jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400383 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2024, la société Gomotic-Socotrav doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 mars 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de Martinique a rejeté la demande de subvention au titre de l'aide à la reprise-transmission ;
2°) d'enjoindre à la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) de réexaminer sa demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7o Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Par la présente requête, la société requérante qui a pour activité l'installation et la maintenance de matériels embarqués pour bus scolaires, demande l'annulation de la décision du 7 mars 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de Martinique a rejeté la demande de subvention sollicitée au titre de l'aide à la reprise-transmission. Toutefois, d'une part, la décision en litige comporte les considérations de droit sur laquelle elle se fonde. D'autre part, il ressort du courrier de notification de la décision en date du 9 avril 2024 que la participation de la CTM n'est pas justifiée au regard du plan de financement présenté. Par suite, en tout état de cause, le moyen invoqué tiré de l'insuffisante motivation de la décision contestée est manifestement infondé. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que, pour l'achat du fonds de commerce, la requérante a obtenu un prêt bancaire et a bénéficié de deux prêts familiaux à titre gratuit. Par suite, le moyen de la requête tiré de ce que le refus de subvention aurait été injuste dès lors que la demande de subvention était éligible et que toutes les conditions étaient remplies, doit être écarté comme n'étant assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête ne contient qu'un moyen de légalité externe manifestement infondé et un moyen de légalité interne, tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, qui n'est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien. Par suite, la requête doit être rejetée par ordonnance sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Gomotic-Socotrav est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Gomotic-Socotrav.
Fait à Schœlcher, le 18 juillet 2024.
Le président,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400383
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026