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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2300177

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2300177

jeudi 22 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2300177
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLEWIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 mars 2023 et le 5 octobre 2023, Mme C B, représentée par Me Lewis, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les décisions des 27 janvier et 8 mars 2023 par lesquelles la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy a prolongé sa période de stage pour une durée de huit mois ;

2°) d'enjoindre à la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy de prononcer sa titularisation à l'issue de sa première période de stage ;

3°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge du centre hospitalier Maurice Despinoy au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sur entachées d'insuffisance de motivation ;

- elles sont entachées de vices de procédure, dès lors que l'avis de la commission administrative paritaire locale est illégal en ce qu'il se fonde sur des faits inexacts et des documents nouveaux, et qu'elle n'a pas eu connaissance du rapport de fin de stage, en violation du principe du contradictoire ;

- à supposer que les décisions attaquées constituent des prolongations de son stage, elles sont entachées d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation, dans la mesure où elle n'a totalisé que vingt jours d'absence durant son stage, ce qui ne pouvait justifier une prolongation de huit mois ;

- à supposer qu'elles constituent des prorogations de son stage, elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle a donné entière satisfaction durant son stage ;

- ces décisions ont le caractère de sanctions déguisées.

La procédure a été régulièrement communiquée au centre hospitalier Maurice Despinoy, qui n'a pas produit de mémoire malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 13 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 97-487 du 12 mai 1997 ;

- le décret n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Monnier-Besombes,

- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,

- et les observations de Me Lewis, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Le 27 octobre 2021, Mme B a été nommée par la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy en qualité de fonctionnaire stagiaire, dans le premier grade du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés, à compter du 21 septembre 2021. Toutefois, par une décision du 27 janvier 2023, la période de stage de Mme B a été prolongée pour une durée de huit mois, jusqu'au 19 septembre 2023. Puis, par une décision du 8 mars 2023, la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy a retiré sa décision du 27 janvier 2023, entachée d'erreur matérielle, et a prononcé la prolongation du stage de Mme B pour une durée de huit mois, jusqu'au 20 mai 2023. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler les décisions des 27 janvier et 8 mars 2023, et d'enjoindre à la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy de prononcer sa titularisation à l'issue de sa première période de stage.

Sur l'acquiescement aux faits :

2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ". Malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 13 juin 2023, le centre hospitalier Maurice Despinoy n'a pas produit d'observations en défense. Ainsi, il est réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête. Il appartient toutefois au juge de vérifier que ces faits ne sont pas contredits par l'instruction et qu'aucune règle d'ordre public ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction au requérant. En outre, l'acquiescement aux faits est en lui-même sans conséquence sur la qualification juridique au regard des textes sur lesquels l'administration s'est fondée ou dont le requérant revendique l'application.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / 2° Infligent une sanction ; / 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; / 5° Opposent une prescription, une forclusion ou une déchéance ; / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ".

4. Si la nomination dans un corps en tant que fonctionnaire stagiaire confère à son bénéficiaire le droit d'effectuer un stage dans la limite de la durée maximale prévue par les règlements qui lui sont applicables, elle ne lui confère aucun droit à être titularisé. Ainsi, les décisions litigieuses refusant de la titulariser à l'issue du stage et renouvelant ce dernier n'ont pas eu pour effet de refuser à Mme B un avantage qui constituerait pour elle un droit ni, dès lors que le stage initial a été accompli dans la totalité de la durée prévue par la décision de nomination comme stagiaire, de retirer ou d'abroger une décision créatrice de droits. Dans ces conditions, de telles décisions ne sont pas au nombre de celles qui, en application des dispositions l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, doivent être motivées. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.

5. En deuxième lieu, Mme B ne peut utilement soutenir que les décisions contestées, bien qu'elles aient été prises en considération de sa personne, devaient être précédées de la procédure contradictoire préalable définie à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, conformément aux dispositions de l'article L. 121-1 de ce code, dès lors que de telles dispositions ne s'appliquent pas dans les relations entre les agents et l'administration, comme en dispose l'article L. 121-2 du même code, et qu'une décision de refus de titularisation, qui ne présente d'ailleurs pas de caractère disciplinaire, n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements. Par ailleurs, la circonstance que la commission administrative paritaire ait retenu à tort 35 au lieu de 20 jours d'absence de Mme B, est sans incidence sur la légalité des décisions en litige, dans la mesure où il ne ressort pas des pièces du dossier que ces décisions se seraient fondées sur ces faits inexacts pour prolonger la période de stage pour une durée de huit mois. Le moyen tiré du vice de procédure doit, dès lors, être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy se serait fondée sur la circonstance erronée que Mme B totaliserait 35 jours d'absence durant son stage, pour prendre les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'erreur de fait n'est, par suite, pas fondé.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique : " Les personnes recrutées au sein de la fonction publique à la suite de l'une des procédures de recrutement par concours, de recrutement sans concours ou de changement de corps ou de cadres d'emplois accomplissent une période probatoire dénommée stage comprenant, le cas échéant, une période de formation lorsque le statut particulier du corps ou du cadre d'emplois le prévoit ".

8. D'une part, aux termes de l'article 7 du décret du 12 mai 1997 fixant les dispositions communes applicables aux agents stagiaires de la fonction publique hospitalière : " La durée normale du stage et les conditions dans lesquelles elle peut éventuellement être prorogée sont fixées par le statut particulier du corps dans lequel l'agent stagiaire a vocation à être titularisé. / Sous réserve de dispositions contraires des statuts particuliers et du présent décret, la durée normale du stage est fixée à un an. / Sauf disposition contraire du statut particulier, le stage ne peut être prolongé d'une durée excédant celle du stage normal. / La prorogation du stage n'est pas prise en compte dans le calcul de l'ancienneté à retenir lors de la titularisation ". Et aux termes de l'article 33 de ce décret : " Quand, du fait des congés de toute nature autres que le congé annuel, le stage a été interrompu pendant au moins trois ans, l'agent stagiaire doit, à l'issue du dernier congé, recommencer la totalité du stage prévu par le statut particulier du corps dans lequel il a vocation à être titularisé / Si l'interruption a duré moins de trois ans, l'intéressé ne peut être titularisé, après avis de la commission administrative paritaire compétente, avant d'avoir accompli la période complémentaire de stage qui est nécessaire pour atteindre la durée normale du stage () ".

9. D'autre part, l'article 5 du décret du 29 septembre 2010 portant statut particulier du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés de la fonction publique hospitalière dispose que : " I. - Les infirmiers en soins généraux et spécialisés reçus à l'un des concours mentionnés aux articles 6 et 7 sont nommés agents stagiaires par l'autorité investie du pouvoir de nomination et accomplissent un stage d'une durée d'une année. / II. - A l'issue du stage, les agents stagiaires dont les services ont donné satisfaction sont titularisés par l'autorité investie du pouvoir de nomination. / Les agents qui n'ont pas été titularisés à l'issue du stage peuvent être autorisés à accomplir un stage complémentaire d'une durée maximale d'un an. / Les agents stagiaires qui n'ont pas été autorisés à effectuer un stage complémentaire ou dont le stage complémentaire n'a pas donné satisfaction sont soit licenciés s'ils n'avaient pas préalablement la qualité de fonctionnaire, soit réintégrés dans leur corps ou cadre d'emplois d'origine ".

10. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Cependant, la circonstance que tout ou partie de tels faits seraient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente prenne légalement une décision de refus de titularisation, pourvu que l'intéressé ait été alors mis à même de faire valoir ses observations. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.

11. En l'espèce, il est constant que Mme B n'a totalisé que vingt jours d'absence durant sa période de stage, qui a couru du 21 septembre 2021 au 20 septembre 2022, à savoir sept jours pour autorisation d'absence pour garde d'enfant malade, sept jours de congé de maladie ordinaire et six jours de congé pour invalidité temporaire imputable au service. Par suite, conformément aux dispositions de l'article 33 du décret du 12 mai 1997, le stage de Mme B devait être prolongé pour une période complémentaire de vingt jours, afin de tenir compte des absences de l'intéressée, pour que celle-ci atteigne la durée normale du stage fixée à un an, sans que la limitation au dixième de la durée statutaire de stage fixée par les dispositions de l'article 32 du décret du 12 mai 1997 précité, qui ne règlent que les conditions de reclassement des agents au moment de leur titularisation, puissent y faire obstacle. Par suite, à supposer que les décisions attaquées aient entendu prolonger le stage de Mme B, afin de tenir compte de ses absences, sur le fondement de l'article 33 précité, la requérante est fondée à soutenir que la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy a commis une erreur manifeste d'appréciation en prononçant une prolongation de son stage pour une durée de huit mois.

12. Par ailleurs, à supposer que les décisions attaquées doivent être regardées comme prononçant une prorogation du stage de l'intéressée, destinée à lui donner une nouvelle chance pour qu'elle fasse la preuve de ses aptitudes, Mme B fait valoir, sans être aucunement contestée, qu'elle a donné entière satisfaction durant son stage. Il ressort ainsi des comptes rendus d'entretien professionnel de l'intéressée pour les années 2020, 2022 et 2023 qu'elle fait preuve d'une capacité d'adaptation et de savoir-faire dans l'analyse et la gestion des situations de crise aux urgences, qu'elle est compétente et très impliquée dans la prise en charge des patients, et qu'elle apporte un soutien inconditionnel à autrui, tout en faisant preuve de discrétion et de maîtrise dans la relation bienveillante avec le patient. S'il est également mentionné dans le compte rendu de l'année 2022 que Mme B " doit faire preuve de souplesse au niveau de la communication avec les patients et l'équipe pluridisciplinaire ", la requérante produit une attestation de nombreux collègues de travail vantant son professionnalisme irréprochable, sa pondération et sa patience. La requérante produit également son évaluation de la période de stage, établie par sa supérieure hiérarchique le 11 mai 2022, qui est très élogieuse et émet un avis favorable à la titularisation de Mme B, sans mentionner aucune critique d'une quelconque nature. Dans ces conditions, et dans la mesure où le centre hospitalier Maurice Despinoy est réputé acquiescer aux faits exposés dans la requête, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que Mme B aurait pu ne pas donner entière satisfaction durant sa période de stage. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy a commis une erreur manifeste d'appréciation en prorogeant sa période de stage, pour une durée de huit mois.

13. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées constitueraient une sanction déguisée doit être écarté, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy ait eu l'intention d'infliger une sanction à Madame B.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est seulement fondée à demander l'annulation des décisions la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy des 27 janvier et 8 mars 2023 en tant qu'elles prononcent une prolongation de stage excédant la durée de vingt jours.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

16. Eu égard aux motifs qui la fondent, l'annulation prononcée par le présent jugement implique seulement mais nécessairement que Mme B soit titularisée à l'expiration d'une période de vingt jours à compter de la date de fin de la première période de stage. Il y a donc lieu d'enjoindre à la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy de prononcer cette titularisation, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier Maurice Despinoy une somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions des 27 janvier et 8 mars 2023 par lesquelles la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy a prolongé le stage de Mme B pour une durée de huit mois sont annulées en tant qu'elles prononcent une prolongation de stage excédant la durée de vingt jours.

Article 2 : Il est enjoint à la directrice du centre hospitalier Maurice Despinoy de prononcer la titularisation de Mme B à l'expiration d'une période de vingt jours à compter de la date de fin de la première période de stage, et ce dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le centre hospitalier Maurice Despinoy versera une somme de 1 500 euros à Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au centre hospitalier Maurice Despinoy.

Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. Phulpin, premier conseiller,

Mme Monnier-Besombes, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.

La rapporteure,

A. Monnier-BesombesLe président,

J.-M. Laso

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne à la ministre du travail de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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