jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400027 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP DIDIER, PINET |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 27 novembre 2023, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 5 janvier 2024, 17 janvier 2024, 2 février 2024, 1er mars 2024 et 8 avril 2024 la SA Usine du Marin, représentée par la Selarl Cabinet François Pinet, agissant par l'intermédiaire de Me Pinet, demande au tribunal :
1°) de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1900681 du 17 mai 2021 par lequel le tribunal administratif de la Martinique a annulé la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Martinique sur sa demande de concours de la force publique, a enjoint au préfet de la Martinique, dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement, de prendre toutes mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion des occupants du terrain dont elle est propriétaire, situé lieu-dit " Habitation Anse noire " à Sainte-Anne, et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) de liquider à son profit l'astreinte prononcée par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, pour la période écoulée depuis le 23 juin 2023, et de majorer pour l'avenir le taux de cette astreinte, en le portant à un montant de 1 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'Etat n'a accompli aucune diligence appropriée pour exécuter la mesure d'injonction qui lui a été adressée par le jugement n° 1900681 du tribunal administratif du 17 mai 2021, et ce malgré l'astreinte prononcée à son encontre par jugement du 23 décembre 2022 ;
- les éléments avancés par le préfet de la Martinique ne permettent pas de justifier de l'impossibilité de procéder à l'expulsion des occupants sans titre de sa propriété ;
- elle est fondée à solliciter la liquidation de l'astreinte à son profit, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, et à ce que l'Etat soit condamné à une nouvelle astreinte d'un montant supérieur.
Par une ordonnance du 11 janvier 2024, le président du tribunal administratif de la Martinique a, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures nécessaires à l'exécution du jugement du tribunal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 décembre 2023, un mémoire complémentaire, enregistré le 2 février 2024, et des pièces complémentaires, enregistrées le 19 février 2024, le préfet de la Martinique conclut au rejet de la demande d'exécution de la SA Usine du Marin.
Il soutient que :
- il a pris les mesures appropriées pour exécuter le jugement du tribunal administratif ;
- l'astreinte présente un caractère disproportionné et ne peut dès lors être liquidée au bénéfice de la société requérante puisque celle-ci, cumulée avec les indemnités déjà versées par l'Etat à la société, représente un montant très supérieur à la valeur du terrain.
Par des courriers du 17 septembre 2024, le président du tribunal administratif a informé les parties de ce que la juridiction envisageait de faire application de l'article L. 911-8 du code de justice administrative et d'affecter une fraction du produit de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022 au bénéfice du parc naturel régional de la Martinique et de l'office français de la biodiversité.
La SA Usine du Marin a présenté ses observations sur ce courrier d'information, par un mémoire qui a été enregistré le 2 octobre 2024.
Par des courriers du 17 septembre 2024, le président du tribunal administratif a informé le parc naturel régional de la Martinique et l'office français de la biodiversité de ce que la juridiction envisageait de faire application de l'article L. 911-8 du code de justice administrative et de leur affecter une fraction du produit de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022.
Le parc naturel régional de la Martinique a présenté ses observations sur ce courrier d'information, par un mémoire qui a été enregistré le 30 septembre 2024 et dans lequel l'établissement déclare qu'il accepte le bénéfice du produit de l'astreinte.
Vu :
- le jugement du tribunal administratif de la Martinique n° 1900681 du 17 mai 2021 ;
- le jugement du tribunal administratif de la Martinique n° 2200437 du 23 décembre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Phulpin,
- les conclusions de M. de Palmaert, rapporteur public,
- et les observations de Mme B, représentante du préfet de la Martinique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un premier jugement n° 1900681 du 17 mai 2021, le tribunal administratif de la Martinique a annulé la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Martinique sur la demande de concours de la force publique de la SA Usine du Marin, a enjoint au préfet de la Martinique, dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement, de prendre toutes mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion des occupants du terrain dont elle est propriétaire, situé lieu-dit " Habitation Anse noire " à Sainte-Anne, et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Après avoir constaté l'inexécution de l'article 2 de ce jugement, le tribunal administratif de la Martinique a, par un second jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, prononcé à l'encontre de l'Etat une astreinte d'un montant journalier de 50 euros s'il ne justifiait de cette exécution dans un délai de six mois à compter de la notification de ce second jugement. Dans la présente instance, la SA Usine du Marin demande au tribunal d'administratif de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1900681 du 17 mai 2021, d'assortir ces mesures d'une astreinte journalière d'un montant de 1 500 euros et de liquider à son profit l'astreinte prononcée par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, pour la période écoulée depuis le 23 juin 2023.
Sur les demandes d'exécution et de liquidation de l'astreinte :
2. En premier lieu, l'article L. 911-1 du code de justice administrative dispose : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. " L'article L. 911-4 du même code dispose : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. "
3. Il appartient au juge saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 d'apprécier l'opportunité de compléter les mesures déjà prescrites ou qu'il prescrit lui-même par la fixation d'un délai d'exécution et le prononcé d'une astreinte suivi, le cas échéant, de la liquidation de celle-ci, en tenant compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.
4. La SA Usine du Marin demande que soient prescrites les mesures d'exécution du jugement du n° 1900681 du 17 mai 2021 par lequel le tribunal administratif de la Martinique a annulé la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Martinique sur sa demande de concours de la force publique pour l'exécution d'un jugement d'expulsion rendu en sa faveur par le tribunal de grande instance de Fort-de-France le 13 février 1990, confirmé par un arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France du 19 juin 1992. Toutefois, le tribunal a, par ce jugement, défini les mesures qu'il impliquait nécessairement, en enjoignant au préfet de la Martinique, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de prendre toutes les mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion des occupants du terrain " Habitation Anse noire ", situé sur le territoire de la commune de Sainte-Anne, dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir. Par un second jugement n ° 2200437 du 23 décembre 2022, le tribunal administratif de la Martinique a assorti cette mesure d'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour à l'issue d'un nouveau délai d'exécution de six mois à compter de la notification de ce jugement. La société requérante n'invoque aucune circonstance de droit ou de fait nouvelle susceptible de remettre en cause l'appréciation qui a été portée par le jugement dont l'exécution est demandée. Il en résulte que la demande de la SA Usine du Marin tendant à ce que des mesures d'exécutions complémentaires soient prescrites ne peut qu'être rejetée.
5. En second lieu, l'article L. 911-7 du code de justice administrative dispose : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / () Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée. " L'article L. 911-6 du même code dispose : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif () ". L'article L. 911-8 du même code dispose : " La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. / Cette part est affectée au budget de l'Etat. "
6. En vertu du premier alinéa de l'article L. 911-8 du code de juridiction administrative, la juridiction a la faculté de décider, afin d'éviter un enrichissement indu, qu'une fraction de l'astreinte liquidée ne sera pas versée au requérant, le second alinéa prévoyant que cette fraction est alors affectée au budget de l'État. Toutefois, l'astreinte ayant pour finalité de contraindre la personne morale de droit public ou l'organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public à exécuter les obligations qui lui ont été assignées par une décision de justice, ces dispositions ne trouvent pas à s'appliquer lorsque l'Etat est débiteur de l'astreinte en cause. Dans ce dernier cas, lorsque cela apparaît nécessaire à l'exécution effective de la décision juridictionnelle, la juridiction peut, même d'office, après avoir recueilli sur ce point les observations des parties ainsi que de la ou des personnes morales concernées, décider d'affecter cette fraction à une personne morale de droit public disposant d'une autonomie suffisante à l'égard de l'Etat et dont les missions sont en rapport avec l'objet du litige ou à une personne morale de droit privé, à but non lucratif, menant, conformément à ses statuts, des actions d'intérêt général également en lien avec cet objet.
7. Il résulte de l'instruction, en particulier des différents échanges de courriels et du rapport de gendarmerie, que les services de l'Etat sont intervenus sur les lieux et ont eu des échanges avec le représentant de la société requérante. Toutefois, ceux-ci se sont bornés à inviter la société à présenter une nouvelle demande de concours de la force publique, après réalisation des formalités de commissaire de justice, et à produire des justificatifs du règlement du prix d'acquisition de sa propriété, sans jamais entreprendre aucune mesure en vue de procéder à l'expulsion des occupants du terrain de la SA Usine du Marin. En outre, les seules circonstances mentionnées dans le rapport de gendarmerie établi le 15 février 2024, tirées de ce que les occupants du terrain ne seraient pas disposés à quitter les lieux et que plusieurs d'entre eux seraient membres d'une association agréée pour la défense de l'environnement ayant participé à un mouvement, fortement médiatisé sur les réseaux sociaux et dans la presse locale, pour dénoncer " Les terres volées " en Martinique, et dont le principal protagoniste, non occupant du terrain, a été placé en détention provisoire, ne permettent pas, à elles-seules, de justifier de l'impossibilité d'exécuter le jugement. A la date de lecture du présent jugement, le 21 novembre 2024, le préfet de la Martinique n'avait communiqué au greffe du tribunal copie d'aucun acte justifiant d'autre mesure prise pour exécuter ce jugement. Le préfet de la Martinique doit, par suite, être regardé comme n'ayant pas, à cette date, exécuté cette décision, qui lui avait été notifiée le 23 décembre 2022. Dans les circonstances de l'espèce, compte-tenu notamment de l'absence de tout commencement d'exécution, il n'y a pas lieu de modérer le taux de l'astreinte provisoire fixée par le jugement du 23 décembre 2022. Il y a lieu, dès lors, de procéder à la liquidation de l'astreinte pour la période du 24 juin 2023 inclus au 21 novembre 2024 inclus, au taux de 50 euros par jour, soit 25 850 euros. Cette somme provisoire, qui ne préjuge pas du montant des nouvelles liquidations susceptibles d'intervenir jusqu'à exécution complète de la chose jugée, sera, dans les circonstances de l'espèce, versée à hauteur d'un quart à la SA Usine du Marin, soit 6 462,50 euros, tandis que les trois quarts restants seront, par application des principes rappelés au point précédent, versés pour moitié au parc naturel régional de la Martinique, soit 9 693,75 euros, et à l'office français de la biodiversité, soit 9 693,75 euros. Il n'y a en revanche pas lieu, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, de majorer le taux de l'astreinte initiale pour la période postérieure au présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SA Usine du Marin et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à la SA Usine du Marin la somme de 6 462,50 euros au titre de la liquidation provisoire de l'astreinte fixée par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, pour la période du 24 juin 2023 inclus au 21 novembre 2024 inclus.
Article 2 : L'Etat est condamné à verser au parc naturel régional de la Martinique la somme de 9 693,75 euros au titre de la liquidation provisoire de l'astreinte fixée par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, pour la période du 24 juin 2023 inclus au 21 novembre 2024 inclus.
Article 3 : L'Etat est condamné à verser à l'office français de la biodiversité la somme de 9 693,75 euros au titre de la liquidation provisoire de l'astreinte fixée par le jugement n° 2200437 du 23 décembre 2022, pour la période du 24 juin 2023 inclus au 21 novembre 2024 inclus.
Article 4 : L'Etat versera à la SA Usine du Marin une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus de la demande de la SA Usine du Marin est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la SA Usine du Marin, au ministre de l'intérieur, au parc naturel régional de la Martinique et à l'office français de la biodiversité.
Une copie sera adressée pour information au préfet de la Martinique.
Une copie en sera également adressée au ministère public près la Cour des comptes, en application de l'article R. 921-7 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. Lancelot, premier conseiller,
M. Phulpin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
Le rapporteur,
V. Phulpin
Le président,
J-M. LasoLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026