lundi 8 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2300627 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 octobre 2023, la SCI Choco, la SARL Chocar et la SAS Rapid Food, représentées par Me Dumont, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 août 2023 par lequel le maire de la commune de Saint-Joseph a réglementé les horaires d'ouverture des débits de boissons, boutiques et points de restauration situés dans les stations-services ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Joseph une somme de 950 euros à verser à chacune des parties requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que les restrictions horaires prescrites par cet arrêté constituent une mesure inadaptée et disproportionnée, inutile pour prévenir les troubles allégués et excessivement attentatoire à la liberté du commerce et de l'industrie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2024, la commune de Saint-Joseph, représentée par Me Especel, conclut à titre principal au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire au rejet de celle-ci, et à ce que chacune des sociétés requérantes lui verse la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'arrêté attaqué a été abrogé par un arrêté du 21 décembre 2023, que la SCI Choco ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité à agir, et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 31 janvier 2024, les sociétés requérantes concluent au non-lieu à statuer sur leurs conclusions à fin d'annulation et maintiennent leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 17 août 2023, le maire de la commune de Saint-Joseph a réglementé la vente des boissons alcoolisées dans les stations-services de la commune, et restreint le soir les horaires d'ouverture des boutiques et points de restauration situés dans des stations-services. Par la présente requête, les SCI Choco, la SARL Chocar et la SAS Rapid food, respectivement propriétaire d'un ensemble immobilier et exploitantes d'une station-service et d'un commerce de restauration rapide, demandent l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 21 décembre 2023, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, le maire de Saint-Joseph a abrogé l'arrêté du 17 août 2023 objet du présent litige. Si les sociétés requérantes indiquent dans leurs dernières écritures qu'il n'y a plus lieu de statuer sur leurs conclusions à fin d'annulation, elles ne peuvent toutefois pas être regardées comme ayant obtenu entière satisfaction. Dès lors, leurs conclusions à fin de non-lieu équivalent à un désistement pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
4. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérantes, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, les sommes que demande la commune de Saint-Joseph au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Joseph le versement à la SARL Chocar et à la SAS Rapid food d'une somme de 750 euros à chacune au titre des frais de même nature qu'elles ont exposés. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la SCI Choco présentées sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation présentées par la SCI Choco et autres.
Article 2 : La commune de Saint-Joseph versera la somme de 750 euros, respectivement à la SARL Chocar et à la SAS Rapid Food, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Choco, première dénommée pour l'ensemble des requérantes, et à la commune de Saint-Joseph.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 avril 2024.
Le rapporteur,
S. de Palmaert
Le président,
J-M. Laso
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026