LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2600018

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2600018

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2600018
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGUESSAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi en référé suspension par M. D... contre un arrêté du 15 décembre 2025 suspendant son permis de conduire pour trois mois suite à un contrôle d'alcoolémie positif. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait saisi le tribunal près d'un mois après la notification de la décision, et que son contrat de travail de préparateur et aide-livreur n'impliquait pas nécessairement la possession du permis. La décision a été prise sur le fondement de l'article LP. 289-4 du code de la route de la Polynésie française.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 et 21 janvier 2026, M. B... D..., représenté par Me Guessan, demande au tribunal :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté n°0625-2025/MGT/DTT du 15 décembre 2025 portant suspension de son permis de conduire ;

2°) d’enjoindre à la direction des transports terrestres de lui remettre son permis de conduire dans un délai de 8 jours à compter de la décision à intervenir ;

3°) de condamner la Polynésie française à lui verser la somme de 150 000 FCFP en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :

- sur l’urgence : la décision attaquée le place non seulement dans l’impossibilité matérielle d’exercer son emploi de livreur, mais il se voit également privé de la possibilité de concrétiser l’évolution professionnelle envisagée par son employeur, laquelle devait se traduire par la conclusion d’un contrat à durée indéterminée à compter du 31 janvier 2026 ; il venait de retrouver un emploi stable après plus de trois années d’inactivité professionnelle et il s’agit à ce jour de sa seule opportunité professionnelle ; il n’a jamais fait l’objet d’une mesure de suspension, ou commis des infractions ou d’excès de vitesse significatifs ; il n’a pas tardé pour introduire son recours, mobilisant son employeur et un conseil en moins de 30 jours ;

- sur le doute sérieux sur la légalité de l’acte attaqué :

- le principe général du droit imposant le respect du contradictoire par les autorités de la Polynésie française n’a pas été respecté ; la direction des transports terrestres n’a pas recueilli ses observations, ce qui aurait été pourtant pertinent au regard de sa situation professionnelle ;

- la décision de suspension est entachée d’erreur manifeste d'appréciation ; il n’a jamais fait l’objet d’aucune condamnation ; les faits reprochés sont intervenus en dehors de toute obligation professionnelle ; son attitude donne pleinement satisfaction à son employeur ; il a pris l’initiative de se soumettre à un examen médical auprès d’un médecin agréé ; la suspension totale et non aménagée de son permis de conduire, sans prise en compte de sa situation personnelle et professionnelle, apparaıt particulièrement sévère et disproportionnée ;




Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2026, la Polynésie française conclut au rejet de la requête.


Elle soutient que :

- la condition d’urgence n’est pas satisfaite ; le requérant, malgré le préjudice allégué, n'a saisi le juge des référés que le 14 janvier 2026, soit près d’un mois après la notification de la décision contestée, délai difficilement conciliable avec l'allégation d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, ce alors que la suspension prend fin le 14 mars 2026 ; le requérant n'a pas été recruté en qualité de « livreur » mais pour exercer les fonctions de préparateur et aide livreur ; son contrat de travail n’implique pas la possession du permis de conduire ; l'appréciation de l'urgence ne saurait être dissociée de la gravité des faits à l'origine de la mesure de suspension, et de l'atteinte grave portée à l'intérêt général ; l'alcool et/oules stupéfiants sont impliqués dans une proportion particulièrement significative des accidents corporels en Polynésie française ; le requérant a fait preuve d'une imprudence manifeste et d'une irresponsabilité en parfaite connaissance de cause ;

- à titre subsidiaire les moyens soulevées ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ;

Vu la requête enregistrée sous le n°2600017 par laquelle M. D..., demande l’annulation de la décision attaquée.



Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- le code de la route de la Polynésie française ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E...,
- les observations de Me Guessan pour M. D... et de M. A... et de Mmes C... et Viaux pour la Polynésie française.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :


A la suite d’un contrôle d’alcoolémie positif réalisé le 14 décembre 2025 sur la personne de M. D..., la directrice des transports terrestres a, par un arrêté du 15 décembre 2025, sur le fondement de l’article LP. 289-4 du code de la route, suspendu la validité du permis de conduire de l’intéressé pour une durée de trois mois. Par la présente requête, M. D... demande la suspension de l’exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».

Aux termes de l’article LP. 289-4 du code de la route de la Polynésie française : « Le Président de la Polynésie française peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du titre de conduite, prononcer la suspension du titre de conduite pour une durée qui ne peut excéder six mois, dans les deux cas suivants : 1° Lorsque l'état alcoolique est établi au moyen d'un appareil homologué, comme il est dit au 1° de l'article LP. 289-1 de la présente réglementation, ou lorsque les vérifications mentionnées aux articles L. 234-4 et L. 234-5 du code de la route national, dans leur rédaction applicable en Polynésie française, apportent la preuve de cet état.(…) A défaut de décision de suspension dans le délai de soixante-douze heures, le titre de conduite est remis à la disposition de l'intéressé, sans préjudice de l'application ultérieure de l'article LP. 290 ».

En l’état de l’instruction, les moyens soulevés par M. D... tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l’erreur d'appréciation ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué.

Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner si la condition d’urgence est satisfaite, que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête de M. D... doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la Polynésie française, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.




O R D O N N E :




Article 1er : La requête de M. B... D... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... et à la Polynésie française.


Fait à Papeete, le 22 janvier 2026


Le juge des référés,





P. E...


La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Un greffier,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions