lundi 25 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2300580 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MONOTUKA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Monotuka, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Martinique l'a placé en rétention administrative pour une durée de 48 heures, ensemble le courrier du même jour lui notifiant cette décision ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Martinique de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour au regard de sa vie privée et familiale.
Il soutient que :
- la notification de cette décision n'a pas été faite en présence d'un interprète en langue créole haïtien ;
- un appel a été interjeté contre le jugement du 14 septembre 2023 rejetant son recours formé contre la décision du préfet lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ne lui a pas été notifiée dans des conditions régulières ;
- il vit en Martinique depuis décembre 2018, est père de deux enfants mineurs qu'il a reconnus, dont l'un est de nationalité française ; il contribue à l'éducation de ces enfants ;
- il a présenté une demande de carte de séjour le 14 octobre 2022 ;
- les articles 3-1 et 3-2 de la convention internationale des droits de l'enfant ont ainsi été méconnus, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. de Palmaert, premier conseiller, pour statuer sur les mesures d'éloignement relevant de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 25 août 2023, le préfet de la Martinique a fait obligation à M. A, ressortissant haïtien né le 23 octobre 1993, de quitter sans délai le territoire français. Le recours formé contre cet arrêté par l'intéressé a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de la Martinique du 14 septembre 2023. Par une décision du 23 septembre 2023, le préfet de la Martinique a placé M. A en rétention administrative en vue de son éloignement vers Haïti. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur les concluions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 23 septembre 2023 de placement en rétention administrative :
2. Aux termes de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le juge des libertés et de la détention, dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa notification. / Il est statué suivant la procédure prévue aux articles L. 743-3 à L. 743-18. "
3. Les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision du 23 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Martinique l'a placé en rétention administrative ne peuvent qu'être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, en application des dispositions mentionnées au point précédent.
En ce qui concerne le courrier de notification du même jour :
4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A demande l'annulation d'un courrier intitulé " formulaire de notification d'une décision portant placement en rétention administrative dans un local ne relevant pas de l'administration pénitentiaire à remettre à l'intéressé ", courrier qui accompagnait la décision le plaçant en rétention administrative. Or, ce courrier type se borne à fournir au destinataire d'une décision de placement en rétention administrative diverses informations sur ses droits. Ce document, qui est ainsi dépourvu de caractère décisoire, n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre ce courrier doivent être rejetées.
Sur les concluions à fin d'injonction :
6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle pas de mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent également être rejetées.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Fait à Schoelcher le 25 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
S. de Palmaert
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026