vendredi 13 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2500352 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juin 2025, M. B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 avril 2025 par laquelle la commune du Robert a informé le propriétaire de la parcelle cadastrée section B n° 612, située 23 rue du Courbaril, de l'usage de son droit de préemption pour acheter ladite parcelle dans sa totalité ;
2°) de prononcer un sursis à statuer pour empêcher la signature de l'acte authentique pendant la procédure ;
3°) de mettre à la charge de la commune les dépens de l'instance au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. En premier lieu, pour contester la décision du 3 avril 2025, notifiée le 11 avril suivant, par laquelle la commune du Robert a informé le propriétaire de la parcelle de la préemption de la totalité de ladite parcelle, M. B, acquéreur initial, soutient que les dispositions de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme, selon lesquelles le silence du titulaire du droit de préemption pendant deux mois à compter de la réception de la déclaration d'intention d'aliéner vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption, ont été méconnues. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la commune du Robert a reçu, le 24 septembre 2024, la déclaration d'intention d'aliéner la parcelle, faisant ainsi courir le délai de préemption de deux mois prévu par les dispositions de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme jusqu'au 24 novembre 2024. Or, le 23 octobre 2024, la commune a informé le notaire mandataire de la préemption d'une partie de la parcelle, soit dans le délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme. Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision de préemption n'est pas tardive. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme invoqué par M. B qui soutient que le délai de préemption à commencer à courir le 20 décembre 2024, est inopérant.
3. En deuxième lieu, si M. B soutient que la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, relatives à la motivation des décisions administratives individuelles défavorables, dès lors que le dépassement du délai de deux mois de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme n'est pas justifié, ce moyen de légalité externe est, par voie de conséquence de ce qui précède, manifestement infondé.
4. En dernier lieu, en se bornant à invoquer l'inaction du maire, son silence aux courriers de mise en demeure, ainsi que l'irrégularité de la proposition de division parcellaire, le requérant n'assortit pas le moyen invoqué, tiré du détournement de pouvoir, des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B ne comporte qu'un moyen inopérant, un moyen de légalité externe manifestement infondé et un moyen non assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête, en toutes ces conclusions, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la commune du Robert.
Fait à Schœlcher, le 13 juin 2025.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
N°2500352
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026