LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2300217

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2300217

jeudi 1 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2300217
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDUMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 14 avril 2023, Mme F D, M. E D, Mme G D, Mme A D, Mme C D et M. H D, représentés par la Selas AGN Avocats Paris, agissant par l'intermédiaire de Me Verdier-Villet, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2022 par lequel le maire de la commune des Anses d'Arlet a rejeté leur demande tendant à la délivrance d'un permis de construire portant sur la reconstruction d'une maison individuelle de type F2 d'une surface de plancher de 42 m² sur une parcelle située lieu-dit La Plaine sur le territoire de la commune des Anses d'Arlet, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux daté du 26 janvier 2023 ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune des Anses d'Arlet de leur accorder le permis de construire sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune des Anses d'Arlet une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- propriétaires dans le cadre d'une indivision d'un terrain situé aux Anses d'Arlet, ils ont déposé le 5 août 2022 une demande de permis de construire afin de pouvoir reconstruire à l'identique d'une maison d'habitation de type T2 détruite par la tempête Chantal de 2013 ;

- en l'absence de réponse du maire dans le délai d'instruction de deux mois, ils sont devenus titulaires d'un permis tacite, de sorte que l'arrêté attaqué doit être regardé comme portant retrait de ce permis tacite ;

- cet arrêté de retrait est illégal dès lors qu'il n'a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il méconnait l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme puisque leur projet vise à reconstruire à l'identique la maison d'habitation régulièrement édifiée sur la parcelle qui a été détruite par la tempête Chantal de 2013 ;

- il méconnait l'article 4 du règlement de la zone A2 du plan local d'urbanisme dans la mesure où l'obligation de raccordement au réseau public d'eau potable ne concerne que les constructions nouvelles, et non les reconstructions de bâtiments détruits;

- à supposer même que leur projet serait soumis à l'obligation de raccordement, l'arrêté attaqué serait tout de même entaché d'erreur manifeste d'appréciation puisque le raccordement est possible, les constructions contiguës étant raccordées au réseau public d'eau potable ;

- le maire ne pouvait refuser de délivrer le permis de construire au seul motif que la commune ne souhaitait pas prendre en charge les frais d'extension du réseau, ceux-ci pouvant être mis à la charge des pétitionnaires en application des articles L. 332-6 et L. 332-15 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, la commune des Anses d'Arlet, représentée par Me Dumont, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les requérants ne peuvent se prévaloir d'un quelconque permis de construire tacite puisqu'une demande de pièces complémentaires a été adressée à leur architecte le 2 septembre 2022 et qu'il n'a été donné aucune suite ;

- à défaut pour les requérants de justifier de la régularité de la construction détruite, le maire aurait également pu justifier légalement son refus sur le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, dont elle est fondée à demander la substitution ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

En application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, le mémoire complémentaire des consorts D, enregistré le 8 décembre 2023, n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Phulpin,

- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme F D, M. E D, Mme G D, Mme A D, Mme C D et M. H D sont propriétaires dans le cadre d'une indivision d'un terrain situé lieu-dit La Plaine sur le territoire de la commune des Anses d'Arlet. Ils ont déposé le 5 août 2022 une demande de permis de construire portant sur la reconstruction d'une maison d'habitation de type T2 qui était précédemment édifiée sur la parcelle et qui a été détruite par la tempête Chantal de 2013. Le maire de la commune des Anses d'Arlet a rejeté cette demande par un arrêté du 23 décembre 2022. Les intéressés ont alors formé un recours gracieux, par un courrier daté du 26 janvier 2023 qui est resté sans réponse. Dans la présente instance, les consorts D demandent au tribunal administratif d'annuler l'arrêté du maire du 23 décembre 2022, ainsi que la décision implicite rejetant leur recours gracieux, et d'enjoindre au maire de la commune des Anses d'Arlet, sous condition de délai, de leur délivrer le permis de construire sollicité.

Sur la légalité des décisions attaquées :

2. En premier lieu, d'une part, l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme dispose : " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction. / Un décret en Conseil d'Etat précise les cas dans lesquels un permis tacite ne peut être acquis ". L'article R. 424-1 du même code dispose : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / () b) Permis de construire () tacite () ". L'article R. 423-23 du même code dispose : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / () b) Deux mois pour les demandes () de permis de construire portant sur une maison individuelle () ". L'article R. 423-19 du même code dispose : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". L'article R. 423-22 du même code dispose : " () le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ".

3. D'autre part, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public est l'administration dispose : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " L'article L. 211-2 du même code dispose : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire, permettant au titulaire du permis de construire d'être informé de la mesure qu'il est envisagé de prendre, ainsi que des motifs sur lesquels elle se fonde, et de bénéficier d'un délai suffisant pour présenter ses observations.

4. En l'espèce, les consorts D ont déposé leur dossier de demande de permis de construire en mairie le 5 août 2022, en indiquant leurs différentes adresses postales et en précisant dans la rubrique dédiée du formulaire Cerfa de demande de permis de construire qu'ils souhaitaient que " les courriers de l'administration (autres que les décisions) " soient adressés à l'architecte chargé de leur projet de travaux, dont ils ont précisé les coordonnées. Le maire de la commune des Anses d'Arlet a adressé à l'architecte mentionné sur le formulaire une lettre datée du 2 septembre 2022 et envoyée par courriel le jour même, par laquelle il sollicitait la production de pièces ainsi que d'informations complémentaires sur le projet et informait le destinataire de ce que le délai d'instruction de la demande de permis de construire était interrompu jusqu'à réception des pièces manquantes et de ce que l'absence de production de ces pièces dans le délai de trois mois ferait naître une décision implicite de rejet de leur demande de permis de construire.

5. Il résulte toutefois des indications portées sur le formulaire de déclaration préalable, telles que rappelées ci-dessus, que les requérants ont demandé que soient envoyés à leur architecte les seuls courriers de l'administration ne constituant pas des décisions. Dès lors que la demande de pièces complémentaires adressée le 2 septembre 2022 était susceptible d'entraîner la naissance d'une décision implicite de rejet en l'absence de production desdites pièces dans le délai qu'elle précisait, une telle demande constituait une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir et ne pouvait donc être regardée comme un simple " courrier " dont la notification aurait pu être valablement réalisée à l'égard du seul architecte. La commune ne soutient par ailleurs pas avoir tenté d'adresser la demande de pièces à l'un quelconque des consorts D par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il s'ensuit que, en l'absence de notification régulière de cette demande de pièces manquantes, le délai d'instruction de la demande de permis de construire déposée par les requérants n'a pas été interrompu. Une décision de permis de construire tacite est née au terme du délai d'instruction de deux mois prévu par l'article R. 423-23 cité précédemment du code de l'urbanisme, soit le 5 octobre 2022. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué du 23 décembre 2022 portant rejet de la demande des consorts D doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré la décision de permis tacite dont ceux-ci étaient titulaires depuis le 5 octobre 2022. Dès lors, cet arrêté constitue une décision entrant dans le champ de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration qui devait être précédée d'une procédure contradictoire. Il est toutefois constant que le maire de la commune des Anses d'Arlet, qui n'a pas informé les requérants de son intention de retirer la décision de permis de construire tacite du 5 octobre 2022 préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué du 23 décembre 2022, n'a pas mis ceux-ci à même de présenter leurs observations. Dans ces conditions, les consorts D sont fondés à soutenir que l'arrêté attaqué du 23 décembre 2022 est intervenu au terme d'une procédure irrégulière. Le moyen ainsi soulevé sur doit, par suite, être accueilli.

6. En second lieu, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par les requérants n'est susceptible d'entraîner l'annulation de l'arrêté attaqué du 23 décembre 2022.

7. En dernier lieu, l'administration demande en défense de substituer au motif de retrait initialement retenu, tiré de l'illégalité du permis de construire tacite en ce que le projet de construction des requérants méconnait l'article 4 du règlement de la zone A2 du plan local d'urbanisme de la commune des Anses d'Arlet, le motif de retrait tiré de l'illégalité du permis de construire tacite en ce que le projet de construction méconnait l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. Toutefois, outre que le motif initial sur lequel se fonde l'arrêté attaqué n'a pas été déclaré illégal, la substitution de motif sollicitée est insusceptible de régulariser le vice de procédure retenu précédemment au point 5. La demande de substitution de motif formée en défense par la commune des Anses d'Arlet doit, par suite, être rejetée.

8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler l'arrêté attaqué du maire de la commune des Anses d'Arlet du 23 décembre 2022, ainsi que, par voie de conséquence, la décision implicite portant rejet du recours gracieux formé par les requérants.

Sur l'injonction :

9. L'annulation prononcée au point précédent implique par elle-même le retour à l'état de vigueur du permis de construire tacite dont les consorts D étaient titulaires suite au silence gardé par l'administration à l'issue du délai d'instruction de leur demande déposée le 5 août 2022. Ainsi, le présent jugement n'implique nullement que l'administration édicte un arrêté exprès portant délivrance dudit permis de construire. En revanche, le présent jugement implique que le maire de la commune des Anses d'Arlet délivre aux requérants le certificat de permis tacite prévu à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme. Par suite, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, il y a lieu pour le tribunal administratif d'ordonner cette mesure d'injonction, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au présent litige :

10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune des Anses d'Arlet la somme que les consorts D demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la commune des Anses d'Arlet soient mises à la charge des consorts D, qui ne sont pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté attaqué du maire de la commune des Anses d'Arlet du 23 décembre 2022 et la décision implicite portant rejet du recours gracieux des consorts D sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune des Anses d'Arlet de délivrer aux consorts D le certificat de permis tacite prévu à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus de la requête des consorts D est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme F D, première dénommée pour l'ensemble des requérants, et à la commune des Anses d'Arlet.

Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. Phulpin, conseiller,

Mme Monnier-Besombes, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.

Le rapporteur,

V. Phulpin

Le président,

J-M. LasoLa greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions