LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2600033

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2600033

lundi 2 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2600033
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantFLORENCE ROMEO AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du ministre des sports, de la jeunesse et de la prévention contre la délinquance refusant de solliciter le renouvellement de son séjour réglementé en tant que fonctionnaire d'État. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance du contradictoire) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2026, M. A... C..., représenté par Me Roméo, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner la suspension de la décision du 29 décembre 2025 par laquelle le ministre des sports, de la jeunesse et de la prévention contre la délinquance en charge de l’artisanat a décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son séjour réglementé ;

2°) de mettre à la charge de la Polynésie française la somme de 4000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ; il existe un délai extrêmement réduit entre la décision et ses effets irréversibles ; les conséquences personnelles et financières sont immédiates : impossibilité de résilier le bail locatif dans les temps sans subir des conséquences financières, nécessité de céder dans l’urgence un véhicule dans des conditions financières nécessairement défavorables, une réorganisation matérielle contraignante de déménagement en urgence, avec les coûts que cela supporte ; cette décision entrainera un changement de poste sur une académie qui fournira en urgence un emploi, certainement moins qualifié et donc avec un régime indemnitaire inférieur (RIFSEP) ;

- la condition de doute sérieux sur la légalité est satisfaite : le ministre des sports, de la jeunesse et de la prévention contre la délinquance en charge de l’artisanat était incompétent pour prendre cette décision ; la décision litigieuse n’est pas suffisamment motivée ; elle est entachée d’erreur manifeste d'appréciation ; le principe du contradictoire est méconnu ;



Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2026, la Polynésie française conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
-les préjudices allégués ne sont pas de nature à justifier la satisfaction de la condition d’urgence ; le requérant était parfaitement au courant qu’en sa qualité de fonctionnaire d’Etat son maintien en Polynésie française n’est pas un droit acquis mais une faculté offerte aux fonctionnaires hexagonaux, conditionnée par l’accord de la Polynésie française ; le requérant ne peut préjuger qu’un emploi moins qualifié lui sera attribué ;

-aucun moyen n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ;


Vu :

- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 21 janvier 2026, sous le numéro 2600034 par laquelle M. C... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- le décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996 ;
- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B...,
- les observations de Mme D... pour la Polynésie française.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de ce code : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ».

Aucun des moyens de la requête ne paraît, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sr la légalité de la décision contestée.
Par suite, il y a lieu de rejeter la requête en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et à la Polynésie française.


Fait à Papeete, le 2 février 2026


Le juge des référés,




P. B...



La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions