jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300632 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | AUGUST DEBOUZY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 décembre 2023 et des mémoires enregistrés le 11 janvier, le 30 avril et le 16 mai 2024, la société Le Nickel (SLN), représentée par Me Scanvic, demande au tribunal d'annuler les deuxième et troisième considérants et le dernier aliéna de l'article 1er de l'arrêté n° 2023-647/PN du président de la province Nord du 25 octobre 2023 relatif au site minier de Tiébaghi, sur la commune de Koumac, modifiant l'arrêté n° 2014-665/PN du 27 octobre 2014 autorisant l'exploitation de ce site.
La société SLN soutient que :
- le président de la province Nord était incompétent pour autoriser ou interdire l'exportation de produits issus de l'activité minière ;
- la décision attaquée assimile à tort des produits de laverie à des produits miniers ;
- l'interdiction de l'exportation des produits de laverie relève du détournement de procédure.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 29 mars, le 4 mai et le 19 juin 2024, la province Nord, représentée par Me Brenot, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Le Nickel la somme de 500 000 francs CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 relatives à la Nouvelle-Calédonie ;
- la délibération du congrès de la Nouvelle-Calédonie n° 466 du 18 mars 2009 arrêtant les dispositions du schéma de mise en valeur des ressources minières de la Nouvelle-Calédonie ;
- le code minier de la Nouvelle-Calédonie ;
- le code de l'environnement de la province Nord ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prieto, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Scanvic, avocat de la SLN en visio audience, de Me Billery également en visio audience avocat la province Nord et de M. A, représentant le haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie.
Considérant ce qui suit :
1. La société Le Nickel demande au tribunal l'annulation des deuxième et troisième considérants et le dernier aliéna de l'article 1er de l'arrêté 2023-647/PN du président de la province Nord du 25 octobre 2023 relatif au site minier de Tiébaghi, sur la commune de Koumac, modifiant l'arrêté n° 2014-665/PN du 27 octobre 2014 autorisant l'exploitation de ce site.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la décision attaquée a été abrogée par l'article 1er de l'arrêté n° 2024-151 du 4 mars 2024 du président de l'assemblée de la province Nord, qui a été publié au Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie le 19 mars 2024. Dès lors, les conclusions tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société SLN la somme réclamée par la province Nord au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société Le Nickel tendant à l'annulation des deuxième et troisième considérants et du dernier aliéna de l'article 1er de l'arrêté n° 2023-647/PN du président de la province Nord du 25 octobre 2023 relatif au site minier de Tiébaghi, sur la commune de Koumac, modifiant l'arrêté n° 2014-665/PN du 27 octobre 2014 autorisant l'exploitation de ce site.
Article 2 : Les conclusions de la province Nord présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Le Nickel, à la province Nord, à la Nouvelle-Calédonie, à la commune de Koumac, et au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Prieto, premier conseiller,
M. Briquet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
Le rapporteur,
G. PRIETOLe président,
D. SABROUX Le greffier,
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026