lundi 23 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300106 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | SELARL MDMH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 février et le 7 septembre 2023, M. A B, représenté par la SELARL MDMH, demande au tribunal :
1°) d'annuler la lettre d'observation n° 52040 du 26 décembre 2022 qui lui a été adressée par le général de corps d'armée commandant de la gendarmerie d'outre-mer ;
2°) d'enjoindre à l'administration de retirer de tout dossier ou tout registre la lettre d'observation n° 52040 du 26 décembre 2022, de la détruire, et de donner attestation de cette destruction, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la lettre d'observation en litige constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
- elle est dès lors entachée de vice de procédure, aucune procédure disciplinaire respectant notamment le principe du contradictoire et le droit à communication du dossier n'ayant été mise en œuvre, ainsi que de détournement de pouvoir ;
- les reproches qui lui sont adressés reposent sur des faits non établis et sont affectés d'erreur d'appréciation ;
- la lettre d'observation contestée, en faisant référence à la sanction dont il avait antérieurement fait l'objet, est contraire à la décision n° 43153 du général de brigade commandant de la gendarmerie d'outre-mer du 14 octobre 2022, portant retrait de la sanction de 30 jours d'arrêts avec dispense d'exécution prononcée à son encontre le 27 janvier 2022, qui disposait que toute trace ou mention de cette sanction dans son dossier ou dans le système d'information des ressources humaines serait effacé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête de M. B.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, l'acte attaqué ne constituant qu'une mesure d'ordre intérieur ne faisant pas grief ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 octobre 2023 :
- le rapport de M. Briquet, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, adjudant exerçant en qualité d'enquêteur au sein de la brigade de gendarmerie des transports aériens de l'aéroport de La Tontouta, demande au tribunal d'annuler la lettre d'observation n° 52040 du 26 décembre 2022 qui lui a été adressée par le général de corps d'armée commandant de la gendarmerie d'outre-mer.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Il ressort des pièces du dossier que la lettre en litige a pour objet, d'une part, d'indiquer à M. B que les manquements antérieurement constatés à son encontre ne donneront lieu à aucune sanction compte-tenu de l'ancienneté des faits reprochés et de l'amélioration notable de sa manière de servir qui a été constatée depuis lors, et, d'autre part, de l'encourager à poursuivre dans cette voie, tout en attirant son attention sur le fait qu'il ne devra s'attendre à aucune clémence en cas de nouveau manquement. Excluant ainsi expressément toute sanction pour le passé et ne contenant qu'une simple mise en garde pour l'avenir, elle ne saurait être regardée comme ayant été prise dans une volonté de sanction, même si elle contient des reproches. Par ailleurs, elle ne fait à aucun moment état d'un versement de cette lettre au dossier administratif de l'intéressé. Elle ne produit dès lors pas d'effets analogues à une sanction. La circonstance, quant à elle, qu'une telle lettre pourrait éventuellement être versée au dossier administratif du requérant ne constituerait en tout état de cause qu'une circonstance postérieure sans incidence sur la qualification à donner à ce courrier et sur sa légalité. Dans ces conditions, la lettre d'observation en litige ne présente pas le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée, et ne constitue qu'une simple mesure d'ordre intérieur, qui ne fait pas grief et n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions tendant à son annulation, irrecevables, doivent par suite être rejetées. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction du requérant ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Briquet, premier conseiller,
M. Prieto, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2023.
Le rapporteur,
B. BRIQUET
Le président,
D. SABROUX
La greffière en chef,
M-M. CAUVY
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026