LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA104-2500053

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — Décision N° TA104-2500053

mercredi 28 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
SectionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
N° DossierTA104-2500053
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère CHAMBRE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie rejette la requête de M. B, qui demandait la décharge des majorations et intérêts de retard pour défaut de déclaration de ses revenus de 2021. Le tribunal constate que le requérant n'a pas respecté son obligation déclarative prévue à l'article 137 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie et n'a pas informé l'administration de son changement d'adresse. Il juge que l'administration était fondée à appliquer les pénalités de l'article 1053 du même code, sans que la bonne foi ou les habitudes métropolitaines du contribuable puissent être invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025, M. A B demande au tribunal la décharge des majorations et intérêts de retard consécutifs à l'absence de déclaration des revenus perçus lors de l'année 2021.

Il soutient que :

- l'administration fiscale aurait dû lui envoyer le courrier initial daté du 3 février 2023 à son adresse métropolitaine ;

- il pensait que son employeur se chargerait de sa déclaration de revenus, étant habitué au prélèvement à la source en métropole.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2025, la Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête revêt un caractère prématuré ;

- le requérant n'apporte aucun justificatif ou élément de preuve au regard de sa situation familiale ;

- l'obligation de signaler tout changement dans sa situation personnelle, dont l'adresse postale, incombe au contribuable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 ;

- le code des impôts de la Nouvelle-Calédonie ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Prieto, rapporteur

- et les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a exercé une activité salariée en Nouvelle-Calédonie du 25 janvier 2021 au 13 juillet 2022 et n'a, durant cette période, jamais déposé de déclaration de revenus auprès de la direction des services fiscaux. Le 2 février 2023, l'administration fiscale a adressé à son dernier domicile connu en Nouvelle-Calédonie une mise en demeure de déclarer l'ensemble des revenus de l'année 2021. Cette mise en demeure n'ayant jamais été réclamée, une proposition de rectification a été présentée au requérant le 16 septembre 2024 et a établi le montant total des sommes dues (droits et pénalités) à 924 300 francs CFP. Le requérant a présenté une demande de remise gracieuse des pénalités le 17 décembre 2024 qui a été rejeté par l'administration le 24 décembre 2024. M. B doit être regardé comme demandant au tribunal la décharge des majorations et intérêts de retard consécutifs à l'absence de déclaration des revenus perçus lors de l'année 2021.

2. Aux termes de l'article 137 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie : " En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, toute personne ayant des revenus imposables au dit impôt est tenue de souscrire et de faire parvenir chaque année avant le 1er avril, au service des contributions diverses, une déclaration détaillée de ses revenus et bénéfices de l'année précédente et de ses charges de famille ". Aux termes de l'article 1053 du même code : " Lorsqu'une personne physique ou morale ou une association, tenue de souscrire une déclaration ou de présenter un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'un des impôts, droits, taxes, redevances ou sommes visés à l'article Lp. 1052, s'abstient de souscrire cette déclaration ou de présenter cet acte dans les délais, le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement est assorti : 1°. de l'intérêt de retard visé à l'article Lp. 1052 ; toutefois, son décompte est arrêté soit au dernier jour du mois de la notification de redressement, soit au dernier jour du mois au cours duquel la déclaration ou l'acte a été déposé ;2°. et d'une majoration de 10 %. Cette majoration est portée à :- 40 % lorsque le document n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure notifiée par pli recommandé d'avoir à le produire dans ce délai ; ce délai est fixé à quatre-vingt-dix jours pour la présentation à l'enregistrement de la déclaration de succession mentionnée à l'article Lp. 360. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un contribuable n'a pas satisfait dans les délais légaux aux obligations déclaratives auxquelles il était tenu, l'ensemble des droits dus à ce titre, qu'ils fassent ou non l'objet d'une déclaration ultérieure, peut être soumis, outre l'intérêt de retard, aux majorations pour retard de déclaration, lesquelles sont exclusives de toute appréciation de la bonne foi du contribuable

3. Il est constant que M. B n'a pas respecté l'obligation déclarative prévue à l'article 137 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie et n'a pas davantage communiqué à l'administration fiscale sa nouvelle adresse en métropole à l'issue de son séjour calédonien, alors qu'il lui appartenait de prendre ses dispositions, tant auprès de l'administration fiscale que de son employeur, aux fins de pouvoir satisfaire à ses obligations déclaratives dans les délais légaux.

4. Dans ces conditions, l'administration était fondée à appliquer les pénalités prévues à l'article 1053 du code des impôts, faute pour M. B d'avoir respecté l'obligation déclarative visée à l'article 137 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie. Le requérant ne peut utilement se fonder sur les habitudes contractées en métropole du prélèvement à la source ni sur la conviction selon laquelle son employeur calédonien se chargerait de ses obligations déclaratives pour demander la décharge des pénalités en cause.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Nouvelle-Calédonie.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Delesalle, président,

M. Prieto, premier conseiller,

M. Bozzi, premier conseiller.

Rendu le 28 mai 2025.

Le rapporteur,

G. Prieto Le président,

H. Delesalle Le greffier,

J. Lagourde

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

J. LAGOURDE

nd

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions