LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2300509

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2300509

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2300509
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJuge Unique

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 août 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 27 août 2023, Mme B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 août 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Martinique a rejeté sa demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de prime d'activité d'un montant de 1 262,26 euros ;

2°) d'annuler la décision du 2 août 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Martinique a rejeté sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement d'un montant de 3 509,95 euros.

Elle soutient que sa situation de précarité justifie une remise totale de ses dettes dès lors qu'elle a déclaré en temps et en heure tous les changements de sa situations personnelle et que les indus qui lui sont réclamés résultent du seul retard mis par l'administration pour traiter les informations contenues dans ses déclarations trimestrielles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, la caisse d'allocations familiales de la Martinique, représentée par son directeur général, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Phulpin, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Elisabeth, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

A l'issue de l'audience, à 9h30, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A a bénéficié de la prime d'activité et de l'aide personnalisée au logement au cours des années 2021 et 2022. Le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Martinique a toutefois décidé de récupérer à son encontre un indu de prime d'activité d'un montant de 1 262,26 euros, se rapportant à la période d'octobre 2021 à avril 2022, et un indu d'aide personnelle au logement d'un montant de 3 509,95 euros, se rapportant à la période de février 2021 à avril 2022. L'intéressée a alors formé une demande de remise gracieuse de ces deux dettes. Par deux décisions du 2 août 2023, le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Martinique a rejeté cette demande. Dans la présente instance, Mme A demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.

2. L'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale dispose : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service () / La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ". D'autre part, l'article L. 553-2 du même code, applicable aux indus d'aide personnalisée au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, dispose : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations () ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire de la prime d'activité et de l'aide personnalisée au logement ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

4. Il résulte de l'instruction que si Mme A, sans emploi, perçoit pour seule ressource une allocation de formation d'un montant mensuel de 267,53 euros, son conjoint exerce toutefois une activité d'artisan à titre indépendant et réalise dans ce cadre un bénéfice moyen mensuel qui s'élevait au cours de l'année 2022 à un montant supérieur à 5 000 euros net. Dans ces conditions, il n'est pas établi que les ressources ainsi perçues par l'ensemble du foyer de la requérante ne permettraient pas de faire face aux charges de la vie courante du couple, en particulier au paiement du loyer du domicile familial, d'un montant mensuel de 916,53 euros, des indemnités d'assurance de deux véhicules, de montants mensuels respectifs de 175,94 euros et 157,02 euros, et des charges d'électricité et d'eau potable, de montants annuels de 321,79 euros et 540,43 euros, ni au paiement des charges liées à l'éducation de leur enfant mineur. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle relèverait d'une situation de précarité qui justifierait qu'elle bénéficie d'une remise gracieuse de ses dettes de prime d'activité et d'aide personnelle au logement en application des dispositions citées précédemment au point 2. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres conditions des articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale auxquelles est conditionné le bénéfice des remises gracieuses qu'elles prévoient, que la requête de Mme A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales de la Martinique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

V. Phulpin La greffière,

M-A. Elisabeth

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions