jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2200303 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 23 août, 16 novembre et 28 novembre 2022, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus à sa demande du 29 juillet 2021, par laquelle il a demandé au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de lui appliquer le statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie et notamment son article 15 ;
2°) d'enjoindre au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de faire application du statut de praticiens des établissements hospitaliers.
Il soutient que :
- le statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie n'est toujours pas appliqué et notamment son article 15, prévoyant que son échelon, son salaire et sa prime d'exercice correspondent à ceux en vigueur en métropole, affectés d'un coefficient 1,73 alors que l'arrêté métropolitain correspondant a fait l'objet d'une modification à compter du 28 septembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2022, le centre hospitalier spécialisé Albert Bousquet conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il applique la réglementation actuellement en vigueur tirée de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 portant statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie et de l'arrêté du 14 février 2017 relatif aux émoluments ou indemnités des praticiens et assistants des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2022, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de décision, de faits ou de moyens, de conclusions, et de surcroît elle est tardive ;
- en l'absence d'arrêté adopté par le gouvernement, les dispositions de l'article 15 de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 ne sont pas applicables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi 99-210 du 19 mars 1999 ;
- la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 ;
- l'arrêté n° 2017-415/GNC du 14 février 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pilven, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, praticien des établissements hospitaliers exerçant au centre hospitalier spécialisé Albert Bousquet, a demandé à la direction de l'action sociale et sanitaire de Nouvelle-Calédonie, par courrier du 29 juillet 2021, l'application du statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie, de sorte que son salaire et sa prime d'exercice correspondent à ceux en vigueur en métropole, affectés d'un coefficient de 1,73. Aucune réponse n'a été apportée à ce courrier. M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de cette décision implicite de rejet et qu'il soit enjoint au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de faire application de ce statut.
2. Aux termes de l'article 15 de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 portant statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie : " Les praticiens perçoivent après service fait : 1. des émoluments mensuels variant selon l'échelon des intéressés ; 2. des indemnités de sujétion correspondant au temps de travail effectué, dans le cadre des obligations de service hebdomadaires, la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés ; 3. des indemnités forfaitaires pour tout temps de travail additionnel accompli, sur la base du volontariat, au-delà des obligations de service hebdomadaires ; 4. des indemnités correspondant aux astreintes et aux déplacements auxquels elles peuvent donner lieu ; 5. une indemnité d'engagement de service public exclusif versée aux praticiens qui s'engagent, pour une période de trois années renouvelable, à ne pas exercer une activité libérale ; 6. des indemnités pour activité dans plusieurs établissements versées pour favoriser la mise en réseau des établissements visés à l'article 4 ainsi que les actions de coopération ; 7. des indemnités pour participation aux jurys de concours, à l'enseignement et à la formation des personnels du secteur sanitaire et social dont le montant est fixé par arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Les niveaux de rémunération, alinéa 1, sont ceux en vigueur en métropole affectés d'un coefficient de correction de 1,73 pour les praticiens affectés au CHT Gaston Bourret et au CHS Albert Bousquet. Il est de 1,94 pour les praticiens recrutés au centre hospitalier du Nord ou par les centres hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie et affectés hors communes de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta. Les indemnités prévues aux alinéas 2, 4 et 5 correspondront, au 1er janvier 2007, à celles servies en métropole, affectées du coefficient 1,73. L'indemnité prévue à l'alinéa 3 correspond à l'indemnité servie en métropole, affectée du coefficient 1,73. Les indemnités prévues aux alinéas 5 et 6 ne sont pas soumises à retenue pour pension. Les montants et les modalités de versement des salaires et indemnités ainsi que leurs revalorisations sont fixées par arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie () ". Par ailleurs l'arrêté n° 2017-415/GNC du 14 février 2017 relatif aux émoluments ou indemnités des praticiens et assistants des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie fixe pour les échelons 1 à 13 les niveaux de rémunération mensuelle définis à l'article 15 de la délibération modifiée n° 139/CP du 26 mars 2004 ainsi que le montant de l'indemnité d'engagement de service public exclusif prévue au paragraphe 5 de l'article 15 de cette même délibération.
3. M. A s'est borné à demander dans son courrier du 29 juillet 2021, comme dans sa requête, l'application du statut prévu par la délibération du 26 mars 2004. Il a précisé dans son courrier du 29 juillet 2021 ne pas demander de modification statutaire et n'a pas formé dans ses écritures de demande tendant à l'abrogation de l'arrêté du 14 février 2017, ni demandé qu'il soit enjoint au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de prendre un nouvel arrêté conforme aux dispositions de la délibération du 26 mars 2004. Dans ses conditions, sa demande tendant à ce que son échelon, et son indemnité d'engagement de service public correspondent à ceux en vigueur en métropole, en application de l'article 15 de la délibération du 26 mars 2004 précitée, doit être rejetée, ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par l'administration, que ses conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande du 29 juillet 2021 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et au CHS Albert Bousquet.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Pilven, premier conseiller,
M. Briquet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
J-E. PILVENLe président,
Signé
D. SABROUX Le greffier,
Signé
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
POUR COPIE CERTIFIE CONFORME
A L'ORIGINAL
nd
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026