mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400701 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2024, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 12 septembre 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Martinique a rejeté son recours administratif préalable obligatoire à l'encontre du refus d'autorisation d'instruction en famille pour son fils, A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. En l'espèce, Mme B entend contester le rejet de son recours administratif préalable obligatoire contre la décision de la rectrice de l'académie de la Martinique refusant l'instruction en famille pour son fils, A, aux motifs que la copie de baccalauréat du parent en charge de l'instruction était manquante, que les démarches et méthodes pédagogiques étaient manquantes, que l'organisation du temps de l'enfant n'était pas explicitée et qu'aucune des pièces versées n'atteste d'une situation propre à l'enfant justifiant son instruction en famille.
3. Aux termes de l'article R. 131-11-5 du code de l'éducation : " Lorsque la demande d'autorisation est motivée par l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, elle comprend : / 1° Une présentation écrite du projet éducatif comportant les éléments essentiels de l'enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d'apprentissage de l'enfant, à savoir notamment : / a) Une description de la démarche et des méthodes pédagogiques mises en œuvre pour permettre à l'enfant d'acquérir les connaissances et les compétences dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ; / b) Les ressources et supports éducatifs utilisés ; / c) L'organisation du temps de l'enfant (rythme et durée des activités) ; / d) Le cas échéant, l'identité de tout organisme d'enseignement à distance participant aux apprentissages de l'enfant et une description de la teneur de sa contribution ; / 2° Toutes pièces utiles justifiant de la disponibilité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant ; / 3° Une copie du diplôme du baccalauréat ou de son équivalent de la personne chargée d'instruire l'enfant. Le directeur académique des services de l'éducation nationale peut autoriser une personne pourvue d'un titre ou diplôme étranger à assurer l'instruction dans la famille, si ce titre ou diplôme étranger est comparable à un diplôme de niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles ; / 4° Une déclaration sur l'honneur de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ".
4. Mme B indique ne pas détenir le diplôme du baccalauréat mais disposer d'un cursus d'apprentissage de prothésiste dentaire, d'une expérience professionnelle, d'un niveau correct en mathématiques, en français et dans d'autres matières, sans pour autant en justifier, alors que les dispositions de l'article R. 131-11-5 du code de l'éducation précitées prévoient, lorsque la demande d'autorisation d'instruction en famille est motivée par l'existence d'une situation propre à l'enfant, une copie du diplôme du baccalauréat ou de son équivalent. Ainsi, ce moyen est inopérant. En outre, si Mme B fait valoir qu'en tant qu'auto entrepreneure elle a une disponibilité totale pour les apprentissages scolaires, ce moyen n'est davantage opérant pour contester la décision en litige prise notamment sur le motif que l'organisation du temps de l'enfant n'était pas explicitée.
5. En exposant qu'elle ne peut prévoir un emploi du temps prédéfini, compte tenu du trouble du spectre de l'autisme dont est atteint son fils, Mme B n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes dès lors qu'elle ne verse aucun élément relatif à l'organisation envisagée pour l'année scolaire, même de façon générale et globale. De même, en se bornant à indiquer que des outils sont mis à la disposition de l'enfant, que ce dernier a des interactions sociales et pratique des activités sportives et artistiques, elle n'apporte aucune précision sur les outils utilisés, ni sur les activités pratiquées et le temps consacré à leur pratique. Enfin, Mme B fait valoir que l'instruction en famille est nécessaire pour son fils, atteint de trouble du spectre de l'autisme, qui est suivi par une psychologue/psychothérapeute qui a réalisé deux comptes rendus, en 2015 et en 2018 qu'elle produit. Toutefois, ces seuls éléments ne sont pas suffisants pour permettre au juge d'apprécier le bien-fondé du moyen. Par suite, ces moyens ne sont manifestement pas assortis des précisions nécessaires à l'examen de leur bien fondé.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B, qui ne comporte que des moyens inopérants et des moyens non assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1erer : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.
Fait à Schœlcher, le 10 décembre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026