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AccueilJurisprudence administrativeN° TA104-2300391

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — Décision N° TA104-2300391

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
SectionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
N° DossierTA104-2300391
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère CHAMBRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 août 2023, les 22 mars et 22 avril 2024, Mme B A, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir les courriers du vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie en date des 28 avril et 3 juillet 2023 l'informant que les inscriptions et documents en lien avec l'obtention du baccalauréat français international en section " australien " sont conformes à la règlementation en vigueur ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir ou de déclarer inexistants certains documents, à savoir : les deux premiers points du nota bene du document intitulé " Demande d'admission en section internationale australienne en classe de 1ère au lycée Dick Ukeiwë - Rentrée 2023 " ; les documents intitulés " Confirmation d'inscription année scolaire 2022 - 2023 au titre du Baccalauréat général 2024 " ; les emplois du temps et résultats figurant sur Pronote ; le bulletin du 1er semestre 2023 ;

3°) d'enjoindre à l'administration de produire et communiquer les documents suivants : manuels utilisateurs, règlement d'examen ou de concours, la liste exhaustive des enseignements et des épreuves rattachées avec la nomenclature utilisée sur les différents systèmes d'information pour le baccalauréat général et technologique sessions 2023 et 2024, le relevé de notes associé au baccalauréat général option internationale " australien " pour les sessions 2023 et 2024, toutes pièces statistiques apparaissant comme manquantes tels que les graphiques circulaires session 2024 ; le modèle de diplôme associé au baccalauréat français international ;

4°) d'enjoindre à l'administration de " consolider " les textes officiels ;

5°) d'enjoindre à l'administration de mettre en place un service de surveillance et de contrôle académique et administratif pour prévenir les fraudes aux examens durant les formations ;

6°) d'enjoindre à l'administration de rouvrir une session d'inscription des candidats au baccalauréat session 2024 ;

7°) d'enjoindre à l'administration de mettre en conformité les documents et fichiers informatisés scolaires des lycées préparant le baccalauréat français international, section " australien ", à la législation nationale, tous les enseignements obligatoires et facultatifs choisis devant être expressément indiqués ;

8°) de condamner l'administration au paiement de 100 000 000 francs CFP par élève lésé à titre indemnitaire, en réparation des préjudices moraux subis, sous astreinte ;

9°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de 600 000 francs CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les courriers des 28 avril et 3 juillet 2023 ont été signés par une autorité incompétente ;

- les lettres des 28 avril et 3 juillet 2023 sont entachés d'un vice de forme ;

- les mêmes lettres ainsi que l'ensemble des documents dont elle sollicite l'annulation méconnaissent la règlementation relative à la mise en œuvre du Baccalauréat Français International en Nouvelle-Calédonie :

- des matières du parcours bilingue ne sont pas enseignées, tels que la langue vivante A anglais et l'enseignement spécifique " discipline non linguistique histoire-géographie " ;

- ces enseignements font défaut dans l'emploi du temps des élèves, au bulletin semestriel ainsi qu'au livret scolaire du candidat au baccalauréat français international ;

- les horaires d'enseignement prévus ne sont pas respectés ;

- l'équipe pédagogique est incomplète pour répondre aux objectifs de formation et de préparation au baccalauréat dès lors qu'il n'y aurait pas de professeur pour dispenser la discipline non linguistique (DNL) " Histoire-géographie " ;

- le document confirmant l'inscription est également incomplet, générant ainsi des risques d'éviction et donc une perte de chance d'obtenir un diplôme et une attestation de langues vivantes ;

- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 18 mars et le 19 août 2024, le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête de Mme A.

Il soutient que :

- les conclusions de la requête tendant à l'annulation des lettres des 28 avril et 3 juillet 2023 sont irrecevables en ce que des actes ne font pas grief et sont ainsi insusceptibles de recours ;

- les conclusions de la requête tendant à la communication de certains documents sont irrecevables en l'absence de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs ;

- les conclusions à fin d'indemnisation sont irrecevables à défaut d'avoir été précédées d'une réclamation préalable ;

- en l'absence d'illégalité ou de préjudice démontrés, aucune réparation n'est due ;

- en tout état de cause, les moyens ne sont pas fondés.

Une mise en demeure a été adressée le 22 septembre 2023 au vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie qui n'a pas produit de mémoire avant la clôture de l'instruction intervenue le 9 septembre 2024.

Un mémoire enregistré le 8 septembre 2024 pour Mme A n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des Nations Unies relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;

- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;

- le décret n° 2021-1054 du 6 août 2021 modifiant les dispositions du code de l'éducation pour la mise en place des classes menant à l'option internationale ;

- l'arrêté du 6 août 2021 relatif aux sections internationales de classe de seconde et aux classes menant au baccalauréat français international ;

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative dans sa version applicable en Nouvelle-Calédonie.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bozzi, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,

- les observations de Mme A et les observations de Mme C, représentant le vice-rectorat.

Une note en délibéré a été enregistré le 17 septembre 2024 pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Un décret n° 2021-1054 du 6 août 2021 modifiant les dispositions du code de l'éducation pour la mise en place des classes menant à l'option internationale prévoit, à compter de la rentrée scolaire 2022, une évolution de l'option internationale du baccalauréat (OIB) devenant le baccalauréat français international (BFI). Ce dispositif prépare les élèves pendant leurs deux années du cycle terminal à une nouvelle option internationale, en vue d'une première session de l'examen baccalauréat français international en 2024. Mme B A, parent d'une élève de seconde, conteste la mise en œuvre de ce dispositif en section " australien " en Nouvelle-Calédonie, notamment au lycée Dick Ukeiwë, et demande la mise en conformité de plusieurs documents administratifs à la législation nationale. Dans ce cadre, Mme A a sollicité de la direction du lycée Dick Ukeiwë et du vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie, diverses explications relatives à ce nouveau parcours. Toutefois, les informations qui lui ont été apportées, notamment dans deux lettres du vice-rectorat de Nouvelle-Calédonie en date des 28 avril et 3 juillet 2023 ainsi que les réponses de la Consule générale d'Australie à Nouméa, puis du médiateur académique du ministère de l'éducation nationale pour les collectivités d'Outre-Mer, ne l'ont pas satisfaite. Mme A demande l'annulation de certaines de ces réponses, la rectification du contenu de certains documents et la condamnation de l'Etat en réparation des préjudices subis par les élèves engagés dans ce parcours de classe terminale.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. Il ressort des termes de la requête de Mme A que celle-ci entend présenter sa requête dans l'intérêt de sa fille mais également les élèves de la section internationale de l'établissement où est inscrite son enfant et pour tous candidats au Baccalauréat Général option internationale intitulée option Baccalauréat Français International Australien et en tant que parent délégué et ancienne parent délégué.

3. Toutefois, à supposer que la requérante entende défendre les intérêts des élèves concernés par les décisions attaquées, en faisant valoir les risques encourus par les candidats au baccalauréat, Mme A n'est pas recevable à agir pour le compte de ces élèves en vertu du principe que " nul ne plaide par procureur ". Ses conclusions à fin d'annulation comme d'indemnisation sont irrecevables dans cette mesure.

4. Mme A demande d'annuler les courriers en date des 28 avril 2023 et 3 juillet 2023 par lesquels le vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie l'informe que les modalités d'inscription et les documents issus de l'application de gestion sont conformes aux exigences de l'examen du baccalauréat français international et à la règlementation en vigueur afférente. Elle demande également l'annulation des documents relatifs au baccalauréat français international et leur rectification, dont l'emploi du temps scolaire, le bulletin de note semestriel, le livret scolaire du candidat et la confirmation d'inscription.

5. Or, il ressort des termes du premier de ces deux courriers que le vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie a, dans un premier temps, rappelé à Mme A les " multiples sollicitations " qu'elle avait formées auprès de la division des examens et concours, ou de l'inspection de langues vivantes. Le vice-recteur mentionne aussi les rencontres avec la proviseure et ses adjointes, ainsi que les entretiens d'explication menés par les équipes enseignantes et auxquelles la requérante a été conviée, afin de répondre à ses inquiétudes relatives aux modalités d'inscription et de présentation de l'examen de sa fille.

6. Dans un second temps, le vice-recteur indique à Mme A que les documents issus de l'application Cyclades de gestion du baccalauréat sont conformes aux exigences de l'examen et de la réglementation.

7. Le second courrier du vice-rectorat réitère les réponses apportées par la lettre du 28 avril 2023 et précise que les inscriptions au lycée Dick Ukeiwë font l'objet d'un examen individuel et que parmi les dispositifs internationaux évoqués par l'intéressée, les candidats de cet établissement ne pouvaient s'inscrire que dans deux voies.

8. Il ressort à cet égard, ainsi que le reconnaît au demeurant Mme A, que cette dernière a bénéficié de plusieurs échanges avec le corps enseignant comme avec le corps administratif du vice-rectorat afin d'obtenir des éclaircissements sur les modalités d'inscription et le contenu des matières du baccalauréat français international.

9. Or, ces actes des 28 avril et 3 juillet 2023 revêtent un caractère purement confirmatif de décisions devenues définitives et se bornent à renouveler auprès de Mme A le constat de l'absence d'anomalies quant aux modalités d'inscription et de présentation de l'examen de sa fille, et plus largement des candidats du lycée Dick Ukeiwë, en vue d'obtenir le baccalauréat français international. Ces lettres en litiges sont ainsi insusceptibles de recours et la requête est irrecevable en tant qu'elle concerne celles-ci.

10. S'agissant des documents relatifs au baccalauréat français international, à savoir l'emploi du temps scolaire de sa fille, son bulletin de note semestriel, son livret scolaire et sa confirmation d'inscription, ceux-ci sont soit dépourvus de caractère décisoire, soit insusceptibles de faire grief à sa fille. Dans ces conditions, sont irrecevables les conclusions tendant à leur annulation.

11. Enfin, Mme A fait valoir que les manquements qu'elle invoque quant à l'absence de " mise en conformité " de documents et fichiers informatisés aurait pour conséquence de déprécier le " profil " des candidats au baccalauréat français international et de les exposer au rejet de leur candidature. Cependant, elle n'apporte aucun élément susceptible de justifier une telle décision de refus de candidature au baccalauréat français international dont elle pourrait saisir le juge administratif. La requérante indique même avoir obtenu une confirmation d'inscription aux épreuves anticipées du baccalauréat session 2024 en date du 12 mai 2023, remise par la direction du lycée Dick Ukeiwë. Il s'ensuit que les griefs qu'elle invoque sont purement hypothétiques et que les actes contestés ne portent pas atteinte de manière suffisamment certaine aux intérêts de la fille de Mme A.

12. Mme A demande au tribunal à ce qu'il soit enjoint à l'administration de produire et communiquer plusieurs documents portant notamment sur les manuels d'utilisation d'applicatifs informatiques, des listes d'enseignements et d'épreuves, des relevés de notes et des pièces statistiques.

13. Toutefois, aux termes des dispositions de l'article L. 311-1 du code du code des relations entre le public et l'administration, applicables à la Nouvelle-Calédonie en vertu de l'article L. 562-1 de ce code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes des dispositions de l'article L. 311-3 du même code : " Sous réserve des dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, concernant les données à caractère personnel figurant dans des fichiers, toute personne a le droit de connaître les informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées. () ". Les modalités de communication des documents administratifs sont précisées aux articles L. 311-2 et suivants du même code. L'article L. 311-6 de ce code précise que : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs : () 2° Portant une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique, nommément désignée ou facilement identifiable ;3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 342-1 de ce code : " () La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux. ". Aux termes de l'article R. 343-3 de ce code : " La commission notifie son avis à l'intéressé et à l'administration mise en cause, dans un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de la demande au secrétariat. Cette administration informe la commission, dans le délai d'un mois qui suit la réception de cet avis, de la suite qu'elle entend donner à la demande ". Aux termes de l'article R. 343-4 du même code : " Le silence gardé pendant le délai prévu à l'article R. 343-5 par l'administration mise en cause vaut décision de refus ". Aux termes de l'article R. 343-5 du même code : " Le délai au terme duquel intervient la décision implicite de refus mentionnée à l'article R. * 343-4 est de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la commission. ".

14. Il ressort des dispositions précitées que lorsqu'une demande de communication de documents administratifs a été rejetée par une décision explicite ou implicite de l'autorité administrative, ce refus ne peut être déféré directement au juge de l'excès de pouvoir. L'intéressé doit avoir au préalable été saisi de ce refus, dans le délai de recours pour excès de pouvoir ayant couru contre cette décision, la commission prévue à l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration, dite "commission d'accès aux documents administratifs". Dans le cas où, au vu de l'avis exprimé par cette commission, l'autorité administrative compétente confirme son refus de communication, l'intéressé peut déférer cette décision au juge de l'excès de pouvoir jusqu'à l'expiration du délai du recours contentieux décompté à partir de la notification qui lui est faite d'une décision explicite de confirmation de refus de communication.

15. En l'espèce, Mme A ne justifie d'aucune demande adressée à l'administration afin d'obtenir la communication des documents qu'elle sollicite et n'établit pas, en tout état de cause, avoir saisi la commission d'accès aux documents administratifs préalablement à l'enregistrement de sa requête. Ses conclusions sont par suite irrecevables.

16. Mme A demande enfin au tribunal de condamner l'administration au paiement de 100 000 000 francs CFP par élève lésé à titre indemnitaire, en réparation des préjudices moraux subis et résultant de " l'insécurité juridique " dans laquelle ils se seraient trouvés lors de l'inscription et de la préparation au baccalauréat.

17. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

18. Il n'est pas contesté que Mme A s'est abstenue de présenter auprès de l'administration une demande indemnitaire préalable tendant à la réparation des préjudices prétendument subis et de nature à faire naître une décision explicite ou implicite et à lier le contentieux, en application des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Dès lors, ses conclusions indemnitaires tendant à la réparation de son préjudice ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.

Sur le recours en déclaration d'inexistence du nota bene du formulaire d'admission en section internationale :

19. Les moyens invoqués indifféremment à l'appui du recours en déclaration d'inexistence et pour excès de pouvoir ne font ressortir aucune illégalité d'une particulière gravité justifiant que soit déclaré nul et de nul effet le nota bene en deux points figurant sur le formulaire de demande d'admission en section internationale australienne en classe de première au lycée Dick Ukeiwë. Il suit de là que les conclusions en ce sens de Mme A doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction :

20. Le présent jugement, qui rejette l'ensemble des conclusions d'annulation présentées par Mme A, n'implique aucune mesure d'exécution et il n'appartient pas au juge administratif d'enjoindre à l'administration d'autres mesures que celles exigées par l'exécution de sa décision statuant sur la requête de l'intéressée. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme A une somme que celle-ci demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens, alors qu'au surplus elle ne justifie pas avoir engagé des frais pour l'introduction de sa requête, présentée sans recourir au ministère d'avocat.

Sur l'amende pour recours abusif :

22. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ". En l'espèce, la requête de Mme A, à qui il a déjà été rappelé l'existence de ces dispositions lors de précédents recours, présente bien un caractère abusif. Il y a lieu, par conséquent de lui infliger une amende d'un montant de 50 000 francs CFP.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A est condamnée à une amende de 50 000 francs CFP au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Article 3: Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et au vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie.

Copie en sera adressée, à la direction des finances publiques (DFIP) de la Nouvelle-Calédonie, pour recouvrement de l'amende.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Sabroux, président,

M. Prieto, premier conseiller,

M. Bozzi, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le rapporteur,

F. BOZZILe président,

D. SABROUX La greffière d'audience,

C. BERTHELOT

cb

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