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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2500199

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2500199

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2500199
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B... A... et M. C... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande de pension de réversion d’orphelin majeur infrime. En cours d’instance, l’administration leur a délivré les titres de pension sollicités. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 mars et le 26 octobre 2025, Mme B... A... et M. C... A..., demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles a implicitement rejeté leur demande du 2 février 2024, pour bénéficier de la pension de réversion d’orphelin majeur infirme du chef de leur mère décédée, Mme D... A... ;

2°) d’enjoindre au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles de diligenter les visites médicales préalables à l’attribution de la pension de réversion, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard ;

3°) de leur verser des intérêts moratoires du fait des délais de traitement de leur demande de pension de réversion ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros à leur verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 21 octobre et le 30 décembre 2025, le ministre de l’action et des comptes publics conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que, après instruction des dossiers de Mme B... A... et M. C... A..., la pension de réversion de leur mère décédée, leur a été répartie à parts égales.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Il résulte de l’instruction que, le 22 décembre 2025, le service des retraites de l’Etat a respectivement délivré à Mme B... A... et à M. C... A... un titre de pension de réversion d’orphelin majeur infirme. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet de leur demande tendant à bénéficier de la pension de réversion d’orphelin majeure infirme, ainsi que les conclusions à fin d’injonction et de versement des intérêts moratoires sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement aux requérants de la somme qu’ils demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de Mme B... A... et M. C... A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à M. C... A..., au ministre de la santé, accès aux soins, solidarités, autonomie, égalité hommes-femmes et au ministre de l’action et des comptes publics.

Fait à Schœlcher, le 16 janvier 2026.

Le président,




J-M. Laso


La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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