jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400574 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
I-. Sous le n° 2400574, par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 5 septembre 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le contrat à durée déterminée, conclu le 9 novembre 2020, par lequel le maire de la commune de Sainte-Anne a recruté un directeur de cabinet ;
2°) d'ordonner au comptable public de contrôler la fin d'activité du directeur de cabinet à la mairie de la ville de Sainte-Anne en mars 2020.
II.- Sous le n° 2400586, par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de constater que le préfet de la Martinique n'a pas effectué de contrôle de légalité du contrat conclu par la commune de Saint-Anne pour le recrutement d'un directeur de cabinet et d'annuler la décision du préfet de ne pas sanctionner les illégalités commises ;
2°) d'inscrire en faux en écriture publique le mémoire en défense du préfet de la Martinique du 26 février 2024 produit dans l'instance n°2400053.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2400574 et n° 2400586 ont été présentées par le même requérant et présentent à juger des questions connexes. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7o Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
3. En l'espèce, la formalité de transmission du contrat litigieux au représentant de l'Etat, prévue par l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, constitue une mesure de publicité permettant de conférer un caractère exécutoire à l'acte en litige, mais dont le défaut d'accomplissement est sans incidence sur sa validité. Par suite, le moyen d'illégalité qu'en tire le requérant est inopérant. De même, l'absence de signature par son bénéficiaire est sans incidence sur sa validité. Par suite, le moyen d'illégalité invoqué est inopérant. Par ailleurs, le contrat a pris effet le 25 mai 2020 pour une durée de six ans jusqu'au 24 mai 2026 inclus. Par suite, le moyen tiré de ce que le contrat aurait été implicitement renouvelé en mars 2020 est manifestement infondé. Le contrat litigieux n'étant entaché d'aucune illégalité invoquée, le préfet de la Martinique n'a commis aucune faute dans l'exercice du contrôle de légalité en s'abstenant de le déférer à la juridiction administrative. Par suite, le moyen invoqué à ce titre est manifestement infondé. Enfin, il n'appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur l'existence d'un éventuel faux en écriture publique. Par suite, la demande tendant à déclarer le mémoire en défense du préfet de la Martinique du 26 février 2024 produit dans l'instance n° 2400053 en faux en écriture publique est irrecevable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. B ne comportent que des moyens inopérants, manifestement infondés et irrecevable. Par suite, il y a lieu de rejeter les requêtes en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes n° 2400574 et n° 2400586 présentées par M. B sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Schœlcher, le 3 octobre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2400586
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026