Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2025, des pièces complémentaires, enregistrées le 16 juin 2025, un mémoire complémentaire, enregistré le 21 juin 2025, et des pièces complémentaires, enregistrées le 19 septembre 2025, Mme D... B..., représentée par Me Corin, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler l’arrêté du 21 mars 2025 du préfet de la Martinique, portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, et la décision du même jour fixant le pays de renvoi ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Martinique de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros, à verser à Me Corin, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est intervenue à l’issue d’une procédure irrégulière, en l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, et en méconnaissance de son droit d’être entendue ;
- elle n’a pas été précédée d’un examen de sa situation personnelle ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’erreur de droit ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que l’état de santé de ses deux filles lui ouvrait droit à une autorisation provisoire de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation, quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale, du fait de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation, et méconnaît les dispositions de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et les stipulations des articles 1er et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
La procédure a été régulièrement communiquée au préfet de la Martinique, qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Par une décision du 8 juillet 2025, Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Le rapport de M. Lancelot a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., de nationalité saint-lucienne, née le 1er mai 1981, est entrée sur le territoire français, accompagnée de ses deux filles mineures, le 23 octobre 2024, de façon régulière, étant munie d’un visa valable pour une durée de 90 jours. Elle a présenté une demande d’admission au séjour, sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’état de santé de ses deux filles. Par un arrêté du 21 mars 2025, le préfet de la Martinique a refusé de faire droit à cette demande d’admission au séjour et a obligé Mme B... à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Par une décision du même jour, le préfet de la Martinique a désigné Sainte-Lucie comme pays de renvoi. Par la présente requête, Mme B... demande au tribunal d’annuler ces décisions, et d’enjoindre au préfet de la Martinique de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou, à défaut, de réexaminer sa situation.
Sur les conclusions aux fins d’annulation :
En ce qui concerne la légalité du refus d’admission au séjour et de l’obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté du préfet de la Martinique n° R02-2025-02-11-00001 du 10 février 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs et accessible au juge comme aux parties, M. C... E..., directeur de la réglementation, de la citoyenneté et de l’immigration a reçu, en cas d’absence ou d’empêchement de M. Aurélien Adam, secrétaire général de la préfecture, J... G... H..., sous-préfète déléguée à l’égalité et à la cohésion sociale, et de M. I... F..., directeur de cabinet, délégation de signature, à l’effet de signer, notamment, les décisions individuelles relevant de la direction de la réglementation, de la citoyenneté et de l’immigration, y compris les refus d’admission au séjour, les obligations de quitter le territoire français et les mesures d’exécution prises en application de ces décisions. Il n’est, en outre, ni établi ni allégué que M. A..., Mme H... et M. F... n’étaient pas absents ou empêchés, lors de la signature de la décision attaquée. Par suite, M. E... était compétent pour signer, au nom du préfet de la Martinique, l’arrêté du 21 mars 2025 portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte doit ainsi être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu’il se trouve dans les cas suivants : […] 3° L’étranger s’est vu refuser la délivrance d’un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l’occasion d’une demande de titre de séjour ou de l’autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s’est vu retirer un de ces documents ». Aux termes de l’article L. 613-1 du même code : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée […]. Dans le cas prévu au 3° de l’article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n’a pas à faire l’objet d’une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour ».
4. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du 21 mars 2025 du préfet de la Martinique, portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, comporte l’énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, notamment en ce qu’il vise les dispositions applicables et précise, sans avoir recours à une rédaction stéréotypée, les éléments de fait, propres à la situation de l’intéressée, de nature à justifier le refus d’admission au séjour et l’obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Les moyens, tirés de l’insuffisance de motivation, et du défaut d’examen de la situation personnelle de l’intéressée, doivent ainsi être écartés comme manquant en fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l’article L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l’autorité administrative : 1 ° Lorsqu’elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ».
6. Il ne ressort pas des dispositions précitées, ni d’aucune disposition législative ou réglementaire, que l’autorité administrative serait tenue de saisir la commission du titre de séjour, lorsqu’elle envisage de refuser de délivrer l’autorisation provisoire de séjour prévue à l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, Mme B... ne peut utilement se prévaloir de l’absence de consultation de cette commission.
7. En quatrième lieu, si Mme B... soutient que l’arrêté attaqué, portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, aurait été pris en méconnaissance de son droit d’être entendue, et serait entaché d’erreur de droit, ces moyens ne sont assortis d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé.
8. En cinquième lieu, aux termes de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger, résidant habituellement en France, dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d’un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » d’une durée d’un an ». Aux termes de l’article L. 425-10 du même code : « Les parents étrangers de l’étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l’article L. 425-9 […] se voient délivrer, sous réserve qu’ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d’une durée maximale de six mois. La condition prévue à l’article L. 412-1 n’est pas opposable. Cette autorisation provisoire de séjour […] est délivrée par l’autorité administrative, après avis d’un collège de médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, dans les conditions prévues à l’article L. 425-9 ».
9. Pour rejeter la demande d’admission au séjour présentée par Mme B..., le préfet de la Martinique s’est fondé notamment sur les avis rendus le 20 février 2025 et le 13 mars 2025 par le collège de médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration dont il ressort que, si l’état de santé des deux filles, jumelles, J... Mme B..., nées le 27 mai 2020, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour elles des conséquences d’une exceptionnelle gravité, les deux enfants peuvent bénéficier d’un traitement approprié dans leur pays d’origine, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de ce santé de ce pays. Il ressort des pièces du dossier que les deux filles J... B... souffrent d’un trouble du spectre autistique, nécessitant une prise en charge intensive et pluridisciplinaire, associant notamment des soins en orthophonie et en psychomotricité. Il n’est toutefois pas établi, ni même sérieusement allégué, que ce type de prise en charge ne pourrait être assuré à Sainte-Lucie, et Mme B... ne peut utilement de se prévaloir que les conditions de prise en charge à Sainte-Lucie ne permettraient pas d’assurer à ses deux enfants des conditions de soins, de scolarisation et de protection sociale équivalentes à celles dont elles pourraient bénéficier sur le territoire français. Dans ces conditions, Mme B... n’est pas fondée à soutenir qu’en retenant que ses deux filles pouvaient bénéficier d’un traitement approprié dans leur pays d’origine, le préfet de la Martinique aurait entaché sa décision d’erreur d’appréciation, au regard des dispositions précitées de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
10. En sixième lieu, d’une part, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ». D’autre part, aux termes du paragraphe 1 de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ». Il résulte de ces stipulations que, dans l’exercice de son pouvoir d’appréciation, l’autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l’intérêt supérieur de l’enfant.
11. Ainsi qu’il a été évoqué au point 9 ci-dessus, il n’est pas établi, ni même sérieusement allégué, que les filles J... B... ne pourraient pas bénéficier, dans le pays d’origine de la famille, d’un traitement approprié à leur handicap, quand bien même leur prise en charge ne serait pas équivalente à celle dont elles pourraient bénéficier sur le territoire français. En outre, Mme B... ne justifie pas, ni même n’allègue, exercer une activité professionnelle, ni ne fait état d’aucune démarche particulière d’intégration à la société française, ou de quelconques attaches familiales ou affectives sur le territoire français, en dehors de ses filles. Par ailleurs, il n’est pas contesté que Mme B... a conservé des attaches familiales dans son pays d’origine, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 44 ans. Dans ces conditions, Mme B... n’est pas fondée à soutenir qu’en l’obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, le préfet de la Martinique aurait entaché sa décision d’erreur manifeste d’appréciation, ni qu’il aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale, garanti par les stipulations précitées de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ni qu’il aurait porté atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par les stipulations précitées de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été évoqué aux points 2 à 11 ci-dessus que l’arrêté du 21 mars 2025, par lequel le préfet de la Martinique a refusé l’admission au séjour J... B... et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, n’est pas entaché d’illégalité. Par suite, Mme B... n’est pas fondée à exciper de l’illégalité de cet arrêté, pour soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait également illégale, par voie de conséquence.
13. En deuxième lieu, ainsi qu’il a été évoqué au point 2 ci-dessus, M. E... était compétent pour signer, au nom du préfet de la Martinique, la décision du 21 mars 2025 fixant le pays de renvoi. Le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte doit ainsi être écarté comme manquant en fait.
14. En troisième lieu, la décision du 21 mars 2025, fixant le pays de renvoi, comporte l’énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, notamment en ce qu’elle vise les dispositions de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et précise, sans avoir recours à une rédaction stéréotypée, les éléments de fait, propres à la situation de l’intéressé, de nature à justifier la désignation de Sainte-Lucie comme pays de renvoi. En particulier, contrairement à ce qu’allègue Mme B..., la décision précise que Mme B... n’établit pas être exposée à des traitements inhumains ou dégradants, en cas de retour dans son pays d’origine. Le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit ainsi être écarté comme manquant en fait.
15. En quatrième lieu, d’une part, aux termes de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Un étranger ne peut être éloigné à destination d’un pays s’il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu’il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». D’autre part, aux termes de l’article 1er de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Les hautes parties contractantes reconnaissent à toute personne relevant de leur juridiction les droits et libertés définis au titre I de la présente convention ». Aux termes de l’article 3 de la même convention : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».
16. Il ne ressort d’aucune pièce du dossier que Mme B..., qui n’a au demeurant jamais sollicité la qualité de réfugiée, serait personnellement exposée à des risques pour sa liberté ou son intégrité physique, en cas de retour dans son pays d’origine, dès lors qu’elle se borne à faire état d’éléments très généraux sur le climat d’insécurité à Sainte-Lucie. Par suite, Mme B... n’est pas fondée à soutenir que la désignation de Sainte-Lucie comme pays de renvoi porterait atteinte à son droit de ne pas être exposée à des traitements inhumains ou dégradants, garanti par les dispositions et stipulations précitées.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B... n’est pas fondée à contester la légalité des décisions du 21 mars 2025, par lesquelles le préfet de la Martinique a refusé son admission au séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi. Par suite, ses conclusions aux fins d’annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d’annulation présentées par Mme B..., n’appelle aucune mesure d’exécution. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, présentées par Mme B..., doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des honoraires et frais, non compris dans les dépens, que l’avocate J... B... aurait réclamés à cette dernière, si elle n’avait pas bénéficié de l’aide juridictionnelle totale.
D E C I D E :
Article 1er : La requête J... B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D... B..., à Me Corin et au préfet de la Martinique.
Délibéré après l’audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. Naud, premier conseiller,
M. Lancelot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 novembre 2025.
Le rapporteur,
F. Lancelot
Le président,
J.-M. Laso
Le greffier,
J.-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.