bénéfice de plusieurs entreprises, lorsque ces actions s'inscrivent dans le cadre du schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation () ". L'article L. 1511-2 du même code dispose : " I. - Sous réserve des articles L. 1511-3, L. 1511-7 et L. 1511-8, du titre V du livre II de la deuxième partie et du titre III du livre II de la troisième partie, le conseil régional est seul compétent pour définir les régimes d'aides et pour décider de l'octroi des aides aux entreprises dans la région () " Aux termes de l'article 1er de la délibération n° 18-73-1 de l'Assemblée de Martinique du 26 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises : " L'Assemblée adopte le dispositif d'aides aux entreprises décliné autour des axes suivants : / () - Aide à l'emploi () ". Aux termes de l'article 3 de cette même délibération : " Le préambule, les fiches et les différents documents annexés à la présente, précisent le contenu et définissent les modalités de mise en œuvre. " La fiche, intitulée " Aide à l'emploi ", annexée à la délibération, à laquelle il est ainsi renvoyée, dispose : " Aide à l'emploi / () Bénéficiaires : / Toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique (entreprises individuelles, sociétés de personnes et de capitaux, associations, coopératives et groupements) procédant à un recrutement de salariés () / Critères de sélection / () - Transformation en CDI d'un CDD n'ayant pas bénéficié d'une aide à l'emploi CTM également éligible au dispositif () / Actions éligibles - Dépenses éligibles / Taux d'intervention : / () Volet 3 / Les autres travailleurs à l'exception de ceux en situation d'handicap () / Dépenses éligibles : Salaires bruts supportés par l'entreprise pendant 12 mois représentant au moins le SMIC mensuel. / Taux d'intervention : - 30 % des dépenses éligibles, subvention plafonnée à 8 000 euros dans la limite de 50 000 euros par entreprise et par période de 2 ans. / () Particularités/Conditions / () La demande devra être déposée au plus tard 6 mois après l'embauche réelle () ".

3. L'aide à l'emploi ainsi instituée par délibération de l'Assemblée de Martinique a pour objet le subventionnement, en cas de recrutement d'un travailleur, d'une partie des salaires bruts supportés pendant 12 mois par l'entreprise consécutivement à ce recrutement. Le bénéfice de cette aide est toutefois subordonné au dépôt d'une demande d'aide auprès de la collectivité territoriale de Martinique au plus tard six mois après l'embauche réelle. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'aide à l'emploi présentée par la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge portait sur le subventionnement du recrutement d'une salariée, en qualité d'esthéticienne et Spa praticienne, dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. Toutefois, le contrat de travail a été signé le 23 mai 2022 et prenait effectivement effet le 3 juin 2022, date d'embauche que la société requérante a également mentionnée dans la déclaration préalable à l'embauche qu'elle a adressée aux services de l'URSSAF. Dans ces conditions, malgré les difficultés de gestion qu'a pu connaître la société en raison de la maladie de sa gérante au cours de la période qui a précédé le dépôt de la demande de subvention, le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a légalement pu estimer, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, que la demande de la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge, reçue le 23 décembre 2022, avait été présentée au-delà du délai de six mois imposé par les dispositions citées au point précédent de la fiche consacrée à l'aide à l'emploi figurant en annexe de la délibération du de l'Assemblée de Martinique du 26 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises. Le moyen unique ainsi soulevé n'est dès lors pas fondé. Il doit, par suite, être écarté.

4. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge n'est pas fondée à contester la légalité de la décision attaquée. Sa requête doit, par suite, être rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la collectivité territoriale de Martinique.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de SARL Eden Paradise Spa Ecolodge est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Eden Paradise Spa Ecolodge et à la collectivité territoriale de Martinique.

Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. de Palmaert, premier conseiller,

M. A, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.

Le président rapporteur,

J-M. Laso

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

S. de PalmaertLe greffier,

J-H. Minin

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions