LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2500635

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2500635

lundi 20 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2500635
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSOCIETE AVOCAT PEM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2025 par laquelle le préfet de la Martinique a retiré l'habilitation d'accès aux zones portuaires de M. C..., docker. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l'erreur d'appréciation ou l'atteinte disproportionnée au droit au travail, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la condition relative à l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 septembre 2025 et 16 octobre 2025, M. C..., représenté par Me Edmond-Mariette et Me Bellemare, demande au juge des référés, statuant par application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 19 août 2025 du préfet de la Martinique portant retrait de son habilitation d’accès permanent aux zones à accès restreint et installations portuaires du grand port maritime de la Martinique, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Martinique de lui délivrer, à titre conservatoire et provisoire, l’habilitation permettant l’accès aux zones à accès restreint et aux installations portuaires dans un délai de 8 jours, sous astreinte suivant le prononcé de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à lui verser au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition relative à l’urgence est remplie dès lors qu’il ne peut plus accéder à son poste et risque un licenciement dès lors que la profession de docker nécessite la détention d’une habilitation pour accéder aux zones portuaires ; le retrait de son habilitation lui cause un préjudice, ayant des effets immédiats sur sa situation professionnelle, financière et familiale ; il doit subvenir aux besoins de son épouse qui ne travaille pas et à leur fils de 13 ans ; en outre, il doit honorer ses remboursements de crédits et d’emprunts ; ses chances de réinsertion professionnelle sont réduites au vu de son âge et de son handicap ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que la décision est insuffisamment motivée puisqu’elle ne précise pas la nature des faits reprochés, leur contexte, leur lien avec la sûreté aéroportuaire et si ces faits engendreraient un risque dans le cadre de ses fonctions ; son casier judiciaire est vierge de toute mention ; de plus, ni le rapport d’enquête du service national des enquêtes ni ses conclusions ne lui ont été communiqués, en méconnaissance des droits de la défense et de l’article 16 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et du principe du respect de la procédure contradictoire des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration ; par ailleurs, aucun élément ne justifie qu’il pourrait avoir un comportement incompatible avec ses fonctions, de nature à commettre un acte portant atteinte à la sécurité ou à l’ordre public ; la décision est entachée d’erreur d’appréciation ; de même, la décision méconnaît le principe de présomption d’innocence puisque la procédure pénale à son encontre est en cours ; aucune condamnation n’a été prononcée ; enfin, la décision, qui porte une atteinte grave et disproportionnée au droit au travail, méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et du citoyen ; elle est également entachée d’erreur manifeste d’appréciation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2025, le préfet de la Martinique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
l’urgence n’est pas caractérisée ;
aucun des moyens soulevés n’est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2500634 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision contestée.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique du 17 octobre 2025 à 10 heures tenue en présence de M. Minin, greffier d’audience, M. A... a lu son rapport et entendu :
les observations de Me Edmond-Mariette, représentant M. C... ;
les observations de Mme D..., représentant le préfet de la Martinique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique du 17 octobre 2025 à 10h30.

Considérant ce qui suit :

1. M. C... est employé en qualité de docker au sein du grand port maritime de la Martinique, depuis 2004 en contrat à durée déterminée, et à compter du 1er mars 2020 en contrat à durée indéterminée. Le 28 novembre 2019, le grand port maritime de la Martinique a sollicité pour son employé, M. C..., la délivrance d’une habilitation pour l’accès permanent à une zone d’accès restreint, qui lui a été accordée par une décision du 17 septembre 2020 du préfet de la Martinique, pour une durée de cinq ans. Suite à une enquête administrative du 2 juillet 2025, le préfet de la Martinique a retiré l’habilitation d’accès en zone restreinte de M. C..., par une décision du 19 août 2025. Par la présente requête, M. C... demande au juge des référés, saisir sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 19 août 2025.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

3. En l’espèce, aucun des moyens invoqués par M. C..., tels que visés ci-dessus, n’est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’une situation d’urgence, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de cette décision et, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, doivent être rejetées.

4. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l’Etat, qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse aux requérants la somme réclamée au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et au préfet de la Martinique.


Fait à Schœlcher, le 20 octobre 2025.


Le président, juge des référés,



J-M. A...
Le greffier,



J-H. Minin


La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions