jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400025 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BERTRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 9 janvier 2024, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Bordeaux a transmis au tribunal administratif de la Martinique, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B C.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Bordeaux le 27 décembre 2023, et des mémoires complémentaires, enregistrés au greffe du tribunal administratif de la Martinique le 26 juin 2024 et le 30 juillet 2024, M. C, représenté par Me Amblard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à lui verser la somme totale de 35 110 euros, en réparation de ses préjudices résultant de la résiliation unilatérale de la convention, conclue le 27 janvier 2014, en vue de l'édition d'une revue annuelle destinée à présenter les activités de la chambre ;
2°) de mettre à la charge de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique la somme de 3 600 euros, à verser à Me Amblard, en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014 présente un caractère fautif, en ce qu'elle n'est justifiée par aucune faute du titulaire ni aucun motif d'intérêt général;
- il subit un préjudice économique et un préjudice d'image, résultant de l'atteinte à sa réputation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 juin 2024 et le 4 septembre 2024, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique, représentée par Me Bertrand, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- les créances revendiquées par M. C sont atteintes par la prescription quadriennale ;
- sa responsabilité ne peut être engagée sur le terrain contractuel, dès lors qu'il convient d'écarter l'application de la convention du 27 janvier 2014, dont le contenu est illicite ;
- les fautes commises par le requérant étaient de nature à justifier la résiliation unilatérale de la convention et, en tout état de cause, la résiliation était justifiée par un motif d'intérêt général, tenant aux difficultés financières rencontrées par la chambre ;
- en tout état de cause, les préjudices allégués par le requérant ne sont pas justifiés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du 9 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'artisanat ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 19 janvier 2009, portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de fournitures courantes et de services ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lancelot,
- les conclusions de M. de Palmaert, rapporteur public,
- et les observations de Me Bertrand, avocat de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C exploitait, dans le cadre d'une entreprise individuelle dénommée " Développement technique et commercial ", une activité de communication. Il a conclu avec la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique, le 27 janvier 2014, une convention en vue de la réalisation d'une revue annuelle, destinée à présenter les activités de cet établissement public. Le contenu rédactionnel et photographique de la revue devait être fourni exclusivement par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique, tandis que M. C était en charge de la réalisation technique de la revue et de la vente à des tiers d'encarts publicitaires, étant précisé que la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique ne versait aucune rémunération à M. C pour ses prestations, la vente d'encarts publicitaires devant ainsi financer entièrement la réalisation de la revue, par ailleurs diffusée au public gratuitement. Cependant, dans le courant de l'année 2015, par une décision non formalisée, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique a renoncé à la diffusion de cette revue, et doit ainsi être regardée comme ayant rompu unilatéralement la convention du 27 janvier 2014. Par plusieurs courriers adressés au président de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique le 22 février 2016, le 13 avril 2017, le 10 novembre 2017 et le 29 août 2018, M. C a sollicité une indemnisation, en réparation de ses préjudices résultant de la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014. M. C a, ensuite, saisi la juridiction judiciaire. Par un jugement du 7 mai 2019, le tribunal judiciaire de Fort-de-France a condamné la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à verser à M. C la somme de 27 860 euros, en réparation de ses préjudices. Ce jugement a, cependant, été annulé par un arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France du 26 avril 2022, qui a retenu l'incompétence de la juridiction judiciaire, la convention du 27 janvier 2014 devant être regardée comme un contrat administratif. Par la présente requête, M. C demande au tribunal administratif de condamner la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à lui verser la somme de 35 110 euros, en réparation de ses préjudices, résultant de la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014.
Sur l'exception de prescription quadriennale opposée en défense par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique :
2. D'une part, aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 312-5 du code de l'artisanat : " [] Les chambres de métiers et de l'artisanat de région ne sont pas soumises aux dispositions du décret n° 2012-1746 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ". Aux termes de l'article D. 323-15 du même code : " Les fonctions de comptable sont exercées par le trésorier. Ce dernier peut, avec l'accord du bureau, les déléguer à un ou plusieurs trésoriers adjoints en fonction de seuils de paiement fixés dans le règlement intérieur. Le trésorier est chargé, dans le respect de la séparation de ses fonctions et de celles du président, de la tenue de la comptabilité, du paiement des dépenses sur la base des mandats émis préalablement par le président, de l'encaissement des recettes, ainsi que de la gestion de la trésorerie. Il certifie le compte de gestion qu'il présente à l'assemblée générale ".
4. Il résulte des dispositions précitées du code de l'artisanat que la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique n'est pas dotée d'un comptable public. Par suite, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique ne peut, en tout état de cause, utilement se prévaloir de la prescription quadriennale, prévue par la loi du 31 décembre 1968, qui n'est pas opposable aux créances dont se prévaut M. C.
Sur le principe de la responsabilité contractuelle de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique :
5. En premier lieu, lorsque les parties à un contrat administratif soumettent au juge un litige relatif à l'exécution du contrat qui les lie, il incombe en principe à celui-ci, eu égard à l'exigence de loyauté des relations contractuelles, de faire application du contrat. Toutefois, dans le cas seulement où il constate une irrégularité invoquée par une partie ou relevée d'office par lui, tenant au caractère illicite du contenu du contrat ou à un vice d'une particulière gravité relatif notamment aux conditions dans lesquelles les parties ont donné leur consentement, il doit écarter le contrat et ne peut régler le litige sur le terrain contractuel.
6. Il résulte de l'instruction que la convention du 27 janvier 2014, stipule, en son article III : " La présente convention d'édition est conclue avec reconduction automatique, sauf dénonciation par l'une des parties 6 mois avant la date d'expiration par lettre recommandée avec accusé de réception ". S'il est vrai que la rédaction de cette clause est particulièrement ambiguë, dans la mesure où aucune date d'expiration n'est par ailleurs précisée, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique ne peut, pour autant, être regardée comme ayant entendu renoncer à l'exercice de son pouvoir de résiliation unilatérale du contrat. Par suite, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique n'est pas fondée à faire valoir que la convention du 27 janvier 2014 présenterait une irrégularité, tenant au caractère illicite de son contenu. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu d'écarter le contrat.
7. En deuxième lieu, si la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique invoque l'article 32 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de fournitures courantes et de services, approuvé le 19 janvier 2009, pour soutenir qu'elle pouvait résilier unilatéralement la convention du 27 janvier 2014, en raison d'une faute du titulaire, il ne résulte ni de cette convention, ni d'aucune autre pièce du dossier que les parties aient entendu se référer à ce cahier. Ainsi, à défaut d'une telle référence au cahier des clauses administratives générales du 19 janvier 2009, la clause invoquée n'a pas de caractère contractuel et ne peut valablement être opposée à M. C. Cependant, même si le contrat ne contient aucune clause à cet effet et, s'il contient de telles clauses, quelles que soient les hypothèses dans lesquelles elles prévoient qu'une résiliation aux torts exclusifs du titulaire est possible, il est toujours possible, pour l'administration, de prononcer une telle résiliation lorsque son cocontractant a commis une faute d'une gravité suffisante.
8. Si la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique soutient que M. C aurait manqué à ses obligations contractuelles et, en particulier, se serait immiscé dans le contenu rédactionnel de la revue, elle n'établit pas, en se bornant à produire un " compte rendu ", rédigé le 10 mai 2017, soit postérieurement à la résiliation litigieuse, et faisant état de " divergences de points de vue " et de " difficultés à répondre à la demande du président ", en l'absence de toute précision sur la nature de ces supposées divergences et difficultés, que M. C aurait commis une faute, qui plus est d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014.
9. En troisième lieu, en vertu des règles générales applicables aux contrats administratifs, la personne publique contractante peut toujours, pour un motif d'intérêt général, résilier unilatéralement un tel contrat.
10. Si la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique invoque, pour faire valoir que la résiliation de la convention du 27 janvier 2014 serait justifiée par un motif d'intérêt général, sa situation de grande difficulté financière, il est constant que la convention du 27 janvier 2014 ne prévoyait le versement d'aucune somme d'argent de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à M. C. Par suite, alors que la poursuite de l'exécution de la convention du 27 janvier 2014 n'était pas susceptible de dégrader davantage la situation financière de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique et alors au demeurant que cette situation financière dégradée préexistait à la signature de la convention, M. C est fondé à soutenir que la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014 n'est justifiée par aucun motif d'intérêt général.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à soutenir que la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014 est constitutive d'une faute, de nature à engager la responsabilité contractuelle de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique.
Sur les préjudices subis par M. C :
12. En premier lieu, M. C justifie avoir versé à l'imprimeur, en charge de l'impression de la revue, un acompte de 3 000 euros, dont il n'a pas pu obtenir le remboursement, à la suite de la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014 par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique. Ces frais ayant été engagés en pure perte, M. C est fondé à solliciter l'indemnisation du préjudice financier correspondant. En outre, si M. C demande à être indemnisé des démarches effectuées et notamment des appels téléphoniques, courriels et déplacements en vue de prospecter des annonceurs, cette prestation n'avait pas vocation à être rémunérée, en tant que telle, même si l'exécution de la convention s'était poursuivie. M. C ne justifie donc d'aucun préjudice financier, à ce titre. En revanche, M. C justifie avoir conclu des ventes d'encarts publicitaires avec 8 annonceurs, pour un montant total facturé, mais non perçu, de 14 845 euros HT. Dans la mesure où il résulte du devis de l'imprimeur que l'impression de la revue devait être facturée à M. C, pour un montant de 11 085 euros HT, il en résulte, pour M. C, un manque à gagner de 3 760 euros. Ainsi, il sera fait une juste appréciation du préjudice économique total subi par M. C, en l'évaluant à la somme de 6 760 euros.
13. En deuxième lieu, si M. C se prévaut d'un préjudice d'image, résultant de l'atteinte à sa réputation qu'aurait entraînée, auprès des annonceurs potentiels, l'absence de parution de la revue, du fait de la résiliation unilatérale de la convention du 27 janvier 2014, il n'en justifie pas. De même, M. C ne justifie pas de ce que l'absence de parution de la revue aurait entraîné une perte de chance de voir son activité commerciale s'accroître. M. C n'est donc pas fondé à solliciter une quelconque indemnisation à ce titre.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander la condamnation de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à lui verser la somme de 6 760 euros. Le surplus des conclusions de la requête de M. C doit être rejeté.
Sur les frais liés au litige :
15. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Amblard, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique le versement à Me Amblard d'une somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique est condamnée à verser à M. C la somme de 6 760 euros.
Article 2 : La chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique versera à Me Amblard une somme de 1 500 euros, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Amblard renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Amblard et à la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. Lancelot, premier conseiller,
M. Phulpin, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
Le rapporteur,
F. Lancelot
Le président,
J.-M. Laso La greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026