jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300249 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | PIEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 mai, 12 juin, 3 juillet, et 15 juillet 2023, M. C D demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° 232/2023 du 19 avril 2023, par lequel le maire du Mont-Dore a délivré à M. et Mme B un permis de construire en vue de la réalisation d'un bungalow F3, d'un garage et d'un abri de jardin sur le lot n° 49 du morcellement Jean-Claude Mary ;
2°) de faire exécuter l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs du 13 avril 2023, en enjoignant à la commune du Mont-Dore de produire les documents sollicités ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Mont-Dore une somme de 250 000 francs CFP, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les réseaux publics d'eau potable existants sont insuffisants et la bouche d'incendie présente dans la zone en cause dispose d'un débit et d'une pression trop faibles ;
- les travaux en cours affectent la servitude de passage grevant son terrain ;
- les travaux sont réalisés de l'autre côté du creek sans autorisation de passage accordée par la direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales ;
- le nouvel accès au terrain d'assiette du projet par la rue des Sauges qui est utilisé dans le cadre des travaux afin d'éviter de passer sur le terrain du requérant n'est mentionné ni sur le procès-verbal de délimitation, ni sur le plan de division foncière, ni sur le permis de construire ;
- le panneau d'affichage de l'autorisation du permis de construire n'est pas visible de la voie publique ;
- il y a des incompatibilités entre le plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore, l'arrêté de division foncière du 29 septembre 2022, et le permis de construire, dès lors en premier lieu qu'en vertu de l'article 11 du plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore, les projets situés dans une zone à risque de mouvement de terrain doivent donner lieu à l'attestation d'un organisme agréé, en deuxième lieu qu'en vertu de l'article 5 de l'arrêté de division foncière, un justificatif de garantie géotechnique doit être fourni dans les zones à risque de mouvement de terrain d'aléa modéré et élevé, et en troisième lieu que le permis de construire ne reproduit pas les articles 3 et 8 de l'arrêté de division foncière ;
- le projet est situé en zone inondable d'aléa faible, et rentrait ainsi dans le champ d'application de l'article 11 du plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore ;
- le refus de communication des documents administratifs qu'il a sollicités est plus que douteux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2023, la commune du Mont-Dore, représentée par Me Pieux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 250 000 francs CFP soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête, présentée par une personne qui ne justifie ni de sa qualité de propriétaire des terrains voisins ni d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, est irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, que le tribunal était susceptible de surseoir à statuer pour permettre la régularisation du vice tiré de la méconnaissance de l'article 11 du plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore, laquelle consiste en l'absence, dans le dossier de demande de permis, de l'attestation d'un organisme agréé, alors que le projet est en partie situé dans une zone à risque de mouvement de terrain.
Par un mémoire, enregistré le 17 février 2024, M. D présente des observations en réponse au moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'urbanisme de la Nouvelle-Calédonie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 29 février 2024 :
- le rapport de M. Briquet, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de M. D, requérant et de Me Hamon substituant Me Pieux avocat de la commune du Mont-Dore.
Considérant ce qui suit :
1. M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté n° 232/2023 du 19 avril 2023, par lequel le maire du Mont-Dore a délivré à M. et Mme B un permis de construire en vue de la réalisation d'un bungalow F3, d'un garage et d'un abri de jardin sur le lot n° 49 du morcellement Jean-Claude Mary.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / (). ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l' article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation , du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. / Lorsqu'elles sont introduites par une association, ces mêmes requêtes doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées des statuts de celle-ci, ainsi que du récépissé attestant de sa déclaration en préfecture. ".
5. La commune du Mont-Dore remet en cause la qualité de propriétaire des terrains voisins dont se prévaut le requérant, ainsi que son intérêt à agir. Toutefois celui-ci démontre, par les actes authentiques qu'il produit, être propriétaire des terrains voisins. Mettant en avant l'incidence que pourront avoir les travaux sur les berges du cours d'eau situé immédiatement en amont de ses terrains et les risques engendrés si les constructions situées en zone inondable et qui font l'objet du projet venaient à être emportées du fait de la force du courant en cas d'inondation, le requérant justifie ici d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de l'acte attaqué.
6. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des fins de non-recevoir opposées en défense doivent être écartées.
Sur le moyen susceptible de conduire à l'annulation du permis de construire en litige :
7. Aux termes de l'article 11 du plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore, relatif aux zones soumises à des risques naturels : " Il existe des études spécifiques d'identification et de délimitation des zones de la commune soumises à risques naturels, tandis que d'autres sont susceptibles d'être menées ultérieurement à l'approbation du PUD. Elles constituent des servitudes annexées au présent PUD et sont régulièrement amendées. / Le résultat de ces études s'impose au PUD, aux droits à bâtir et aux droits à aménager. / En présence de zones à risque d'inondation, identifiées par des études spécifiques, l'autorité compétente délivre les autorisations d'occupation du sol dans le strict respect des cartes d'aléas qui sont annexées au PUD, et conformément aux règles de constructibilité en zones inondables dans la province Sud. / Lorsque le projet est impacté par une étude qui révèle le risque mais reste silencieuse sur la vitesse ou la hauteur des eaux permettant la caractérisation de l'aléa, une attestation réalisée par un organisme compétent révélant ces informations sera versée au dossier de demande d'autorisation. / Dans les zones à risques géotechniques, aucune extension ou construction nouvelle n'est autorisée sauf à produire une attestation d'un organisme agréé qui précise que le risque géotechnique ne sera pas aggravé par les travaux de construction si des dispositions techniques, prévues dans une étude spécifique, peuvent être réalisées. / L'autorisation de construire devra prendre en compte les dispositions précitées, qui certifieront la tenue des ouvrages ainsi que la stabilité du fonds concerné et des fonds voisins. / L'étude est obligatoirement accompagnée d'un suivi des travaux. Un procès-verbal de réception attestant la bonne exécution des dispositions techniques sera établi par l'organisme compétent et exigé pour l'obtention du certificat de conformité. / Dans les zones d'écoulement, de stockage des eaux de pluies, d'épandage des cours d'eaux pouvant présenter un risque d'inondation, de glissement de terrain, les demandes de permis de construire peuvent être refusées, après avis des services compétents sauf à produire une attestation d'un organisme agréé qui précise que le risque ne sera pas aggravé par les travaux de construction si des dispositions techniques, prévues dans une étude spécifique, peuvent être réalisées. ".
8. Aux termes de l'article PS. 221-20 du code de l'urbanisme de la Nouvelle-Calédonie : " Le dossier comprend également une attestation établie par un expert compétent certifiant la réalisation d'une étude préalable permettant d'assurer la prise en compte des risques dans la conception du projet et à déterminer les prescriptions qui y sont liées : / 1° Lorsque le projet est situé en zone d'aléa fort ou très fort d'une zone inondable portée à la connaissance du public ; / 2° Lorsque le projet est exposé à tout autre risque naturel ; / 3° Lorsque le projet comporte des travaux d'exhaussement ou d'affouillement d'une hauteur ou d'une profondeur supérieure ou égale à 3 mètres ou d'une surface dont la plus grande dimension est supérieure ou égale à 50 mètres. ".
9. Il ressort de l'article 4 du permis contesté que le projet est en partie situé dans une zone à risque de mouvement de terrain. Par suite, il aurait dû donner lieu à l'attestation d'un organisme agréé prévue par les dispositions précitées, quand bien même la zone en cause n'est affectée que d'un aléa très faible, lesdites dispositions ne faisant aucune distinction selon l'aléa en cause. Il est constant qu'une telle attestation ne figure pas dans le dossier de permis de construire. Dans ces conditions, le service instructeur n'était ici pas en mesure de se prononcer en toute connaissance de cause sur le respect des règles relatives aux zones à risques géotechniques.
Sur les autres moyens soulevés :
10. La circonstance que les travaux en cours affectent la servitude de passage grevant le terrain de M. D est en elle-même sans incidence sur la légalité du permis contesté, lequel est délivré sous réserve des droits des tiers.
11. Est également inopérante la circonstance que les travaux sont réalisés de l'autre côté du creek sans autorisation de passage accordée par la direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'assurer la conformité de la construction projetée avec la réglementation d'urbanisme applicable.
12. La circonstance que le nouvel accès au terrain d'assiette du projet par la rue des Sauges qui est utilisé dans le cadre des travaux afin d'éviter de passer sur le terrain du requérant ne soit mentionné ni sur le procès-verbal de délimitation ni sur le plan de division foncière ni sur le permis de construire est en elle-même sans incidence sur la légalité de ce dernier, dès lors d'une part que cette circonstance est postérieure à l'octroi du permis en cause et d'autre part que la demande de permis avait un tout autre objet que cet accès.
13. La circonstance que le panneau d'affichage de l'autorisation du permis de construire n'est pas visible de la voie publique, si elle est le cas échéant susceptible d'avoir une incidence sur la recevabilité des recours dirigés contre le permis de construire, n'en a néanmoins aucune sur la légalité du permis.
14. Si le requérant fait valoir que les réseaux publics d'eau potable existants sont insuffisants et que la bouche d'incendie présente dans la zone en cause dispose d'un débit et d'une pression trop faibles, il n'assortit pas son moyen de suffisamment de précisions, en n'indiquant pas quelles dispositions légales ou règlementaires le pétitionnaire aurait ici méconnues.
15. Si le requérant fait valoir que dans les zones à risque de mouvement de terrain d'aléa modéré et élevé, un justificatif de garantie géotechnique doit être fourni, le projet en cause n'est en tout état de cause pas situé dans une zone d'aléa modéré ou élevé.
16. Si le requérant soutient que le permis de construire ne reproduit pas les articles 3 et 8 de l'arrêté de division foncière du 29 septembre 2022, relatifs respectivement au rappel de l'existence d'une servitude de marchepied sur le lot n° 49 et de l'obligation de solliciter une autorisation en cas de franchissement du cours d'eau situé sur ce même lot, il n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé en n'indiquant pas quelles dispositions imposeraient une reprise de telles mentions.
17. Si le requérant se prévaut du fait que le projet est situé en zone inondable d'aléa faible, une telle circonstance ne nécessitait pas d'attestation établie par un expert, dès lors d'une part que l'article 11 du plan d'urbanisme directeur du Mont-Dore indique, au regard des zones à risque d'inondation, que l'autorité compétente délivre les autorisations d'occupation du sol en se conformant aux règles de constructibilité en zones inondables dans la province Sud, et d'autre part que l'article PS. 221-20 du code de l'urbanisme de la Nouvelle-Calédonie, qui précise ces règles, n'exige d'attestation établie par un expert que " lorsque le projet est situé en zone d'aléa fort ou très fort d'une zone inondable portée à la connaissance du public ".
18. Si le requérant fait valoir que le refus de communication des documents administratifs qu'il a sollicités est plus que douteux, un tel refus, même s'il est regrettable, est en lui-même sans incidence sur la légalité du permis de construire en cause.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
19. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
20. Il résulte de ces dispositions que le juge administratif peut procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où une illégalité affecte une partie identifiable du projet, ou surseoir à statuer en vue de sa régularisation, lorsque cette illégalité est susceptible d'être régularisée par un permis modificatif, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
21. Il résulte de l'instruction que le vice constaté au point 9 du jugement est susceptible de faire l'objet d'une mesure de régularisation, sans qu'il en résulte un bouleversement tel qu'il changerait la nature même du projet. Dès lors, il y a lieu de surseoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et de fixer à M. B et à la commune du Mont-Dore un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire la mesure de régularisation nécessaire.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête de M. D jusqu'à l'expiration du délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, imparti à M. A B et à la commune du Mont-Dore pour notifier au tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie une mesure de régularisation.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à la commune du Mont-Dore, et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 29 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Briquet, premier conseiller,
M. Prieto, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
Le rapporteur,
B. BRIQUET
Le président,
D. SABROUX
Le greffier de chambre,
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pc
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026