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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2400649

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400649

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400649
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2024, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la contrainte émise par France Travail, le 8 avril 2024, notifiée par voie d'huissier le 23 septembre 2024, pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 25 938,24 euros au titre d'une activité non-déclarée du 1er juillet 2017 au 29 juin 2022, majorée des frais de notification.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. En l'espèce, Mme B entend contester la contrainte émise par France Travail, le 8 avril 2024, pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 25 938,24 euros au titre d'une activité non-déclarée du 1er juillet 2017 au 29 juin 2022, majorée des frais de notification. Mme B expose qu'elle est retraitée, qu'elle perçoit une pension de retraite de 696,96 euros tandis que ses dépenses s'élèvent à 535,20 euros. Toutefois, si l'impossibilité de payer la somme due pour cause de difficulté financière peut être avancée à l'appui d'une demande de remise gracieuse, la situation de précarité dont se prévaut la requérante qui ne conteste pas le bien-fondé de l'indu, est inopérante pour contester la légalité de la contrainte qui lui a été adressée. Dans ces conditions, la requête de Mme B qui ne comporte qu'un moyen inopérant, tiré de ce que sa situation financière est précaire, doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. Il appartient à Mme B, si elle s'y croit fondée, de présenter auprès de France Travail une demande de remise gracieuse de tout ou partie de la dette figurant dans la contrainte en litige ou de demander à France Travail de mettre en œuvre des modalités de remboursement de sa dette supportable au regard de sa capacité contributive.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Schœlcher, le 10 octobre 2024.

Le président,

J-M. Laso

La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400649

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