lundi 29 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2500629 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2025, M. A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 juillet 2025 par laquelle la collectivité territoriale de Martinique a notamment régularisé sa prime indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, à compter du 1er janvier 2021, d'un montant mensuel de 603 euros,
2°) de condamner la collectivité territoriale de la Martinique à lui verser les sommes de 2 550,48 euros au titre de " la prescription quadriennale non respectée " et de 4 656 euros correspondant à sa fonction de chargé de mission ;
3°) que les frais de procédure soient mis à la charge de la collectivité territoriale de Martinique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. M. A, attaché contractuel bénéficiant de la prime indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) d'un montant de 487,41 euros depuis 2019, a adressé, au président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, une demande de régularisation de cette prime, estimant que le montant accordé ne correspondait pas à son grade. Par une décision du 17 juillet 2025, la collectivité territoriale de la Martinique a rétroactivement régularisé le montant de sa prime IFSE à compter du 1er janvier 2021, par l'application d'un montant mensuel de 603 euros.
3. En l'espèce, M. A soutient que la collectivité territoriale de Martinique a méconnu les règles de calcul de la prescription quadriennale. Toutefois, en se bornant à exposer que la régularisation de sa prime IFSE n'a été faite que pour trois années et qu'elle aurait dû se faire à compter du 1er janvier 2020, le requérant n'assortit son moyen que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien dès lors qu'il ressort des termes mêmes de la décision du 17 juillet 2025 que la régularisation a été effectuée sur les quatre années 2021 à 2024 incluses. De plus, si le requérant soutient que le montant mensuel de la prime, 603 euros, ne correspond pas au montant pour le poste de chargé de mission qu'il occupe, il ressort des termes de la décision en litige que ce montant mensuel de la prime correspond au groupe de fonctions 5 du cadre d'emplois des attachés, en lien avec les fonctions de chargé de mission qu'il occupe. Ainsi, en soutenant que la collectivité n'aurait pas pris en compte son arrêté de nomination en qualité de chargé de mission auprès de la collectivité, M. A n'assortit son moyen que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A qui ne comporte que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien des moyens invoqués, doit être rejetée, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Schœlcher, le 29 septembre 2025.
Le président,
J-M. Laso
La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N°2500629
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026