LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2400146

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400146

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400146
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 février 2024, des mémoires complémentaires, enregistrés les 24 février 2024 et 3 septembre 2024, et des pièces complémentaires, enregistrées les 28 février 2024 et 24 septembre 2024, Mme C A épouse B demande au tribunal de condamner la commune du Diamant à lui verser des indemnités d'un montant total de 17 714,80 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi à la suite d'une chute sur la voie publique le 29 novembre 2023.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable puisqu'elle a formé une demande indemnitaire préalable par un courrier daté du 13 décembre 2023 auquel la commune du Diamant n'a apporté aucune réponse ;

- elle a été victime d'une double fracture de la cheville droite après qu'une plaque d'égout mal entretenue et non sécurisée se soit dérobée à son passage alors qu'elle se promenait sur la voie publique dans la commune du Diamant le 29 novembre 2023 ;

- transférée aux urgences et hospitalisée jusqu'au 3 décembre 2023, elle n'a pu profiter des cinq derniers jours de son séjour de vacances, lui causant un préjudice lié à la cessation de la jouissance de sa location, qu'elle évalue à la somme de 425 euros ;

- l'immobilisation de sa jambe l'a également contrainte à payer des coûts supplémentaires d'avion pour le trajet de retour, afin de pouvoir voyager la jambe allongée, et des frais de taxi à l'arrivée, d'un montant total de 2 289,80 euros dont elle est fondée à demander réparation ;

- elle est restée en convalescence pendant plusieurs mois, d'abord avec une incapacité totale puis partielle, lui causant un préjudice d'immobilisation, des pertes de revenus et un préjudice moral, qu'elle évalue à la somme totale de 15 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 août 2024, la commune du Diamant, représentée par Me Bel, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que les demandes d'indemnisations soient ramenées à de plus justes proportion, et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, elle n'est pas accompagnée de la pièce justifiant de la date de dépôt de la demande indemnitaire préalable ;

- le défaut d'entretien normal de l'ouvrage n'est pas établi puisqu'il n'est pas démontré que la plaque d'égout n'était pas adaptée au regard qu'elle recouvrait ;

- sa responsabilité ne peut engagée dès lors que, à supposer même que la plaque d'égout ait basculé, celle-ci est nécessairement sortie de son logement très peu de temps avant l'accident, de sorte qu'elle ignorait cette situation et n'a pas été mise en mesure d'y remédier ;

- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 23 août 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault, représentée par son directeur, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune du Diamant à lui verser la somme de 8 106,80 euros correspondant au montant des débours qu'elle a engagés au profit de Mme A ;

2°) de condamner la commune à lui verser la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Elle soutient que :

- elle a pris à sa charge les frais de soin et de santé de Mme A pour un montant total de 8 106,80 euros ;

- elle est en droit de prétendre à l'indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 1 091,00 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Phulpin,

- les conclusions de M. de Palmaert, rapporteur public,

- et les observations de Me Bel, avocate de la commune du Diamant.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A épouse B a été victime d'une chute sur la voie publique le 29 novembre 2023, alors qu'elle se promenait dans le bourg de la commune du Diamant. Elle a formé auprès du maire de la ville une demande indemnitaire préalable, par un courrier daté du 13 décembre 2023 qui est resté sans réponse. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal administratif de condamner la commune du Diamant à lui verser des indemnités d'un montant total de 17 714,80 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de cette chute.

Sur la fin de non-recevoir :

2. L'article R. 421-1 du code de justice administrative dispose : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-2 du même code dispose : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ". L'article R. 412-1 du même code dispose : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. En l'espèce, si Mme A n'avait produit à l'appui de sa requête que la seule copie de son courrier de demande indemnitaire préalable, daté du 13 décembre 2023, à l'exclusion de tout justificatif de dépôt, elle a toutefois postérieurement produit au cours de l'instance, à l'appui de son mémoire complémentaire du 3 septembre 2024, la copie de l'accusé postal de réception du pli recommandé qui justifie que son courrier de demande préalable indemnitaire a été réceptionné par l'administration le 22 décembre 2023. Il est constant que l'administration n'a donné aucune suite à ce courrier de demande indemnitaire préalable. Dans ces conditions, la commune du Diamant n'est pas fondée à soutenir que la requête de Mme A serait irrecevable au regard de l'article R. 412-1 cité au point précédent du code de justice administrative, faute d'être accompagnée de la pièce justifiant de la date de dépôt de la demande préalable. La fin de non-recevoir ainsi opposée doit, par suite, être écartée.

Sur la responsabilité de la commune du Diamant :

En ce qui concerne le principe de responsabilité :

4. Il appartient à la victime d'un dommage survenu à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public d'apporter la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public dont elle était usager et le dommage dont elle se prévaut. La collectivité en charge de l'ouvrage public peut s'exonérer de sa responsabilité en rapportant la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit de ce que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.

5. Il résulte de l'instruction que, d'une part, Mme A, qui séjournait en Martinique avec son époux dans le cadre d'un voyage d'agrément, a été victime d'un accident après avoir chuté sur la voie publique le 29 novembre 2023, alors qu'elle se promenait dans la rue Justin Roc au Diamant. Elle produit à l'appui de ses écritures l'attestation de son mari, qui a assisté à la chute et qui indique que l'accident a été occasionné par une plaque d'égout mobile située sur le trottoir devant la mairie du Diamant, laquelle ne faisait l'objet d'aucun signalement. La requérante produit également les attestations de deux amis, qui habitent à quelques centaines de mètres du lieu de l'accident et chez lesquels les époux devaient se rendre pour dîner quelques minutes plus tard. Ces derniers indiquent que, contactés par téléphone par le mari de la requérante juste après la chute, un peu avant 19h00, ils se sont rendus immédiatement sur les lieux et ont trouvé Mme A à terre, souffrant de la cheville droite qui était tordue, à côté d'une plaque d'égout ouverte qui n'était pas signalée, et précisent en outre que, postérieurement à l'accident, la ville a installé des piquets entourés de ruban de signalisation de chantier rouge et blanc autour de la plaque pour prévenir du danger. Mme A produit en outre une photographie, prise le 29 novembre 2023 juste après l'heure de l'accident, qui montre la plaque d'égout à moitié ouverte et ne faisant l'objet d'aucun signalement, ainsi que le rapport d'intervention du service d'incendie et de secours de la Martinique, qui met en cause la défaillance de la plaque d'égout. L'ensemble de ces éléments, détaillés et concordants, sont suffisamment précis pour établir tant l'emplacement de l'ouvrage que le lien entre la chute de Mme A et la défaillance de la plaque d'égout non scellée, contrairement à ce que soutient à tort l'administration en défense. D'autre part, en se bornant à soutenir que le défaut d'entretien normal de l'ouvrage ne serait pas démontré par la requérante et de ce qu'elle n'était pas informée que la plaque d'égout était sortie de son logement avant l'accident, la commune du Diamant n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'entretien normal de l'ouvrage ou de ce que le dommage est imputable à un cas de force majeure. Enfin, aucune faute de la victime ne peut être retenue dès lors que le descellement non visible d'une plaque d'égout ne constitue pas un obstacle qu'un usager de la voie publique peut normalement s'attendre à rencontrer. Dans ces conditions, Mme A est fondée à soutenir que l'entière responsabilité de la commune du Diamant est engagée à raison de la chute dont elle a été victime le 29 novembre 2023.

En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :

S'agissant des préjudices patrimoniaux :

6. En premier lieu, Mme A demande l'indemnisation des frais de location de sa résidence de vacances qu'elle a exposés entre le 29 novembre 2023 et le 3 décembre 2023. Toutefois, si elle n'a pu effectivement jouir de la location de vacances pendant cette période au cours de laquelle elle était hospitalisée après avoir été transférée au centre hospitalier universitaire de Martinique par les sapeurs-pompiers qui sont intervenus sur le lieu de l'accident, la requérante n'a cependant pas procédé à la résiliation anticipée de la location de vacances et son mari, qui est resté en Martinique pendant toute la durée d'hospitalisation, a continué d'utiliser l'hébergement touristique. Dans ces conditions, la réalité du préjudice invoqué sur ce point n'est pas établie.

7. En deuxième lieu, d'une part, il résulte de l'instruction, en particulier du compte-rendu d'imagerie médicale et du certificat médical du chirurgien orthopédique, que la chute du 29 novembre 2023 a causé à Mme A une double fracture de la cheville droite qui a nécessité une opération chirurgicale afin de poser un matériel d'ostéosynthèse. Le chirurgien orthopédique du centre hospitalier universitaire de Martinique a autorisé Mme A, le 4 décembre 2023, à rentrer à son domicile dans l'Hexagone en avion, à la condition toutefois qu'elle bénéficie d'un siège lui permettant d'allonger la jambe droite. Si la commune du Diamant soutient que cette restriction médicale justifiait seulement que l'intéressée s'acquitte d'un supplément à son billet d'avion initial, en classe " economy ", afin de pouvoir bénéficier d'un " siège+ " situé dans la rangée d'une issue de secours, qui présente un couloir de dégagement permettant aux passagers qui s'y trouvent d'étendre leurs jambes, de tels sièges ne peuvent toutefois être attribués aux personnes dont la mobilité est restreinte et ce pour des raison de sécurité aérienne. Il s'ensuit que Mme A est fondée à demander l'indemnisation du coût de sur-classement de son billet d'avion initial en classe " business ", soit la catégorie immédiatement supérieure bénéficiant d'un siège qui permet aux passagers d'allonger les jambes. Elle produit sur ce point une facture établie par l'agence de la compagnie aérienne, basée à l'aéroport du Lamentin, le 3 décembre 2023, au moment du changement de son billet initial, relatif à un trajet à son nom sur un vol entre la Martinique et l'aéroport d'Orly, d'un montant de 1 108,64 euros. D'autre part, si Mme A indique que la présence de son époux à ses côtés dans l'avion était nécessaire afin qu'il puisse l'assister pour se mouvoir, elle n'établit toutefois pas qu'elle n'aurait pu bénéficier de l'assistance nécessaire de la part du personnel de la compagnie aérienne si elle avait voyagé seule dans le compartiment de la cabine dédié à la classe " business ". Si la requérante demande en outre l'indemnisation d'une note de taxi pour un trajet le jour de l'atterrissage du vol entre l'aéroport d'Orly et une adresse située à Louveciennes, dans le département des Yvelines, il n'est toutefois pas démontré, ni même véritablement soutenu, que ces frais de taxi sont liés au retour de Mme A à son domicile, situé dans l'Hérault, et qu'ils n'auraient pas été exposés dans tous les cas, compte-tenu des difficultés de liaison entre les deux destinations par les transports publics. Il s'ensuit que ni les frais de sur-classement en classe " business " du billet d'avion de l'époux de la requérante, ni les frais de taxis exposés à l'atterrissage ne peuvent être regardés comme présentant un lien direct avec l'accident du 29 novembre 2023. Dans ces conditions, il sera fait une exacte appréciation du préjudice subi par Mme A au titre des frais de transport supplémentaires en l'évaluant à la somme de 1 108,64 euros.

8. En troisième lieu, Mme A était la dirigeante d'une société de conseil exerçant dans le secteur social et médico-social, qui a cessé définitivement son activité le 31 décembre 2023, soit un mois après l'accident. Si elle soutient qu'elle a connu des restrictions de mouvements pendant les trois mois qui ont suivi l'accident et que celles-ci l'ont empêchée d'effectuer des déplacements auprès des établissements de santé et personnes en situation de handicap ou âgées clientes de sa société afin de réaliser les prestations de conseils, d'audits et d'évaluations externes, elle ne produit toutefois aucun justificatif médical sur ce point, ni ne démontre que la société n'aurait pu exercer d'activité pendant cette période de trois mois malgré son état de santé, moyennant le cas échéant quelques réorganisations. La requérante n'apporte en outre aucun élément de nature à justifier que la cessation d'activité de la société, survenue au 31 décembre 2023, serait en lien avec l'accident survenu le 29 novembre 2023. Dans ces conditions, la réalité du préjudice lié aux pertes de revenus dont se prévaut Mme A n'est pas établie.

9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune du Diamant à verser à Mme A une indemnité d'un montant de 1 108,64 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux.

S'agissant des préjudices personnels :

10. Il résulte de l'instruction que, à la suite de l'accident survenu le 29 novembre 2023, Mme A a subi une double fracture de la cheville droite qui a nécessité une opération chirurgicale afin de poser un matériel d'ostéosynthèse. Elle est restée hospitalisée pendant quatre jours et a subi des restrictions dans la vie quotidienne pendant près de trois mois, ne pouvant d'abord se déplacer qu'avec des béquilles sans possibilité d'appui au sol, puis avec un appui partiel sur béquilles. Elle a également dû suivre des séances de rééducation pendant une durée de six mois, à une fréquence de trois fois par semaine, et a subi des limitations dans les différentes activités de la vie personnelle. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A en les évaluant à la somme globale de 2 000 euros.

11. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune du Diamant à verser à Mme A une indemnité d'un montant global de 2 000 euros en réparation de ses préjudices personnels.

Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie :

12. L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale dispose : " Lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l'assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l'assuré ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre ou du livre Ier. / Les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le présent livre et le livre Ier, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident dans les conditions ci-après. / Les recours subrogatoires des caisses contre les tiers s'exercent poste par poste sur les seules indemnités qui réparent des préjudices qu'elles ont pris en charge, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel () ".

13. La caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault demande la condamnation de la commune du Diamant à lui verser une indemnité de 8 106,80 euros correspondant aux débours qu'elle a exposés pour Mme A. Elle produit à l'instance un relevé des débours, qui établit qu'elle a exposé des frais hospitaliers, des frais médicaux, des frais pharmaceutiques et des frais d'appareillage, entre le 29 novembre 2023 et le 26 janvier 2024, pour un montant total de 8 106,80 euros. Toutefois, elle ne précise pas les dépenses de santé qui doivent être regardées comme en lien avec l'accident survenu le 29 novembre 2023 et n'a pas donné suite à la mesure d'instruction que lui a adressée le tribunal le 11 décembre 2024 afin qu'elle produise une attestation d'imputabilité établie par un médecin conseil se prononçant sur l'imputabilité des débours audit accident. Dans ces conditions, les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault tendant au remboursement des débours doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant au versement de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune du Diamant demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La commune du Diamant est condamnée à verser à Mme A des indemnités d'un montant total de 3 108,64 euros, en réparation des préjudices patrimoniaux et personnels qu'elle a subis à la suite de l'accident du 29 novembre 2023.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault tendant au remboursement de ses débours et au versement de l'indemnité forfaitaire de gestion sont rejetées.

Article 4 : Les conclusions de la commune du Diamant présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B, à la commune du Diamant et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. Phulpin, premier conseiller,

Mme Monnier-Besombes, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

Le rapporteur,

V. Phulpin

Le président,

J-M. LasoLe greffier,

J-H. Minin

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions