Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400143
jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400143 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2024, M. A C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2023 par lequel le préfet de la Martinique l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Le 26 février 2024, le préfet de la Martinique a transmis l'arrêté du même jour abrogeant l'arrêté du 6 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant haïtien né le 7 juillet 1998, entré en France le 25 mai 2019 selon ses déclarations, a présenté, le 13 juillet 2023, une demande exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 6 décembre 2023, dont il sollicite l'annulation, le préfet de la Martinique a obligé M. B à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 26 février 2024, le préfet de la Martinique a abrogé son arrêté du 6 décembre 2023. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 décembre 2023 sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande du requérant tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B à fin d'annulation et d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au préfet de la Martinique.
Fait à Schœlcher, le 25 avril 2024.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.