vendredi 27 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2500420 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2025, M. B A demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui communiquer le rapport consécutif à l'enquête sociale diligentée le 15 décembre 2022, et ce dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de la collectivité territoriale de Martinique une somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite, dès lors qu'il doit comparaître, le 26 septembre 2025, en qualité de victime, devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France, et que le rapport d'enquête sociale, détenu par les services de la collectivité territoriale de Martinique, constitue un élément essentiel de sa défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
En application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Lancelot, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
1. Après avoir été destinataire d'une information préoccupante, relative à la situation de la jeune C A, alors âgée de 4 ans, le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a diligenté, le 15 décembre 2022, une enquête sociale auprès de son père, titulaire de l'autorité parentale. Par des courriers adressés au président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique le 14 avril 2023 et le 8 août 2024, M. A, père de la jeune C, a sollicité la communication du rapport rédigé par les services de la collectivité territoriale de Martinique à la suite de cette enquête. En l'absence de réponse, ces demandes ont fait naître des décisions implicites de rejet. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui communiquer le document sollicité, et ce dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Si M. A demande au juge des référés d'enjoindre au président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui communiquer le rapport consécutif à l'enquête sociale diligentée le 15 décembre 2022, une telle mesure ferait directement obstacle à l'exécution des décisions administratives, par lesquelles le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a implicitement refusé de communiquer ce document, décisions contre lesquelles M. A a au demeurant introduit une requête en annulation. Par suite, la mesure ainsi demandée par M. A n'entre pas dans le champ des mesures qui peuvent être ordonnées par le juge des référés, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée, y compris, en tout état de cause, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Schoelcher, le 27 juin 2025.
Le juge des référés,
F. Lancelot
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026