jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400698 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | CORIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 30 octobre 2024 et le 11 novembre 2024, Mme F, représentée par Me Corin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Martinique l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'annuler la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Martinique a désigné la Colombie comme pays de destination ;
3°) d'annuler la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Martinique l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours avec obligation de pointage ;
4°) d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de lui remettre son passeport, dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;
5°) au cas où sa demande d'aide juridictionnelle serait rejetée, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; au cas où sa demande d'aide juridictionnelle serait acceptée, de mettre à la charge de l'Etat, en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, qui s'engage à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
- les décisions sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles méconnaissent le droit d'être entendu ;
- elles sont entachées d'erreur de droit ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle, dans la mesure où elle bénéficie d'une dispense de visa pour séjourner moins de 90 jours en Martinique.
S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est disproportionnée.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision d'assignation à résidence :
- elle méconnaît les articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La procédure a été régulièrement communiquée au préfet de la Martinique, qui n'a pas produit de mémoire.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 26 juillet 2011 modifié par l'arrêté du 7 février 2013, relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Monnier-Besombes, conseillère, pour statuer sur les mesures d'éloignement relevant de l'article L. 614-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Pyree, greffière d'audience, Mme Monnier-Besombes, conseillère, a lu son rapport.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante colombienne née le 13 mars 1989, est entrée en France sous le régime de la dispense de visa prévu par l'arrêté du 26 juillet 2011 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers notamment sur le territoire de la Martinique. Le 28 octobre 2024, elle a été interpellée par les services de police et placée en retenue administrative aux fins de vérification de son droit de circulation et de séjour sur le territoire national. Le même jour, le préfet de la Martinique a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et a assorti cette mesure d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois. Par deux actes distincts du même jour, il a désigné la Colombie comme pays de destination et l'a assignée à résidence à l'adresse qu'elle a communiquée à Fort-de-France pour une durée de 45 jours, avec obligation de pointage. Par la présente requête, Mme E demande au tribunal d'annuler ces décisions et d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de lui remettre son passeport.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par arrêté n° R02-2024-10-17-00005 du 17 octobre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour n° R02-2024-419 et accessible tant au juge qu'aux parties, le préfet de la Martinique a donné délégation de signature à M. A B, directeur de la réglementation, de la citoyenneté et de l'immigration, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme Sophie Chauveau, secrétaire générale de la préfecture par intérim et de M. D C, directeur de cabinet, notamment, les arrêtés et décisions individuelles relevant de la direction de la réglementation, de la citoyenneté et de l'immigration, y compris les obligations de quitter le territoire français et les mesures d'exécution prises en application de ces décisions. Dans ces conditions, Mme E n'est pas fondée à soutenir que M. B était incompétent pour signer, au nom du préfet de la Martinique, les décisions attaquées. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.
3. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'erreur de droit, du défaut d'examen complet de sa situation personnelle, de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, cités dans la requête sommaire, et qui n'ont au demeurant pas été repris dans le mémoire complémentaire, ne sont pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ils ne peuvent, par suite, qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. L'article 1er de l'arrêté du 26 juillet 2011 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon dispose que : " 1° Pour être admis à entrer sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon, pour y effectuer un séjour d'une durée n'excédant pas 90 jours sur toute période de 180 jours, tout étranger non bénéficiaire de la libre circulation en application des dispositions de la directive 2004/38/ CE du 29 avril 2004 doit respecter les conditions d'entrée suivantes : / a) Etre en possession d'un document de voyage en cours de validité et reconnu par la France pour le franchissement de ses frontières extérieures métropolitaines qui remplisse les critères suivants : / -sa durée de validité est supérieure d'au moins trois mois à la date à laquelle le demandeur a prévu de quitter le territoire visé ci-dessus. Toutefois, en cas d'urgence dûment justifiée, il peut être dérogé à cette obligation ; / -il contient au moins deux feuillets vierges ; / -il a été délivré depuis moins de 10 ans ; / b) Etre en possession d'un visa en cours de validité si celui-ci est requis en vertu de l'annexe II du présent arrêté. / La délivrance d'un visa de court séjour ne peut autoriser son titulaire à cumuler sur l'ensemble des territoires précités une durée totale de séjour qui serait supérieure à 90 jours sur toute période de 180 jours ". L'annexe II de cet arrêté mentionne la Colombie parmi la liste des pays ou des entités administratives dont les titulaires de passeport sont dispensés de visa pour entrer sur le territoire de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon afin d'y effectuer des séjours dont la durée n'excède pas 90 jours sur toute période de 180 jours sur l'ensemble du territoire.
5. En l'espèce, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'un cachet en date du 28 août 2024 a été apposé sur le passeport de Mme E, attestant de son entrée à Saint-Martin, dans le cadre de la dispense de visa accordée aux ressortissants colombiens pour des séjours dont la durée n'excède pas 90 jours sur tout période de 180 jours. La requérante, qui se borne à alléguer qu'elle est entrée en France le 8 septembre 2024, ne contredit toutefois pas utilement les termes de la décision en litige, dans la mesure où elle ne produit aucun document probant attestant de la date de son entrée sur le territoire national, tel que son billet d'avion à destination de la France. En outre, il est constant que l'intéressée a réservé un vol au départ de Fort-de-France, le 1er décembre 2024, pour se rendre en République dominicaine puis en Colombie. Par suite, dans la mesure où la durée totale du séjour de Mme E dépasse la durée maximale de 90 jours, et quand bien même cette limite n'était pas encore atteinte à la date de la décision contestée, elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une dispense de visa pour entrer sur le territoire de la Martinique. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir que le préfet de la Martinique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle en considérant qu'elle était en situation irrégulière. Le moyen, tel que soulevé, doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision invoquée par la requérante à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
8. Compte tenu du fait que Mme E, entrée en France le 28 août 2024, ne démontre ni même n'allègue entretenir des liens personnels et familiaux en France anciens, intenses et stables, et qu'elle est mère de deux enfants mineurs résidant en Colombie, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet a assorti sa décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, alors même que l'intéressée n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et ne représente pas une menace pour l'ordre public. Le moyen tiré de la disproportion doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision invoquée par la requérante à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ". Par ailleurs, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
11. la décision contestée, qui se fonde sur les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, fait état des éléments de fait propres à la situation de Mme E, en particulier la circonstance qu'elle fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'elle dispose d'un passeport colombien en cours de validité et qu'elle n'établit pas encourir des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision contestée, qui n'est pas stéréotypée, comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ". Par ailleurs, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
13. La décision attaquée, qui assigne Mme E à résidence pour une durée de quarante-cinq jours en prévoyant les modalités d'application de cette assignation, vise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et précise notamment, de façon non stéréotypée, que Mme E a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'elle est titulaire d'un passeport colombien en cours de validité, et que demeure une perspective raisonnable d'éloignement. Le moyen tiré d'une insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
14. En second lieu, l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
15. Si Mme E soutient que le préfet de la Martinique ne démontre pas qu'elle ne peut quitter immédiatement le territoire français et que son éloignement demeure une perspective raisonnable, elle ne produit toutefois aucun élément de preuve permettant de contester l'appréciation portée par le préfet de la Martinique, alors au demeurant qu'elle est titulaire d'un passeport en cours de validité. Dès lors, le moyen tiré de ce que les conditions pour prononcer son assignation à résidence ne seraient pas remplies doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme E tendant à l'annulation des décisions du 28 octobre 2024 par lesquelles le préfet de la Martinique l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, a fixé le pays de renvoi et l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme F et au préfet de la Martinique.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.
La magistrate désignée,
A. Monnier-Besombes La greffière,
M. Pyrée
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400698
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026