LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2300418

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2300418

mardi 30 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2300418
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le président de l'Université de la Polynésie française (UPF) a rejeté sa demande d'inscription en licence professionnelle parcours " Maîtrise de l'énergie, électricité, développement durable " (ERME) ;

2°) d'enjoindre au président de l'Université de la Polynésie française de l'autoriser à s'inscrire en licence professionnelle ERME.

Il soutient que :

- des places sont encore disponibles ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation ; il souhaite suivre cette 3ième année ERME et a décliné deux propositions d'emploi pour poursuivre ses études ; si certaines appréciations sur ses bulletins en BTS pouvaient évoquer un manque d'investissement, de travail ou d'assiduité, il a su concilier une vie de sportif de haut niveau et ses études ; il a obtenu son BTS.

Par un mémoire enregistré le 11 octobre 2023, l'Université de la Polynésie française conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir :

- à titre principal que la requête est irrecevable ; ne comportant aucun argument de fait ou de droit, elle méconnaît l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- à titre subsidiaire qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une ordonnance du 11 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 novembre 2023 à 11h00, heure locale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Graboy-Grobesco, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Theulier de Saint-Germain, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a souhaité, après avoir obtenu un brevet de technicien supérieur, poursuivre ses études. A cet effet, il a demandé au président de l'Université de la Polynésie française (UPF) de l'autoriser à s'inscrire en licence professionnelle parcours " Maîtrise de l'énergie, électricité, développement durable " (ERME). Par une décision n° 12691003, la vice-présidente de la commission de la formation et de la vie universitaire a rejeté sa demande. Le recours gracieux, dont il a saisi le président de l'UPF le 5 juillet 2023, ayant été rejeté, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal, par la présente requête, d'annuler la décision n° 12691003 et d'enjoindre au président de l'UPF de l'autoriser à s'inscrire en licence professionnelle ERME.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il ressort des pièces dossier que pour rejeter la demande d'inscription de M. A, la vice-présidente de la commission de formation et de la vie universitaire de l'UPF s'est fondée sur l'insuffisance de son dossier.

3. Aux termes du de l'article L. 612-3 du code de l'éducation : " I. - Le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat et à ceux qui ont obtenu l'équivalence ou la dispense de ce grade en justifiant d'une qualification ou d'une expérience jugées suffisantes conformément au livre IV de la sixième partie du code du travail. / () VI. Une sélection peut être opérée, selon des modalités fixées par le ministre chargé de l'enseignement supérieur, () aux formations préparant à la licence professionnelle et aux formations de l'enseignement supérieur conduisant à la délivrance d'un double diplôme. ". Selon l'article D. 612-1-3 : " I.-L'autorité académique mentionnée aux VIII et IX de l'article L. 612-3 est le recteur de région académique. L'autorité académique mentionnée aux III, V, VI et VII de l'article L. 612-3 est également le recteur de région académique pour ce qui concerne les formations initiales du premier cycle de l'enseignement supérieur dispensées par les établissements relevant des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. ". Selon l'article D. 612-1-4 du code de l'éducation : " I.-Les capacités d'accueil des formations initiales du premier cycle de l'enseignement supérieur des établissements relevant des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, arrêtées chaque année par le recteur de région académique après dialogue avec chaque établissement, sont portées à la connaissance des candidats sur la plateforme Parcoursup. / Ces capacités d'accueil sont actualisées, si nécessaire, au plus tard au terme de la phase principale de la procédure de préinscription. () ".

4. En se bornant à soutenir qu'il a décliné deux offres d'emploi pour pouvoir s'engager dans une L3 ERME et que l'appréciation portée par ses enseignants en BTS sur son investissement, son travail et son assiduité est liée à la circonstance qu'il devait concilier ses études et sa carrière de sportif, M. A ne conteste pas utilement la décision de la vice-présidente de la formation et de la vie universitaire fondée sur l'existence de certaines fragilités académiques de nature à compromettre sérieusement ses chances de réussite dans la formation demandée, notamment des résultats insuffisants dans les matières constituant des prérequis à la formation envisagée.

5. A supposer même que les places ouvertes en licence ERME n'étaient pas toutes pourvues, cette circonstance, au demeurant contestée par l'UPF, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que ce motif ne lui a pas été opposé. Dans ces conditions, alors qu'il résulte du VI de l'article L. 612-3 que l'UPF peut opérer une sélection pour les formations préparant à la licence professionnelle, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant son inscription en licence 3 ERME, la vice-présidente de l'UPF a fait une inexacte application des dispositions citées au point 3.

6. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité, la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Université de la Polynésie française.

Délibéré après l'audience du 16 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Devillers, président,

M. Graboy-Grobesco, premier conseiller,

M. Boumendjel, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.

Le rapporteur,

M. Boumendjel

Le président,

P. Devillers

La greffière,

D. Germain

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026