LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2500315

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2500315

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2500315
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantMENDIOLA-AROMAITERAI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une requérante contre le refus d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime. Le tribunal a jugé que la décision administrative contestée était suffisamment motivée, car elle énonçait les considérations de droit et de fait exigées, notamment le risque de dénaturation du rivage. La juridiction a appliqué les dispositions de la loi du pays du 8 octobre 2020 relatives à la motivation des actes administratifs.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2025, Mme B... A..., épouse D..., représentée par Me Mendiola-Aromaiterai, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 25 avril 2025 par laquelle le ministre du foncier et du logement, en charge de l’aménagement, a rejeté sa demande tendant à obtenir, au droit de la parcelle cadastrée section HT n° 60 sur le territoire de la commune associée de Haapiti, commune de Moorea-Maiao, une autorisation d’occupation temporaire de divers emplacements du domaine public maritime ;

2°) de mettre à la charge de la Polynésie française le versement à son bénéfice d’une somme de 350 000 francs pacifiques au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la décision attaquée n’est pas motivée, le ministre ne précisant pas en quoi son projet ne présente pas toutes les garanties dans l’intérêt de la conservation de la dépendance du domaine public ;
son but est non seulement de récupérer l’ancienne limite, mais surtout de récupérer le terrain.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2025, la Polynésie française, représentée par son président en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que le vice de forme soulevé est infondé et que la décision est fondée en droit comme en fait.

Par une ordonnance du 28 août 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 18 septembre 2025.

Un mémoire, présenté pour la requérante, a été enregistré le 17 septembre 2025, mais n’a pas été communiqué en application du 3ème alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 modifiée ;
- la loi du pays n ° 2020-34 du 8 octobre 2020 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Busidan,
- les conclusions de M. Boumendjel, rapporteur public,
- les observations de M. C... représentant la Polynésie française.


Considérant ce qui suit :

1. Par décision datée du 25 avril 2025, le ministre du foncier et du logement, en charge de l’aménagement, a rejeté la demande de Mme A..., épouse D..., tendant à obtenir, au droit de la parcelle cadastrée section HT n° 60 sur le territoire de la commune associée de Haapiti, commune de Moorea-Maiao, une autorisation d’occupation temporaire de divers emplacements du domaine public maritime, à charge de remblai pour une superficie totale de 2 107 m². Mme A..., épouse D..., demande l’annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article LP. 18 de la loi du pays du 8 octobre 2020 relative aux relations entre l'administration de la Polynésie française et ses usagers : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d’être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. // À cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ (…)/ 7°) Refusent une autorisation, (….) ». L'article LP. 20 de la même loi du pays dispose : « La motivation exigée par le présent titre doit être écrite et comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ».

3. D’une part, la décision en litige fait référence à la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 modifiée portant composition et administration du domaine public en Polynésie française et à l’arrêté n°1334 CM du 8 septembre 2015 modifié relatif à l’acquisition, la gestion et la cession du domaine public et privé de la Polynésie française. D’autre part, elle indique que le projet « ne présente pas toutes les garanties dans l'intérêt de la conservation de la dépendance du domaine public, de son utilisation conforme à son affectation ainsi qu'à la volonté de limiter la prolifération de ce type d'ouvrage risquant d'engendrer une dénaturation du rivage ». La décision attaquée comportant ainsi les considérations de droit et de fait exigées par les dispositions sus-rappelées, le seul moyen soulevé par la requérante et tiré de ce que la décision ne serait pas motivée doit être écarté.

4. Si, par ailleurs, la requérante fait valoir que le but de sa demande était « non seulement de récupérer l’ancienne limite, mais surtout de sécuriser le terrain », elle ne met pas, ce disant, le tribunal à même d’apprécier la nature et la portée d’un tel moyen.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme A..., épouse D... doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme A..., épouse D..., est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A..., épouse D..., et à la Polynésie française.

Délibéré après l'audience du 10 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Devillers, président,
Mme Busidan, première conseillère,
M. Graboy-Grobesco, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.

La rapporteure,





H. Busidan

Le président,





P. Devillers

La greffière,





D. Oliva-Germain

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions