vendredi 8 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2400241 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 4 juin, 26 juillet et 1er septembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 mai 2024 le plaçant en position de détachement pour une période d'un an à compter du 5 août 2024 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de prendre un nouvel arrêté le plaçant en position de détachement pour une période de cinq ans à compter du 5 août 2024 et maintenant son traitement actuel ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui conserver le bénéfice de son concours ;
4°) d'enjoindre à l'administration de prendre acte du report de sa limite d'âge de départ à la retraite jusqu'à 63 ans ;
5°) d'annuler la décision de l'administration pénitentiaire du 24 juillet 2024 refusant de prendre en charge son billet d'avion pour rejoindre l'école nationale de l'administration pénitentiaire ;
6°) d'enjoindre à l'administration de prendre en charge ses frais de déplacement pour l'accomplissement de formation statutaire.
M. B soutient que :
- la décision du 27 mai 2024 méconnaît les dispositions du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions ;
- la décision méconnaît les dispositions du décret n° 2007-1470 du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des fonctionnaires de l'Etat ;
- la décision méconnaît les dispositions du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Le tribunal a informé les parties, par une lettre en date du 11 septembre 2024 et en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur une substitution d'office de base légale, le garde des sceaux ayant fondé sa décision sur le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire qui n'était plus applicable à la date de la décision en litige.
Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2024, M. B a produit des observations en réponse au moyen d'ordre public.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999, relatives à la Nouvelle-Calédonie ;
- le décret n°85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions ;
- le décret n°2006-441 du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
- le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat ;
- le décret n°2007-1470 du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des fonctionnaires de l'Etat ;
- le décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
- le code de justice administrative dans sa version applicable en Nouvelle-Calédonie.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bozzi, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, technicien de 1ère classe de l'administration pénitentiaire affecté au sein du centre pénitentiaire de Nouméa a été reçu 8ème sur la liste complémentaire des hommes au concours pour le recrutement des surveillantes et surveillants de l'administration pénitentiaire à affectation locale en Nouvelle-Calédonie ouvert au titre de la quatrième session de l'année 2023. M. B a saisi le garde des sceaux, à la suite de cette réussite, d'une demande tendant à obtenir un détachement de droit pour une durée de 5 ans et un report de la date limite de départ à la retraite à 63 ans. Par un arrêté du 27 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice a placé l'intéressé en position de détachement pour une période d'un an à compter du 5 août 2024. Par un courrier du 10 juin 2024, M. B a sollicité la prise en charge des frais de déplacement pour sa formation statutaire au sein de l'école nationale de l'administration pénitentiaire. Par un courriel du 24 juillet 2024, la responsable des services administratifs et financiers du centre pénitentiaire de Nouméa a rejeté cette demande. M. B demande l'annulation des décisions du 27 mai et du 24 juillet 2024.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, M. B soutient que l'arrêté litigieux ne précise pas sa nouvelle situation statutaire, en méconnaissance des dispositions de l'article 26-1 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions.
3. Cependant, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté n° 5816665 du 26 août 2024 indique le grade, l'échelon, l'indice brut et l'indice majoré retenus à compter du 5 août 2024, lesquels ne sont pas contestés par le requérant.
4. En deuxième lieu, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
5. En l'espèce, le garde des sceaux a fondé sa décision sur le décret n°2006-441 du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire qui n'était plus applicable à la date de la décision en litige, en ce qui concerne les modalités de formation des agents recrutés. Il y a donc lieu de leur substituer d'office les dispositions du décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire.
6. Aux termes de l'article 6 du décret n°2006-441 du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire, désormais repris à l'article 6 du décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire, " Les agents recrutés en application de l'article 5 sont nommés élèves surveillants. Ils suivent une formation à l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire, dont le programme et les modalités sont fixés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. Les élèves surveillants s'engagent à servir l'Etat pendant une durée minimale de trois ans à compter de la titularisation. En cas de rupture de leur engagement survenant plus de trois mois après la date de leur nomination comme élèves surveillants, sauf si la rupture ne leur est pas imputable, les intéressés remboursent à l'Etat, dans les conditions fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, tout ou partie de la rémunération perçue pendant la durée de la formation, compte tenu de la durée des services restant à accomplir. ". Aux termes de l'article 7 de ce décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023, " Les élèves dont la scolarité a donné satisfaction sont nommés surveillants stagiaires et affectés selon leur rang de classement dans un établissement pénitentiaire ou tout autre service relevant de l'administration pénitentiaire. Ils sont classés à l'échelon de stagiaire du grade de surveillant et surveillant brigadier. ". Aux termes de l'article 9, " Le stage dure un an. / Les stagiaires dont le stage a été jugé satisfaisant sont titularisés et classés selon les modalités prévues par la section 4 du présent chapitre. Ceux qui ne sont pas titularisés à l'issue du stage peuvent être autorisés à accomplir un stage complémentaire d'une durée maximale d'un an. / Les stagiaires qui n'ont pas été autorisés à effectuer un stage complémentaire ou dont le stage complémentaire n'a pas donné satisfaction sont soit licenciés s'ils n'avaient pas la qualité de fonctionnaire, soit réintégrés dans leur corps ou cadre d'emplois d'origine selon les dispositions qui leur sont applicables. ".
7. Aux termes de l'article premier de l'arrêté du 26 octobre 2018 portant organisation de la formation statutaire des surveillants relevant du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire " La durée de la formation statutaire des surveillants est fixée à 18 mois. / Elle comprend deux périodes probatoires : / - une période de formation initiale d'une durée de six mois en qualité d'élève surveillant ; / - et une période de douze mois en qualité de surveillant stagiaire. ".
8. Enfin, aux termes de l'article 14 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions, " Le détachement d'un fonctionnaire ne peut avoir lieu que dans l'un des cas suivants : () / 10° Détachement pour l'accomplissement d'un stage ou d'une période de scolarité préalable à la titularisation dans un emploi permanent de l'Etat, d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public à caractère administratif dépendant de l'Etat ou d'une collectivité territoriale, ou pour suivre un cycle de préparation à un concours donnant accès à l'un de ces emplois () ". Aux termes de l'article 20 du même décret, " Le détachement de courte durée ne peut excéder six mois ni faire l'objet d'aucun renouvellement. Ce délai est cependant porté à un an pour les personnels détachés pour servir dans les collectivités d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie ou à l'étranger. ". Aux termes de l'article 21 de ce décret, " Le détachement de longue durée ne peut excéder cinq années. Il peut toutefois être renouvelé par périodes n'excédant pas cinq années, sous réserve des dispositions de l'article 26 ci-dessous. ".
9. Les élèves et les stagiaires qui ont la qualité de fonctionnaire titulaire dans un autre corps, cadre d'emplois ou emploi sont placés durant leur formation en position de détachement.
10. En l'espèce, par l'arrêté en litige du 27 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice a placé l'intéressé en position de détachement, du corps des techniciens de l'administration pénitentiaire au corps des personnels d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire, pour une durée d'un an à compter du 5 août 2024 afin qu'il suive dans un premier temps une période de formation initiale d'une durée de six mois en qualité d'élève surveillant.
11. Puis, ayant réussi cette première période probatoire, M. B a fait l'objet de deux arrêtés en date du 26 août 2024, le premier le plaçant en position de détachement corps des personnels d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire, au motif d'un " détachement sortant pour stage " et pour une durée de 6 mois à partir du 5 août 2024. Le second arrêté du même jour, au visa du premier arrêté, a nommé M. B dans le corps des personnels d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire pour une période de 6 mois et l'a placé concomitamment, en qualité de stagiaire cette fois-ci, dans le même corps, au motif d'un " détachement entrant pour stage ".
12. Ainsi, dès lors que la scolarité à l'école nationale pénitentiaire, en qualité d'élève, comme la durée du stage en qualité de surveillant stagiaire n'excédaient pas 12 mois en application des dispositions précitées de l'article premier de l'arrêté du 26 octobre 2018, le garde des sceaux a pu prononcer à bon droit des détachements de courte durée. Aucun motif ni aucune circonstance ne justifiaient qu'un détachement de plus longue durée, notamment de cinq années soit décidé. M. B n'est donc pas fondé à maintenir, dans le dernier état de ses écritures, ses conclusions tendant à ce que le garde des sceaux le place en position de détachement pour une durée de 5 ans.
13. En troisième lieu, des conclusions accessoires peuvent être présentées à tout moment de l'instance, dès lors qu'elles sont articulées en fonction de la demande principale.
14. Par un courriel du 24 juillet 2024 produit par le requérant dans son mémoire enregistré le 26 juillet 2024, la responsable des services administratifs et financiers du centre pénitentiaire de Nouméa lui a indiqué que, ni la direction de l'administration pénitentiaire, ni l'école nationale de l'administration pénitentiaire, ne prendraient en charge le billet d'avion pour que l'intéressé se rende à l'école nationale de l'administration pénitentiaire. Cette décision est intervenue après que M. B a présenté son recours contentieux qui comportait des conclusions tendant à ce que ses frais de déplacements pour sa formation statutaire soient assumés par l'administration.
15. Aux termes de l'article 2 du décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat, " 4° Agent en stage : agent qui suit une action de formation statutaire préalable à la titularisation ou qui se déplace, hors de sa résidence administrative et hors de sa résidence familiale, pour suivre une action, organisée par ou à l'initiative de l'administration, de formation statutaire ou de formation continue en vue de la formation professionnelle tout au long de la vie des personnels de l'Etat ". Aux termes de l'article 3-1 du même décret, " Lorsque l'agent se déplace à l'occasion d'un stage, il peut prétendre : / -à la prise en charge de ses frais de transport ; / -à des indemnités de stage dans le cadre d'actions de formation professionnelle statutaire préalables à la titularisation ou aux indemnités de mission prévues à l'article 3 dans le cadre d'autres actions de formation professionnelle statutaire et d'actions de formation continue. Dans ce dernier cas, s'il a la possibilité de se rendre dans un restaurant administratif ou d'être hébergé dans une structure dépendant de l'administration moyennant participation, l'indemnité de mission attribuée à l'agent est réduite d'un pourcentage fixé par le ministre ou par délibération du conseil d'administration de l'établissement. / Les indemnités de stage instituées par le présent décret ne sont pas versées aux agents qui, appelés à effectuer un stage dans un établissement ou centre de formation des agents de l'Etat, bénéficient, à ce titre, d'un régime indemnitaire particulier. / L'indemnité de stage et l'indemnité de mission instituées par le présent décret sont exclusives l'une de l'autre. ".
16. Il résulte de l'instruction que M. B, après avoir été recruté à l'issue du concours pour le recrutement des surveillantes et surveillants de l'administration pénitentiaire à affectation locale en Nouvelle-Calédonie ouvert au titre de la quatrième session de l'année 2023 a été placé en détachement en qualité d'élève surveillant pour effectuer à partir du mois d'août 2024 sa scolarité à l'école nationale de l'administration pénitentiaire située à Agen.
17. Or, aux termes de l'article premier de l'arrêté du 26 octobre 2018 portant organisation de la formation statutaire des surveillants précité, la formation statutaire des surveillants comporte une première période de formation initiale d'une durée de six mois en qualité d'élève surveillant. Dès lors, M. B doit être regardé comme étant, en cette qualité, un agent qui suit une action de formation statutaire préalable à la titularisation, au sens de l'article 2 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006. Il est ainsi en droit de prétendre à la prise en charge de ses frais de transport, notamment les frais de billet d'avion pour se rendre depuis sa résidence en Nouvelle-Calédonie jusqu'en métropole, à Agen.
18. Dès lors, la décision de l'administration pénitentiaire (au garde des sceaux, ministre de la justice) du 24 juillet 2024 rejetant la demande M. B de prendre en charge son billet d'avion pour rejoindre l'école nationale de l'administration pénitentiaire doit être annulée.
19. En quatrième lieu, M. B a formulé dans sa requête introductive des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 27 mai 2024 en tant qu'il ne prononce pas un report de son départ à la retraite à 63 ans. D'une part, l'arrêté attaqué n'avait pour objet que de permettre à l'intéressé d'effectuer sa scolarité à la suite de sa réussite au concours pour le recrutement des surveillantes et surveillants de l'administration pénitentiaire à affectation locale en Nouvelle-Calédonie ouvert au titre de la quatrième session de l'année 2023. D'autre part, M. B n'expose aucun moyen propre à l'appui de ces conclusions et ne permet donc pas au tribunal de statuer sur celles-ci. Ces conclusions doivent ainsi être rejetées.
20. En dernier lieu, les décisions attaquées n'ont ni pour objet ni pour effet de remettre en cause le bénéfice du concours dont M. B est lauréat. Par suite, ses conclusions tendant à ce que l'administration lui conserve le bénéfice de son concours doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint à l'administration pénitentiaire de procéder au remboursement des frais de transport de M. B dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de l'administration pénitentiaire du 24 juillet 2024 rejetant la demande M. B de prendre en charge son billet d'avion pour rejoindre l'école nationale de l'administration pénitentiaire est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l'administration pénitentiaire de procéder au remboursement des frais de transport de M. B dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 31 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Prieto, premier conseiller,
M. Bozzi, premier conseiller.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2024.
Le rapporteur,
F. BOZZILe président,
D. SABROUX Le greffier de chambre,
J. LAGOURDE
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026