vendredi 17 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2200413 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | SELARL VIRGINIE BOITEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 novembre 2022 et le 27 février 2023, M. B A, représenté par Me Boiteau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 septembre 2022, par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement ;
2°) de mettre à la charge de la Nouvelle-Calédonie une somme de 400 000 francs CFP, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'inspecteur du travail, qui ne lui a pas envoyé les pièces jointes à la demande d'autorisation de licenciement et qui l'a entendu avant son employeur, n'a pas mené une enquête contradictoire ;
- la motivation de la décision attaquée était impossible, dès lors que l'employeur n'a établi aucun rapport écrit retranscrivant le contenu de l'entretien préalable et que l'inspecteur ne peut pas retenir des griefs qui n'ont pas été indiqués au salarié lors de l'entretien préalable ;
- en affirmant dans la décision attaquée que la falsification de facture reconnue par l'intéressé constitue " un faux et usage de faux au préjudice de l'entreprise et de ses comptes professionnels ", l'inspecteur du travail a méconnu les articles 7 et 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen relatifs à la présomption d'innocence et l'article 8.2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- en se référant à la notion de faute d'une gravite suffisante pour justifier le licenciement, l'inspecteur du travail a retenu une qualification qui ne relève que du juge judiciaire ;
- la décision de mise à pied à titre conservatoire qui a été prononcée à son encontre n'était pas motivée et n'a pas été notifiée à l'inspection du travail dans le délai de quarante-huit heures à compter de sa prise d'effet requis par les dispositions de l'article Lp. 353-2 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie ;
- l'inspecteur du travail a omis de faire état de son mandat de délégué syndical auprès de la Fédération syndicale des travailleurs calédoniens exploités ;
- l'inspecteur du travail a commis une erreur de droit en ne vérifiant pas la matérialité des faits reprochés, qui ne sauraient en tout état de cause être regardés comme établis au vu seulement de ses aveux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2023, la Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête de M. A.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, et notamment son Préambule ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- le code civil applicable à la Nouvelle-Calédonie, et notamment son article 9-1 ;
- le code du travail de la Nouvelle-Calédonie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 mars 2023 :
- le rapport de M. Briquet, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ortet de la SELARL Virginie Boiteau avocat de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, employé par la société La Seigneurie Pacifique en tant que vendeur comptoir coloriste et bénéficiant de la qualité de délégué du personnel titulaire, demande au tribunal d'annuler la décision du 25 septembre 2022, par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement, qui avait été sollicité en raison de l'octroi d'une remise non autorisée à un client en utilisant pour ce faire le compte professionnel d'un autre client et en falsifiant une facture.
2. En vertu des dispositions du code du travail de la Nouvelle-Calédonie, les salariés légalement investis de fonctions représentatives bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail, et le cas échéant au président du gouvernement, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi. En outre, pour refuser l'autorisation sollicitée, l'autorité administrative a la faculté de retenir des motifs d'intérêt général relevant de son pouvoir d'appréciation de l'opportunité, sous réserve qu'une atteinte excessive ne soit pas portée à l'un ou l'autre des intérêts en présence.
3. Aux termes de l'article Lp. 351-1 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie : " Ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail, le licenciement des salariés suivants : / 1° Délégué syndical ; / 2° Délégué du personnel, délégué de bord ou délégué mineur ; / 3° Membre du comité d'entreprise ou d'un salarié représentant syndical à ce comité ; / 4° Salarié qui siège ou a siégé en qualité de représentant du personnel dans un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. / En cas de faute grave, l'employeur a la faculté de prononcer la mise à pied immédiate de l'intéressé en attendant la décision définitive. / En cas de refus de licenciement, la mise à pied est annulée et ses effets supprimés de plein droit. ". Aux termes de son article Lp. 353-2 : " Lorsque l'employeur utilise la procédure de mise à pied provisoire mentionnée au septième alinéa de l'article Lp. 351-1, la décision est, à peine de nullité, motivée et notifiée à l'inspecteur du travail dans le délai de quarante-huit heures à compter de sa prise d'effet. ".
4. M. A soutient que la décision de mise à pied à titre conservatoire qui a été prononcée à son encontre n'était pas motivée et n'a pas été notifiée à l'inspection du travail dans le délai de quarante-huit heures à compter de sa prise d'effet requis par les dispositions précitées de l'article Lp. 353-2 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie. Toutefois, de tels vices, à les supposer établis, ne sont susceptibles d'affecter que cette décision de mise à pied et restent sans incidence sur la régularité de la demande d'autorisation de licenciement.
5. Aux termes de l'article R. 353-3 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie : " l'inspecteur du travail procède à une enquête contradictoire au cours de laquelle le salarié peut, sur sa demande, se faire assister d'un représentant de son syndicat. / (). ".
6. Le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément aux dispositions de l'article R. 353-3 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie impose à l'autorité administrative, saisie d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé fondée sur un motif disciplinaire, d'informer le salarié concerné des agissements qui lui sont reprochés ainsi que de l'identité des personnes qui en ont témoigné. Il implique, en outre, que le salarié protégé soit mis à même de prendre connaissance de l'ensemble des pièces produites par l'employeur à l'appui de sa demande, sans que la circonstance que le salarié est susceptible de connaître le contenu de certaines de ces pièces puisse exonérer l'inspecteur du travail de cette obligation. La communication de l'ensemble de ces pièces doit intervenir avant que l'inspecteur du travail ne statue sur la demande d'autorisation de licenciement présentée par l'employeur, dans des conditions et des délais permettant au salarié de présenter utilement sa défense. Enfin, l'autorité administrative doit mettre à même tant l'employeur que le salarié de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants qu'elle a pu recueillir en cours d'enquête, y compris des témoignages, et qui sont de nature à établir ou non la matérialité des faits allégués à l'appui de la demande d'autorisation.
7. Il ressort des pièces du dossier que l'inspecteur du travail a joint une copie de la demande d'autorisation de licenciement au courrier convoquant M. A à l'entretien du 8 septembre 2022, dans laquelle figurait la liste des pièces jointes à l'appui de cette demande, permettant ainsi à l'intéressé, contrairement à ce qu'il allègue, de connaître les pièces produites par son employeur. Par ailleurs, la Nouvelle-Calédonie soutient que ces pièces ont été mises à disposition du salarié lors de cet entretien. Il ressort de la décision attaquée que M. A s'est expliqué sur les pièces produites à son encontre lors de l'entretien en cause, et la simple circonstance qu'aucune feuille d'émargement n'ait été préparée par l'inspecteur du travail ne permet pas en l'espèce de douter de la réalité de la mise à disposition desdites pièces. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que des éléments déterminants aient été recueillis après cet entretien, qui est intervenu un peu plus de deux semaines avant la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, M. A a été mis à même, en temps utile, de présenter sa défense, l'inspecteur du travail n'ayant pas nécessairement à adresser l'ensemble des pièces par courrier. Le caractère contradictoire de l'enquête a par suite été respecté, la circonstance, alléguée par le requérant, que l'audition du salarié a eu lieu avant celle de l'employeur étant quant à elle sans incidence sur la régularité de la procédure.
8. Si M. A fait valoir que l'employeur n'a établi aucun rapport écrit retranscrivant le contenu de l'entretien préalable, aucun texte ni aucun principe n'impose la rédaction d'un tel rapport. Par ailleurs, s'il rappelle que l'inspecteur ne peut pas retenir des griefs qui n'ont pas été indiqués au salarié lors de l'entretien préalable, il n'établit, ni même n'allègue, que l'employeur n'aurait pas fait état de l'ensemble des griefs qu'il avait à son encontre lors de cet entretien. Enfin, et à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir d'un défaut de motivation de la décision attaquée, celle-ci, qui vise tout d'abord les articles sur lesquels elle entend se fonder, qui expose ensuite les faits reprochés, qui les considère comme établis eu égard aux pièces produites et à la circonstance que M. A a lui-même admis leur matérialité lors de son audition du 8 septembre 2022, qui estime que ces faits sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement sollicité et qui indique enfin que ce dernier est sans lien avec le mandat exercé, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi motivée.
9. La présomption d'innocence, qui concourt à la liberté de la défense, constitue une liberté fondamentale. Elle implique qu'en matière répressive la culpabilité d'une personne faisant l'objet de poursuites ne puisse être présentée publiquement comme acquise avant que ne soit intervenue une condamnation devenue irrévocable. Le respect de cette exigence s'impose, non seulement devant les instances chargées de l'instruction puis du jugement de l'affaire, mais également vis-à-vis d'autres autorités publiques.
10. Le requérant soutient qu'en affirmant dans la décision attaquée que la falsification de facture reconnue par l'intéressé constitue " un faux et usage de faux au préjudice de l'entreprise et de ses comptes professionnels ", l'inspecteur du travail a méconnu les articles 7 et 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen relatifs à la présomption d'innocence et l'article 8.2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A ait fait l'objet de poursuites pénales. Par ailleurs, si l'inspecteur du travail a bien procédé à une telle affirmation, celle-ci n'était pas publique. Enfin, celle-ci n'a été prononcée que pour examiner si les faits reprochés étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement sollicité, sans entendre déclarer le requérant pénalement coupable ni préjuger de l'éventuelle qualification qui serait retenue ou non à ce sujet par les juridictions compétentes. Dans ces conditions, et en l'absence en l'espèce de toute atteinte à la réputation de l'intéressé, aucune violation de la présomption d'innocence ne saurait en tout état de cause être regardée comme établie.
11. M. A fait valoir qu'en se référant à la notion de faute d'une gravite suffisante pour justifier le licenciement, l'inspecteur du travail a retenu une qualification qui ne relève que du juge judiciaire. Cependant, il appartenait à l'inspecteur de rechercher si les faits reprochés étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. Celui-ci n'a par conséquent commis aucune erreur de droit en se référant à une telle notion.
12. Aux termes de l'article Lp. 323-28 du code du travail de la Nouvelle-Calédonie : " Les noms et prénoms du ou des délégués syndicaux sont portés à la connaissance de l'employeur. Ils sont affichés sur les panneaux réservés aux communications syndicales. / La communication adressée à l'employeur est adressée simultanément à l'inspecteur du travail. / La même procédure est appliquée en cas de remplacement ou de cessation de fonctions du délégué. ". Aux termes de son article R. 323-2 : " Les nom et prénoms des délégués syndicaux sont portés à la connaissance de l'employeur soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, soit par lettre qui lui est remise contre récépissé. / La date portée sur l'avis de réception ou le récépissé fait foi entre les parties. ".
13. Si M. A fait valoir que l'inspecteur du travail a omis de faire état de son mandat de délégué syndical auprès de la Fédération syndicale des travailleurs calédoniens exploités, il n'apporte aucun commencement de preuve de nature à établir la matérialité d'un tel mandat. Par ailleurs, la Nouvelle-Calédonie soutient sans être contredite qu'à supposer même que le requérant ait bien été désigné par ce syndicat en tant que délégué, cette désignation n'a jamais été portée à la connaissance de l'employeur ou de l'inspecteur par la Fédération en cause. Dans ces conditions, M. A ne peut utilement se prévaloir d'une telle désignation, qui n'était pas opposable à l'employeur et n'avait pas à être mentionnée dans la décision attaquée.
14. M. A soutient que l'inspecteur du travail a commis une erreur de droit en ne vérifiant pas la matérialité des faits reprochés, qui ne sauraient en tout état de cause être regardés comme établis au vu seulement de ses aveux. Cependant, il ressort des points 1 à 7 de la décision attaquée que l'inspecteur a procédé à une telle vérification. Par ailleurs, la matérialité des faits reprochés est ici démontrée par la facture et l'attestation produites, ainsi que la reconnaissance de leur commission par l'intéressé lui-même au cours de l'enquête contradictoire.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la Nouvelle-Calédonie et à la société La Seigneurie Pacifique.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Briquet, premier conseiller,
M. Pilven, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.
Le rapporteur,
B. BRIQUETLe président,
D. SABROUXLe greffier,
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026