jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2200444 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | SELARL RAPHAËLE CHARLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 décembre 2022 et le 4 mai 2023, M. A B, représenté par Me Charlier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2022-17786/GNC-Pr du 21 octobre 2022, par lequel le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a mis fin, à compter du 10 juillet 2020, à ses fonctions de praticien à titre probatoire du corps des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie ;
2°) d'enjoindre au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, à titre principal, de le nommer dans un emploi de praticien à titre permanent à compter du 10 juillet 2020 et, à titre subsidiaire, de procéder à sa réintégration juridique à compter de cette même date et de prendre une décision sur sa titularisation après une nouvelle instruction de son dossier, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 10 000 francs CFP par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la Nouvelle-Calédonie une somme de 300 000 francs CFP sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué devra, à titre principal, être annulé en raison de l'existence d'une rétroactivité illégale, d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation, et d'une sanction disciplinaire déguisée ;
- il sera, à titre subsidiaire, annulé pour absence de communication de son dossier, pour absence de saisine du conseil de discipline, pour défaut de motivation, et pour composition irrégulière de la commission médicale d'établissement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, la Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête de M. B.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;
- la délibération n° 72 du 1er août 1997 ;
- la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 juin 2023 :
- le rapport de M. Briquet, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Charlier avocate de M. B et de Mme C pour la Nouvelle-Calédonie.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du 9 mai 2019, M. B a été nommé praticien hospitalier à titre permanent au sein du service de néphrologie hémodialyse du centre hospitalier territorial de Nouvelle-Calédonie, pour une période probatoire d'un an d'exercice effectif des fonctions. Par un arrêté du 1er juillet 2020, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a mis fin, à compter du 10 juillet 2020, à ses fonctions de praticien à titre probatoire du corps des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie, au motif tiré de son inaptitude à l'exercice des dites fonctions. A la suite de l'annulation de cet arrêté pour vice de procédure par un arrêt n° 21PA01007 de la cour administrative d'appel de Paris du 10 mai 2022, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pris un arrêté, le 21 octobre 2022, afin de mettre à nouveau fin, à compter du 10 juillet 2020, à ses fonctions de praticien à titre probatoire du corps des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le moyen tiré de la rétroactivité illégale de l'acte attaqué :
2. Les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. Si l'annulation d'une décision ayant illégalement évincé un agent public oblige l'autorité compétente à réintégrer l'intéressé à la date de son éviction et à prendre rétroactivement les mesures nécessaires pour reconstituer sa carrière et le placer dans une position régulière, l'autorité administrative, lorsqu'elle reprend sur une nouvelle procédure une mesure d'éviction, ne peut légalement donner à sa décision un effet rétroactif.
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué ne se borne pas à exécuter l'injonction figurant dans l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 10 mai 2022, laquelle imposait au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de procéder à la réintégration juridique de M. B à la date de la décision annulée, dès lors que non seulement cet arrêté réintègre M. B à titre probatoire dans le corps des praticiens des établissement hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie à compter du 10 juillet 2020, mais également qu'il met fin aux fonctions de l'intéressé à compter de cette même date. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que ledit arrêté est entaché de rétroactivité illégale, en tant qu'il donne un effet rétroactif à cette fin de fonctions.
Sur les autres moyens :
4. Aux termes de l'article 12 bis de la délibération n° 139/CP du 26 mars 2004 portant statut des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie : " Les praticiens nommés dans les conditions visées au 3 de l'article 6 du présent statut sont nommés pour une période probatoire d'un an d'exercice effectif des fonctions, à l'issue de laquelle ils sont, après avis de la commission médicale d'établissement et de la direction de l'établissement, ainsi que, le cas échéant, de la commission statutaire des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie : / a) soit nommés dans un emploi de praticien à titre permanent, / b) soit admis à prolonger leur période probatoire pour une nouvelle durée d'un an, / c) soit licenciés pour inaptitude à l'exercice des fonctions en cause. / La commission statutaire des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie est saisie lorsque l'avis de la commission médicale d'établissement et l'avis de la direction de l'établissement sont divergents à la titularisation. / Les décisions relatives à la nomination d'un praticien à titre permanent, à sa prolongation de période probatoire ou à sa fin de fonctions, sont prononcées par arrêté du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. ".
5. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Cependant, la circonstance que tout ou partie de tels faits seraient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente prenne légalement une décision de refus de titularisation, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.
6. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.
7. M. B a conservé la qualité de stagiaire jusqu'au 10 juillet 2020, ainsi intervenue à l'issue de sa période probatoire et non dans le cours de celle-ci. La décision de licenciement d'un stagiaire en fin de stage n'entre dans aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées, notamment en application de la loi du 11 juillet 1979. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.
8. M. B fait valoir que l'acte en cause aurait dû être précédé d'un avis du conseil de discipline. Toutefois, un agent public stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Il en résulte qu'alors même que la décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne, elle n'est pas - sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire - au nombre des mesures qui ne peuvent légalement intervenir sans qu'un avis du conseil de discipline ait été rendu. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision prise à l'égard de M. B, bien que reposant en partie sur des faits, tels que les absences, le non-respect des règles de fonctionnement du service ou les mensonges reprochés, qui étaient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires, l'ait été pour un autre motif que celui tiré de son inaptitude à exercer les fonctions de praticien hospitalier. Ainsi, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait constitué une sanction déguisée qui aurait dû être prise à l'issue d'une procédure respectant les garanties attachées à la procédure disciplinaire doit être écarté.
9. Il ne résulte d'aucune disposition applicable aux praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie ni d'aucun principe que le licenciement d'un stagiaire à la fin de sa période probatoire ne puisse intervenir, hors le cas où il revêtirait le caractère d'une sanction disciplinaire, sans que l'intéressé ait été mis à même de prendre connaissance de son dossier. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige qui, ainsi qu'il a été dit, ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire, aurait dû être précédé de la communication de son dossier, ne peut qu'être écarté.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B a reçu communication, le 4 juin 2020, du rapport établi conjointement par les trois médecins membres de la " mission écoute " à propos de la période probatoire de M. B, contenant les griefs qui lui étaient reprochés. L'intéressé a également bénéficié d'un entretien, le 8 juin 2020, au cours duquel il a été informé de l'avis émis au sujet de sa titularisation lors de la séance de la commission médicale d'établissement du 5 juin 2020. Tant cette communication que cet entretien ont permis à M. B de présenter ses observations sur les motifs ayant conduit l'administration à envisager son refus de titularisation. Par ailleurs, si M. B a demandé à partir du 12 juin 2020 au directeur adjoint du centre hospitalier territorial de Nouvelle-Calédonie de lui " transmettre l'ensemble de [son] dossier administratif complet " et que celui-ci s'est borné jusqu'au 18 juin 2020 à lui adresser des réponses d'attente, l'administration ne pouvait lui transmettre que des documents existants au moment de cette demande, ce qui exclut les procès-verbaux d'audition sollicités, dès lors que rien ne permet en l'espèce de considérer que de tels-procès-verbaux auraient jamais été rédigés. Par ailleurs, l'administration n'avait pas à prendre d'elle-même l'initiative de communiquer au requérant tout document qui, tel le rapport du 26 juin 2020, serait établi postérieurement à cette demande et n'aurait pas été expressément visé par celle-ci. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration aurait refusé de communiquer à M. B des éléments qu'elle avait à sa disposition. Par suite, le moyen tiré de ce que M. B n'aurait pas été mis à même de présenter utilement ses observations doit être écarté.
11. M. B soutient que la commission médicale d'établissement a siégé en formation plénière lorsqu'elle s'est prononcée sur sa situation, en méconnaissance de l'article 6 de la délibération n° 72 du 1er août 1997 relative à la commission médicale d'établissement des établissements publics territoriaux d'hospitalisation qui, s'il pose le principe selon lequel " La commission médicale d'établissement siège en formation plénière. ", dispose néanmoins par exception que " Toutefois, elle siège en formation restreinte dans les cas suivants : / 1°) Lorsqu'elle examine des questions individuelles relatives au recrutement et à la carrière des personnels médicaux. / Cette formation est limitée aux membres visés aux a) et b) des articles 1 et 3 de la présente délibération. / () ". Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'il allègue, la commission médicale d'établissement s'est prononcée en formation restreinte le 2 septembre 2022. Par ailleurs, si le requérant souligne le fait que 26 membres ont siégé le 2 septembre 2022, la simple référence à ce nombre ne constitue pas en elle-même un commencement de preuve de nature à démontrer que ces membres n'étaient pas au nombre des personnes visées aux a) et b) des articles 1 et 3 de la présente délibération n° 72 du 1er août 1997. Par suite, et en l'absence d'autres éléments mis en avant par l'intéressé, le moyen soulevé doit être écarté comme manquant en fait.
12. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été décidé de ne pas titulariser M. B au vu du rapport établi le 4 juin 2020, à la suite d'une série d'entretiens tenus au sein du service de néphrologie hémodialyse entre le 27 mai et 2 juin 2020, par une équipe de trois médecins mandatés spécifiquement par le directeur du centre hospitalier territorial de Nouvelle-Calédonie. Ce rapport fait apparaître des difficultés d'ordre comportemental se traduisant par une incapacité de l'intéressé à s'intégrer et à travailler avec l'équipe en place, ainsi qu'une priorité donnée par M. B à ses activités extérieures au détriment du service, ensemble d'éléments qui sont suffisamment établis et ne sont pas contredits par les témoignages versés au dossier par l'intéressé, et qui sont à l'origine d'une perte de confiance à l'égard de l'intéressé qui ne pourrait être rétablie même en cas de prolongation de la période probatoire. Ainsi, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui ne s'est pas fondé sur des faits matériellement inexacts, n'a pas, au vu de l'ensemble de ces circonstances, commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des aptitudes de M. B à exercer, en qualité de titulaire, des fonctions dans le corps des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie.
13. En dernier lieu, en l'absence notamment de sanction disciplinaire déguisée, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2022 qu'en tant qu'il fixe au 10 juillet 2020 la date à laquelle il est mis fin à ses fonctions de praticien à titre probatoire du corps des praticiens des établissements hospitaliers de la Nouvelle-Calédonie.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. L'annulation partielle de l'arrêté attaqué n'implique ni la nomination sollicitée dans un emploi de praticien à titre permanent, ni la réintégration juridique de l'intéressé, qui a déjà eu lieu, ni une nouvelle décision sur la titularisation, dès lors que la fin de fonctions de l'intéressé doit être réputée comme ayant pris effet, du fait de l'annulation prononcée, à la date de notification de cet arrêté. Elle impose néanmoins au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de reconstituer la carrière de M. B entre le 10 juillet 2020 et le 16 novembre 2022, date de notification de l'arrêté du 21 octobre 2022. Il y a lieu d'enjoindre à ce dernier de procéder à une telle reconstitution, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Nouvelle-Calédonie une somme de 180 000 francs CFP euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 21 octobre 2022 est annulé, en tant qu'il fixe au 10 juillet 2020 la date à laquelle il est mis fin aux fonctions de M. B.
Article 2 : Il est enjoint au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de reconstituer la carrière de M. B pour la période allant du 10 juillet 2020 au 16 novembre 2022.
Article 3 : La Nouvelle-Calédonie versera à M. B une somme de 180 000 francs CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Nouvelle-Calédonie.
Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Briquet, premier conseiller,
M. Pilven, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
Le rapporteur,
SIGNÉ
B. BRIQUETLe président,
SIGNÉ
D. SABROUXLe greffier de chambre,
SIGNÉ
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026