LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA104-2300006

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — Décision N° TA104-2300006

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
SectionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
N° DossierTA104-2300006
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère CHAMBRE
Avocat requérantSELARL D'AVOCATS ROYANEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 6 janvier et 14 juin 2023, M. B C, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 décembre 2022 du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie rejetant sa demande d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie ;

2°) d'enjoindre au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de l'intégrer dans la fonction publique, à défaut de l'enjoindre à réexaminer sa demande d'intégration :

3°) de mettre à la charge du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie la somme de 200 000 F CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- la décision est entachée de vices de procédure ;

- la procédure d'intégration a été détournée ;

- l'autorité de la chose jugée a été méconnue ;

- la décision est entachée d'erreurs de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 15 mars 2023, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.

Il fait valoir que M. C a été informé, par courrier en date du 6 mars 2023, de son intégration au sein de la fonction publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 99-209 et la loi 99-210 du 19 mars 1999 ;

- l'arrêté n° 1065 du 12 août 1953 portant statut général de la fonction publique de Nouvelle-Calédonie ;

- la délibération n° 81 du 24 juillet 1990 ;

- la délibération n° 135 du 21 août 1990 ;

- la loi du pays n° 2016-17 du 19 décembre 2016 ;

- la délibération n° 216 du 29 décembre 2016 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Prieto, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,

- et les conclusions de Me Chamoun, avocat du requérant, et de Mme D, représentant le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, caporal de sapeurs-pompiers professionnels affecté au sein du service départemental d'incendie et de secours de la Savoie, est arrivé sur le territoire calédonien en novembre 2010, où il a exercé une activité commerciale puis des fonctions de formation par le biais de mises en disponibilité pour convenances personnelles régulièrement renouvelées.

2. Réintégré au sein du service départemental d'incendie et de secours de la Savoie le 1er septembre 2018, il a été placé à cette même date en détachement pour servir sous l'autorité du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour une durée de trois ans en qualité d'organisateur de formation au sein de la direction de la sécurité civile et de la gestion des risques. Le 21 mai 2021, ce poste d'organisateur de formation a fait l'objet d'un avis de vacance, afin de pourvoir à son attribution après la fin du détachement de M. C. Souhaitant continuer à exercer ces fonctions, M. C a présenté sa candidature le 14 juin 2021. Parallèlement, il a déposé une demande d'intégration dans la fonction publique territoriale de la Nouvelle-Calédonie le 29 juin 2021.

3. Par une décision du 27 août 2021, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a rejeté cette demande d'intégration, au motif que son détachement prendrait fin au 31 août 2021 et que la candidature qu'il avait présentée le 14 juin 2021 n'avait pas été retenue. Puis, par une décision du 25 novembre 2021, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a retiré cette décision du 27 août 2021 pour lui substituer un nouveau rejet, fondé cette fois sur le motif tiré de ce que son détachement ayant pris fin le 31 août 2021, M. C n'était plus en fonctions au sein des services de la Nouvelle-Calédonie et ne remplissait ainsi pas les conditions pour prétendre à une intégration.

4. Par un jugement n° 2100378 du 7 juillet 2022, le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé les décisions du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du 27 août 2021 et du 25 novembre 2021 rejetant la demande d'intégration de M. C du 29 juin 2021, et a enjoint audit président de prendre à nouveau une décision sur cette demande d'intégration.

5. En exécution de ce jugement, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pris une nouvelle décision, le 6 décembre 2022, par laquelle il a rejeté à nouveau la demande d'intégration de l'intéressé.

6. Par une ordonnance du 1er février 2023, le juge des référés du tribunal administratif a suspendu l'exécution de la décision du 6 décembre 2022, par laquelle le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande d'intégration dans la fonction publique territoriale de la Nouvelle-Calédonie présentée par M. C. Le juge des référés a également enjoint au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de réexaminer la demande d'intégration dans la fonction publique territoriale de la Nouvelle-Calédonie présentée par M. C, dans un délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance.

7. M. C demande au tribunal d'annuler la décision du 6 décembre 2022 du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie rejetant sa demande d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie et au tribunal d'assortir sa décision d'une astreinte de 30 000 F CFP par jour de retard à compter du jugement à venir.

Sur l'exception de non-lieu :

8. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 11 avril 2023, postérieur à l'enregistrement de la requête, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a intégré M. C dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie à compter du 11 avril 2023 et l'a affecté au service de formation de la direction de la sécurité civile en qualité d'organisateur de formation. La décision attaquée du 6 décembre 2022 avait toutefois reçu une application entre cette date et le 11 avril 2023, date de l'intégration de M. C.

9. Dès lors, les conclusions de M. C tendant à son annulation pour excès de pouvoir ne sont pas devenues sans objet et il y a lieu de statuer sur la demande de M. C visant à l'annulation de la décision du 6 décembre 2022 du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie rejetant sa demande d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

10. Aux termes de l'article 23 de l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953 portant statut général des fonctionnaires des cadres territoriaux : " Les fonctionnaires sont recrutés suivant l'une ou suivant l'une et l'autre des modalités ci-après : / () / 4° - Par intégration d'agents titulaires de la fonction publique d'Etat, de la fonction publique territoriale métropolitaine ou de la fonction publique hospitalière dans le corps d'accueil correspondant à l'emploi ou à tous autres emplois relevant dudit corps qu'ils auront occupés pendant une durée minimale ininterrompue de deux ans au jour de l'intégration, sous réserve qu'ils appartiennent à un corps ou cadre d'emploi réputé équivalent, et après avis du chef du service intéressé et de la commission administrative paritaire du corps d'accueil. / () ".

11. Aux termes de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : " () Tous les citoyens () sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celles de leurs vertus et de leurs talents. ". Aux termes de l'article 77 de la Constitution : " Après approbation de l'accord lors de la consultation prévue à l'article 76, la loi organique, prise après avis de l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie, détermine, pour assurer l'évolution de la Nouvelle-Calédonie dans le respect des orientations définies par cet accord et selon les modalités nécessaires à sa mise en œuvre : / () / - les règles relatives à la citoyenneté, au régime électoral, à l'emploi et au statut civil coutumier ; / () ". Aux termes de l'article 24 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie : " Dans le but de soutenir ou de promouvoir l'emploi local, la Nouvelle-Calédonie prend au bénéfice des citoyens de la Nouvelle-Calédonie et des personnes qui justifient d'une durée suffisante de résidence des mesures visant à favoriser l'exercice d'un emploi salarié, sous réserve qu'elles ne portent pas atteinte aux avantages individuels et collectifs dont bénéficient à la date de leur publication les autres salariés. / De telles mesures sont appliquées dans les mêmes conditions à la fonction publique de la Nouvelle-Calédonie et à la fonction publique communale. La Nouvelle-Calédonie peut également prendre des mesures visant à restreindre l'accession à l'exercice d'une profession libérale à des personnes qui ne justifient pas d'une durée suffisante de résidence. / La durée et les modalités de ces mesures sont définies par des lois du pays. ".

12. Aux termes de l'article 19 de la loi du pays n° 2016-17 du 19 décembre 2016 relative à la protection, à la promotion et au soutien de l'emploi local pour l'accès aux fonctions publiques de Nouvelle-Calédonie : " I - Les fonctionnaires relevant d'une des fonctions publiques métropolitaines souhaitant intégrer un corps ou un cadre d'emploi relevant d'une des fonctions publiques de Nouvelle-Calédonie en application des articles 23 de l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953 portant statut général des fonctionnaires des cadres territoriaux () doivent, outre les conditions posées par ces articles, justifier : / 1° soit, de la qualité de citoyen de la Nouvelle-Calédonie ; / 2° soit, de la durée de résidence déterminée conformément à l'article 2. / () ". Aux termes de l'article 2 de cette même loi du pays : " I - L'accès () au recrutement par voie d'intégration d'un fonctionnaire relevant d'une des fonctions publiques métropolitaines, est réservé : / 1° aux citoyens de la Nouvelle-Calédonie ; / 2° aux personnes justifiant d'une durée de résidence en Nouvelle-Calédonie au moins égale à dix ans ; / 3° aux personnes justifiant d'une durée de résidence : / a) au moins égale à dix ans, si le corps ou le cadre d'emploi est principalement pourvu par du recrutement local au sens du point II ; / b) au moins égale à cinq ans, si le corps ou le cadre d'emploi connaît des difficultés de recrutement local au sens du point II ; / c) au moins égale à trois ans, si le corps ou le cadre d'emploi connaît d'importantes difficultés de recrutement local au sens du point II ; / d) inférieure à trois ans, si le corps ou le cadre d'emploi connaît d'extrêmes difficultés de recrutement local au sens du point II. / () ". Enfin, aux termes de l'article 20 de la délibération n° 216 du 29 décembre 2016 prise en application de la loi du pays n° 2016-17 du 19 décembre 2016 relative à la protection, à la promotion et au soutien de l'emploi local pour l'accès aux fonctions publiques de Nouvelle-Calédonie : " La durée de résidence prévue à l'article 2 de la loi du pays n° 2016-17 du 19 décembre 2016 susvisée s'apprécie à la date : / () / 3° du dépôt de la demande de recrutement par voie d'intégration. ".

13. Il résulte de l'instruction que le rejet des candidatures formulées par M. C auprès de la Nouvelle-Calédonie, qui a conduit à la constatation d'une absence de poste vacant et au refus d'intégration en litige, reposait sur la volonté de privilégier l'émergence de " talents locaux " dans le domaine de la sécurité civile. Un tel motif contrevient au principe constitutionnel d'égal accès aux emplois publics en apportant une dérogation qui n'est pas prévue par la loi organique, laquelle ne permet de promouvoir l'emploi local que par le biais de l'exigence d'une durée suffisante de résidence, à l'égard des personnes ne disposant pas de la qualité de citoyen de la Nouvelle-Calédonie.

14. Au surplus, M. C, qui résidait en Nouvelle-Calédonie depuis plus de dix ans à la date de sa demande d'intégration et avait occupé pendant deux ans le poste d'organisateur de formation, soutient sans être contredit qu'il remplissait toutes les conditions, prévues par les articles 2 et 19 de la loi du pays n° 2016-17 du 19 décembre 2016 relative à la protection, à la promotion et au soutien de l'emploi local pour l'accès aux fonctions publiques de Nouvelle-Calédonie et à l'article 23 de l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953 portant statut général des fonctionnaires des cadres territoriaux. Il soutient également, sans être davantage contredit que des postes correspondant à ses compétences étaient disponibles.

15. Dans ces conditions, la décision attaquée est entachée d'un détournement de procédure et d'une erreur de droit. Par suite, M. C, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, est fondé à demander l'annulation de la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a rejeté sa demande d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

16. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté attaqué implique nécessairement, que la décision d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle Calédonie soit délivrée au requérant sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'enjoindre à la Nouvelle Calédonie de procéder à cette intégration à compter du 6 décembre 2022, date de la décision initiale de refus, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Nouvelle-Calédonie la somme de 180 000 francs CFP au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 6 décembre 2022 par laquelle le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande d'intégration dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie de M. B C est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de procéder à l'intégration de M. C dans la fonction publique de Nouvelle-Calédonie à compter du 6 décembre 2022, dans le délai de trois mois à compter de la mise à disposition du présent jugement.

Article 3 : La Nouvelle-Calédonie versera à M. C une somme de 180 000 CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Sabroux, président,

M. Prieto, premier conseiller,

M. Briquet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.

Le rapporteur,

G. PRIETOLe président,

D. SABROUX La greffière en chef

M.M. A

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

cb

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions