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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2300308

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2300308

jeudi 7 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2300308
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantKEITA-CAPITOLIN YASMINA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2023, la SAS Grain 2 Sable (G2S), représentée par Me Keita-Capitolin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 24 mars 2023 par laquelle le directeur de la mer de la Martinique a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'une autorisation pour l'installation d'un restaurant sur plate-forme flottante, sur des points de mouillage situés à proximité des îlets Oscar et Thierry, au niveau du littoral de la commune du François ;

2°) d'enjoindre au directeur de la mer de la Martinique de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce, à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable au regard de l'article R. 421-1 du code de justice administrative dans la mesure où la décision attaquée lui a été notifiée par voie postale le 31 mars 2023 ;

- le directeur de la mer de la Martinique a entaché sa décision d'erreur de droit et d'erreur de fait en se fondant, pour rejeter sa demande autorisation, sur l'article 63 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 ;

- en effet, ces dispositions concernent que les îles artificielles, installations et ouvrages qui visent à l'exploration ou à l'exploitation des ressources naturelles que contiennent les zones maritimes situées au-delà de la mer territoriale (plateau continental et ZEE) ;

- son projet de création d'un restaurant sur une plate-forme flottante située dans les eaux intérieures n'est dès lors pas soumis à ces dispositions ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que son projet, qui prévoit un mouillage par le biais d'ancres, présente un caractère mobile et n'est ainsi pas soumis à la délivrance préalable d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public ;

- le préfet a encore commis une erreur d'appréciation puisque son projet est compatible avec le plan d'action pour le milieu marin de la Martinique et qu'il ne comporte aucun bâti ni réalisation d'aménagement ou d'ouvrage sur le domaine public, conformément à l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2023, le préfet de la Martinique conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête de la SAS Grain 2 Sable.

Il soutient que :

- la décision attaquée du 24 mars 2023 a disparu de l'ordonnancement juridique dès lors qu'elle a été retirée en cours d'instance par une décision du 5 juillet 2023 ;

- les moyens soulevés par la SAS Grain 2 Sable (G2S) ne sont pas fondés.

La SAS Grain 2 Sable (G2S) a été admise, par l'intermédiaire de M. B, son président, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 20 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- code des transports ;

- l'ordonnance n° 2016-1687 du 8 décembre 2016 ;

- la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 ;

- le décret n° 2013-611 du 10 juillet 2013 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Laso,

- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,

- et les observations de Me Keïta-Capitolin représentant la société Grain 2 Sable.

Une note en délibéré présentée pour la société Grain 2 Sable a été enregistrée le 23 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Grain 2 Sable (G2S) exerce une activité déclarée portant notamment sur l'exploitation de bar-restaurant flottant. Par courrier du 2 février 2023, elle a sollicité auprès des services de la direction de la mer de la Martinique la délivrance d'une autorisation pour l'installation d'un restaurant sur plate-forme flottante, sur des points de mouillage situés à proximité des îlets Oscar et Thierry, au niveau du littoral de la commune du François. Par une décision du 24 mars 2023, le directeur de la mer de la Martinique a rejeté cette demande. Dans la présente instance, la SAS Grain 2 Sable (G2S) demande au tribunal administratif d'annuler cette décision ainsi que d'enjoindre à l'administration, sous conditions de délai et d'astreinte, de réexaminer sa demande.

Sur le non-lieu à statuer :

2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

3. D'une part, le préfet de la Martinique, soutient que, en cours d'instance, la décision attaquée du 24 mars 2023 a fait l'objet d'une mesure de retrait prononcée par une décision du directeur de la mer de la Martinique du 5 juillet 2023 qu'il produit à l'appui de son mémoire en défense. Le préfet doit ce faisant être regardé comme soulevant une exception de non-lieu à statuer sur la requête de la SAS Grain 2 Sable (G2S). Toutefois cette décision du 5 juillet 2023 se borne, après avoir reconnu l'inapplicabilité des dispositions mises en œuvre dans la décision de refus initiale du 24 mars 2023, à indiquer à la société requérante que sa demande fait l'objet d'un réexamen. Ainsi, cette décision ne statue à aucun moment une nouvelle fois sur la demande déposée par la SAS Grain 2 Sable (G2S). Il s'ensuit que, quel que soit l'intitulé d'objet qu'elle mentionne, cette décision ne peut être regardée comme remettant en cause le refus d'autorisation que le directeur de la mer de la Martinique a opposé à la société requérante par la décision attaquée du 24 mars 2023. L'exception de non-lieu à statuer soulevée en défense n'est pas fondée. Elle doit, par suite, être écartée.

4. D'autre part, par une décision du 21 décembre 2023, le directeur de la mer de la Martinique a rejeté la demande de la requérante tendant à la délivrance d'une autorisation pour l'installation d'un restaurant sur plate-forme flottante. Toutefois, cette décision n'est pas devenue définitive dès lors qu'elle a été notifiée à la requérante le 25 décembre 2023 et que sa requête dirigée contre cette décision a été enregistrée le 26 février 2024, dans le délai de recours contentieux. Il en résulte qu'il y a lieu de se prononcer sur les conclusions de la société Grain 2 Sable tendant à l'annulation de la décision du 24 mars 2023.

Sur la légalité de la décision attaquée :

5. Il ressort des pièces du dossier que la SAS Grain 2 Sable (G2S) a formé auprès des services de la direction de la mer de la Martinique, le 2 février 2023, une demande tendant à la délivrance d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime naturel afin de pouvoir exploiter un restaurant sur plate-forme flottante, sur des points de mouillage situés à proximité des îlets Oscar et Thierry, au niveau du littoral de la commune du François. Par la décision attaquée du 24 mars 2023, le directeur de la mer de la Martinique a refusé la délivrance de cette autorisation.

6. En premier lieu, d'une part, l'article L. 2111-4 du code général de la propriété des personnes publiques dispose : " Le domaine public maritime naturel de L'Etat comprend : / 1° Le sol et le sous-sol de la mer entre la limite extérieure de la mer territoriale et, côté terre, le rivage de la mer () ". L'article L. 2122-1 du même code dispose : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous () ". D'autre part, l'article L. 5000-2 du code des transports dispose : " I. ' Sauf dispositions contraires, sont dénommés navires pour l'application du présent code : / 1° Tout engin flottant, construit et équipé pour la navigation maritime de commerce, de pêche ou de plaisance et affecté à celle-ci ; / 2° Les engins flottants construits et équipés pour la navigation maritime, affectés à des services publics à caractère administratif ou industriel et commercial () ". L'article L. 5242-2 du même code dispose : " I. 'Est puni d'un an d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende le fait pour une personne embarquée sur un navire de ne pas se conformer, dans les eaux intérieures maritimes et jusqu'à la limite extérieure des eaux territoriales françaises : / 1° Aux règlements pris par le ministre chargé de la mer et les préfets maritimes relatifs : / a) Aux zones ou périodes d'interdiction de la navigation, du mouillage ou de certaines activités, édictés en vue d'assurer la sécurité de la navigation ou le maintien de l'ordre public en mer ; () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, le projet de la SAS Grain 2 Sable (G2S) vise à exploiter sur plusieurs points de mouillage, situés à proximité des îlets Oscar et Thierry, une plate-forme flottante en ossature bois ayant une capacité d'accueil totale de 120 personnes, retenue par quatre ancres, afin d'y proposer des services de restauration, de bar et de jeux nautiques non motorisés. Toutefois, cette plate-forme flottante, qui n'est pas construite et équipée pour la navigation maritime de commerce, de pêche ou de plaisance et affectée à celle-ci, ne peut être regardée comme constituant un navire, au sens de l'article L. 5000-2 cité au point précédent du code des transports. Il s'ensuit que la société requérante ne peut se prévaloir du droit de mouillage dont bénéficient les navires au sein des eaux intérieures et de la mer territoriale, en dehors des zones d'interdiction définies par les autorités compétentes. D'autre part, il ressort des éléments figurant dans le dossier de demande d'autorisation que le projet de la SAS Grain 2 Sable (G2S) prévoit d'exploiter sa plate-forme flottante pendant dix mois de l'année sur des points de mouillage fixes, en maintenant la structure grâce à quatre ancres posées sur les fonds sablonneux du sol de la mer, et pendant les deux mois de la saison cyclonique sur un emplacement situé à terre, après levage et mise à sec. Il s'ensuit que, quand bien même le projet de la société ne prévoit l'installation d'aucun corps mort fixe, de telles conditions d'utilisation du domaine public maritime naturel excèdent les limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. Le projet de la SAS Grain 2 Sable (G2S) est dès lors soumis à la délivrance d'une autorisation d'occupation temporaire par le gestionnaire du domaine, conformément à l'article L. 2122-1 cité au point précédent du code général de la propriété des personnes publiques. Il s'ensuit que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que son projet n'était pas soumis à la délivrance d'une autorisation d'occupation du domaine public, de sorte que le directeur de la mer de la Martinique aurait été tenu de rejeter sa demande d'autorisation pour ce motif.

8. En second lieu, l'article 12 de l'ordonnance du 8 décembre 2016 relative aux espaces maritimes relevant de la souveraineté ou de la juridiction de la République française dispose : " La République exerce, dans la zone économique exclusive, des droits souverains en ce qui concerne l'exploration, l'exploitation, la conservation et la gestion des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, des eaux surjacentes jusqu'aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol, comme en ce qui concerne les autres activités tendant à l'exploration et à l'exploitation de la zone à des fins économiques, telles que la production d'énergie. / Dans la zone économique exclusive, les autorités françaises exercent en outre les compétences reconnues par le droit international, relatives à la construction, la mise en place, l'exploitation et l'utilisation d'îles artificielles, d'installations ou d'ouvrages, à la protection et la préservation du milieu marin, et à la recherche scientifique marine. " L'article 15 de la même ordonnance dispose : " La République exerce sur le plateau continental des droits souverains et exclusifs sur les fonds marins et leur sous-sol aux fins de son exploration et de l'exploitation de ses ressources naturelles minérales, fossiles et biologiques. / Les autorités françaises y exercent en outre les compétences reconnues par le droit international, relatives : / 1° A la construction, à l'exploitation et à l'utilisation d'îles artificielles, d'installations ou d'ouvrages ; / 2° A la recherche scientifique marine ; / 3° A l'agrément du tracé de tout pipeline, et du tracé des câbles installés ou utilisés dans le cadre de l'exploration de son plateau continental ou de l'exploitation de ses ressources. " L'article 19 de la même ordonnance, relatif aux principes généraux fixant les conditions et modalités d'exercice des droits souverains ainsi définis par les articles 12 et 15 précités, dispose : " () III. - L'expression îles artificielles, installations et ouvrages et leurs installations connexes recouvre notamment, au sens de la présente ordonnance : / 1° Les plates-formes et autres engins d'exploration ou d'exploitation ainsi que leurs annexes ; / 2° Les bâtiments de mer qui participent directement aux opérations d'exploration ou d'exploitation. " Le 2e alinéa de l'article 40-3 de la même ordonnance, créé par l'article 63 de la loi du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, dispose : " Parmi les îles artificielles, les installations et les ouvrages flottants, seuls ceux destinés à la production d'énergie renouvelable ou nécessaires à l'exercice d'une mission de service public peuvent être implantés sur le domaine public maritime naturel. "

9. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée du 24 mars 2023 que, pour refuser à la SAS Grain 2 Sable (G2S) la délivrance de l'autorisation d'occupation du domaine public maritime naturel sollicité, le directeur de la mer de la Martinique s'est fondé sur les dispositions du 2e alinéa de l'article 40-3 de l'ordonnance du 8 décembre 2016, créé par l'article 63 de la loi du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, estimant que ces dispositions n'autorisaient l'implantation sur le domaine public maritime naturel que des seules installations et ouvrages flottants destinés à la production d'énergies renouvelables ou nécessaires à l'exercice d'une mission de service public. Toutefois, d'une part, il résulte de la combinaison des dispositions citées au point précédent que les îles artificielles, installations et ouvrages flottants visés par le 2e alinéa de l'article 40-3 de l'ordonnance du 8 décembre 2016 sont seulement ceux qui se rapportent à l'exercice des droits souverains de la République française définis aux articles 12 et 15 de ladite ordonnance du 8 décembre 2016, en ce qui concerne l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, du fond de la mer, de son sous-sol et des eaux surjacentes sur le plateau continental et dans la zone économique exclusive. D'autre part, il ressort de la demande d'autorisation que le projet de la SAS Grain 2 Sable (G2S), qui vise à l'exploitation sur le domaine public maritime d'un restaurant sur une plate-forme flottante à destination de visiteurs et touristes, est sans rapport avec l'exploration ou l'exploitation des ressources naturelles sur le plateau continental et dans la zone économique exclusive. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur les dispositions du 2e alinéa de l'article 40-3 de l'ordonnance du 8 décembre 2016 pour lui refuser l'autorisation d'occupation du domaine public qu'elle avait sollicitée. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être accueilli.

10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés par la société requérante, qu'il y a lieu d'annuler la décision attaquée du directeur de la mer de la Martinique du 24 mars 2023.

Sur l'injonction et l'astreinte :

11. Ainsi qu'il a été dit au point 4., le directeur de la met de la Martinique a, par une décision du 21 décembre 2023, rejeté la demande de la requérante tendant à la délivrance d'une autorisation pour l'installation d'un restaurant sur plate-forme flottante. Par suite, les conclusions de la société Grain 2 Sable tendant à ce qu'il soit ordonné au directeur de la mer de la Martinique de réexaminer sa demande doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. La SAS Grain 2 Sable (G2S) a obtenu par l'intermédiaire de M. B, son président, le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 20 juin 2023. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Keita-Capitolin, avocate de la SAS Grain 2 Sable (G2S), renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Keita-Capitolin de la somme de 1 500 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du directeur de la mer de la Martinique en date du 24 mars 2023 est annulée.

Article 2 : L'Etat versera à Me Keita-Capitolin une somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Keita-Capitolin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : Le surplus de la requête de la SAS Grain 2 Sable (G2S) est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Grain 2 Sable (G2S), à Me Keita-Capitolin, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au secrétaire d'Etat chargé de la mer et de la biodiversité.

Copie sera adressée pour information au préfet de la Martinique.

Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. de Palmaert, premier conseiller,

M. A, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.

Le président rapporteur,

J-M. Laso

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

S. de PalmaertLe greffier,

J-H. Minin

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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