LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2400190

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400190

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400190
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSAINT CYR AVOCATS SELARLU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 mars 2024, et des pièces complémentaires, enregistrées le 11 mars 2024, le 14 mars 2024 et le 17 avril 2024, Mme H D, Mme E J, Mme K A, M. et Mme G F et Mme C I, représentés par Me Guyon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision n° PC 97220721BR007 T01, par laquelle la maire de Ducos a tacitement autorisé, au profit de la société Lumina promotion, le transfert du permis de construire, précédemment délivré le 29 avril 2021 à la société Immoseph, en vue de l'édification d'un ensemble immobilier, comprenant 52 logements, sur la parcelle X 926, située au quartier Lourdes, ainsi que les décisions expresses du 5 janvier 2024, portant rejet des recours gracieux exercés le 5 décembre 2023 par M. et Mme F, d'une part, et par Mme I, d'autre part, et les décisions implicites de rejet résultant du silence gardé sur les recours gracieux exercés le 5 décembre 2023 par Mme D, par Mme J et par Mme A ;

2°) d'enjoindre à la maire de Ducos de retirer le permis de construire initial, délivré à la société Immoseph, et le permis de construire, transféré à la société Lumina promotion, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Ducos la somme de 13 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable, dès lors qu'ils ont intérêt à agir contre la décision attaquée, eu égard à leur qualité de voisins immédiats, et qu'ils ont exercé un recours gracieux, de nature à prolonger le délai de recours contentieux ;

- le transfert de permis de construire a été décidé par une autorité incompétente;

- les décisions explicites de rejet des recours gracieux sont insuffisamment motivées ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet ;

- c'est à tort que le projet de construction a été regardé comme portant sur des logements sociaux ;

- le projet de construction méconnaît les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, dès lors que le terrain d'assiette se trouve hors des parties actuellement urbanisées de la commune ;

- le projet de construction porte atteinte à leur droit de propriété, dès lors qu'il entraînera une dépréciation de la valeur de leurs biens ;

- le permis de construire est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et au regard du taux de logements vacants sur le territoire communal.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, la commune de Ducos, représentée par Me Saint-Cyr, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants, solidairement, la somme de 13 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable, les requérants étant dépourvus d'intérêt à agir contre le transfert de permis de construire ;

- les moyens tirés de l'illégalité du permis de construire initial sont inopérants.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2024, la société Lumina promotion, représentée par Me Especel, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants, solidairement, la somme de 13 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable, les requérants étant dépourvus d'intérêt à agir contre le transfert de permis de construire ;

- les moyens tirés de l'illégalité du permis de construire initial sont inopérants.

La requête a été régulièrement communiquée à la société Immoseph, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lancelot,

- les conclusions de M. de Palmaert, rapporteur public,

- et les observations L D, et de Me Oscar, avocate de la société Lumina promotion.

Considérant ce qui suit :

1. Le 29 avril 2021, la maire de Ducos a tacitement délivré à la société Immoseph un permis de construire, en vue de l'édification d'un ensemble immobilier comprenant 52 logements, sur la parcelle X 926, située au quartier Lourdes. Le 30 juin 2023, la société Lumina promotion a sollicité, auprès de la maire de Ducos, le transfert, à son profit, de ce permis de construire. En l'absence de réponse, ce transfert a été tacitement autorisé, en application de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le 5 décembre 2023, Mme D, Mme J, Mme A, M. et Mme F et Mme I ont introduit, contre ce transfert de permis de construire, des recours gracieux, qui, s'agissant de M. et Mme F et L Mme I, ont été expressément rejetés le 5 janvier 2024 et, s'agissant L D, L J et L A, ont été implicitement rejetés. Par la présente requête, Mme D, Mme J, Mme A, M. et Mme F et Mme I demandent au tribunal d'annuler le transfert de permis de construire, tacitement autorisé par la maire de Ducos, ainsi que les décisions, portant rejet de leurs recours gracieux.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense, et tirée du défaut d'intérêt à agir :

2. Une décision portant transfert de permis de construire d'un bénéficiaire à un autre présente le caractère d'une décision administrative susceptible de faire grief. Une telle décision peut être déférée à la juridiction administrative par toute personne ayant intérêt à son annulation.

3. Pour établir leur intérêt à agir à l'encontre du transfert de permis de construire attaqué, les requérants invoquent leur qualité de voisins immédiats du terrain d'assiette du projet de construction, et le fait que ce projet est de nature, eu égard à son ampleur, à affecter les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien. Toutefois, le transfert de permis de construire n'a ni pour objet ni pour effet d'autoriser la réalisation de travaux de construction, lesquels ont été autorisés par le permis de construire initial, tacitement délivré le 29 avril 2021, et devenu définitif. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Ducos et par la société Lumina promotion, et tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, doit être accueillie.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation, présentées par les requérants contre le transfert de permis de construire attaqué, ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

5. L'exécution du présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par les requérants, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent, en tout état de cause, également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Ducos, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des mêmes dispositions et de mettre à la charge des requérants une quelconque somme au titre des frais exposés par la commune de Ducos et par la société Lumina promotion, et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête L D et autres est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Ducos et par la société Lumina promotion, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme H D, première dénommée pour l'ensemble des requérants, à la commune de Ducos, à la société Immoseph et à la société Lumina promotion.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

M. Lancelot, premier conseiller,

M. Phulpin, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.

Le rapporteur,

F. Lancelot

Le président,

J.-M. Laso La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions