jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300271 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 7 juin, le 2 et le 24 novembre 2023, Mme E A D doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'acte d'invalidation de ses fonctions et missions du 7 avril 2023, confirmé par une décision du 18 avril 2023 de la gestionnaire des ressources humaines chargée des enseignants du public et du privé au sein des services du vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie ;
2°) d'enjoindre au vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie de rétablir la validation de ses fonctions et missions pour 2021 et 2022, de soumettre son dossier de promotion de grade au vivier 1 de la classe exceptionnelle des professeurs agrégés à l'avis de son chef d'établissement et à l'inspecteur pédagogique compétent et de le présenter au ministre chargé de l'éducation nationale en vue de son inscription au tableau d'avancement.
Elle soutient que :
- elle est éligible à la promotion ;
- elle a exercé pendant plus de six années au lycée professionnel de Touho, lequel relève depuis l'année 2000 d'un dispositif d'éducation prioritaire, ce que corrobore le fait que sa candidature à la classe exceptionnelle au titre du vivier 1 a été validée et proposée au ministre chargé de l'éducation nationale en 2021 et 2022 pour une possible promotion, avec l'appréciation " Très Satisfaisant " du vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie ;
- les décisions contestées sont discriminatoires compte tenu de la pratique retenue par les autres académies consistant à ne pas invalider, pour la campagne 2023, les fonctions et missions validées lors des campagnes précédentes ;
- l'invalidation de ses fonctions et missions pour 2023 est illégale car elle a pour effet de retirer les décisions créatrices de droits de validation prises en 2021 et 2022 au-delà du délai de quatre mois prévus par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration et porte ainsi atteinte à la sécurité juridique.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 novembre 2023, le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 modifié relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré ;
- l'arrêté du 6 août 2021 fixant la liste des conditions d'exercice et des fonctions particulières des personnels des corps enseignants, d'éducation et de psychologue au ministère chargé de l'éducation nationale prises en compte pour un avancement à la classe exceptionnelle ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prieto, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A D, de Mme B pour le vice-recteur et de M. C pour le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Une note en délibéré, présentée par Mme A D enregistrée le 1er décembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, professeure agrégée au lycée professionnel de Touho depuis 1996, demande au tribunal d'annuler la décision d'invalidation de ses fonctions et missions du 7 avril 2023, confirmée par une décision du 18 avril 2023 de la gestionnaire des ressources humaines chargée des enseignants du public et du privé au sein des services du vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie, et d'enjoindre au vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie de rétablir la validation de ses fonctions et missions pour 2021 et 2022, de soumettre son dossier de promotion de grade au vivier 1 de la classe exceptionnelle des professeurs agrégés à l'avis de son chef d'établissement et à l'inspecteur pédagogique compétent et de le présenter au ministre chargé de l'éducation nationale en vue de son inscription au tableau d'avancement.
2. Par une décision en date du 20 juin 2023, postérieure à l'introduction de la requête, la requérante a été proposée à la promotion à l'accès à la classe exceptionnelle du corps des professeurs agrégés au titre du vivier 1. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la candidature de la requérant ait été écartée au titre d'une transmission tardive.
3. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A D tendant à l'annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet, de même que ses conclusions aux fins d'injonction. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A D.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A D et au vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie, et au haut-commissaire de la Nouvelle-Calédonie.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Prieto, premier conseiller,
M. Briquet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
G. PRIETOLe président,
signé
D. SABROUX La greffière,
signé
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026