jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400633 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2024, M. A conteste la décision en date du 20 août 2024 par laquelle la direction régionale des finances publiques de la Martinique a rejeté sa réclamation relative au dégrèvement de la taxe d'habitation 2019 pour le logement sis Réunion Sud Le François, ensemble la mise en demeure de payer du 13 juin 2024 d'un montant de 655 euros correspondant aux taxes d'habitation 2017, 2018 et 2019 assorties de majorations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Il résulte de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales que, pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de l'année suivant notamment celle de la mise en recouvrement du rôle.
3. En application des principes exposés au point précédent, le délai de réclamation contre les taxes d'habitation en litige, établies au titre des années 2017, 2018 et 2019, expirait le 31 décembre 2018 pour la taxe d'habitation 2017, le 31 décembre 2019 pour la taxe d'habitation 2018 et le 31 décembre 2020 pour la taxe d'habitation 2019. En l'espèce, pour rejeter la réclamation de M. A, l'administration a opposé la circonstance que sa réclamation, en date du 25 juin 2024, était tardive. A l'appui de ses conclusions, le requérant n'établit pas ni même n'allègue avoir présenté de manière écrite une réclamation contentieuse dans le délai imparti. M. A qui se borne à soutenir qu'il a quitté la commune du François début 2015 pour loger dans sa famille avant de s'installer en France hexagonale à la fin de l'année 2015, qu'il a informé l'administration en 2016 et qu'il n'a jamais reçu de courrier à ce sujet, invoque le bien-fondé des impositions. Toutefois, ces moyens sont sans incidence sur la tardiveté qu'a opposée l'administration fiscale à sa réclamation.
4. La requête de M. A qui ne présente que des moyens inopérants, ne peut donc qu'être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
5. Si M. A qui demande au tribunal son arbitrage, doit être regardé comme demandant l'annulation de sa dette fiscale relative à ces impositions, il n'appartient pas au juge de l'impôt d'accorder la remise gracieuse d'une imposition, cette mesure relevant de la seule compétence de l'administration fiscale. Il appartiendra au requérant, s'il s'y croit fondé, de formuler une demande de dégrèvement auprès des services fiscaux sur le fondement des dispositions de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Schœlcher, le 3 octobre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026