LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2100044

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2100044

mardi 24 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2100044
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantHUREAUX MARIE AUGUSTA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 janvier 2021, M. A B, représenté par Me Hureaux, demande au tribunal :

1°) de condamner l'université des Antilles à lui verser une somme de 21 066,08 euros en réparation des préjudices subis du fait de son éviction illégale du 27 février 2019 ;

2°) de mettre à la charge de l'université des Antilles une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'illégalité de la décision d'éviction lui ayant été notifiée 27 février 2019, constatée par le jugement d'annulation n° 1900289 du tribunal administratif de la Guadeloupe du 22 septembre 2020, est constitutive d'une faute qui engage la responsabilité de l'université des Antilles ;

- cette faute est en lien direct avec les préjudices dont il demande réparation ;

- les préjudices subis doivent être évalués aux sommes suivantes :

- 5 000 euros au titre de la perte de chance d'avoir pu trouver immédiatement un emploi au terme de l'expiration de son contrat au 31 août 2019 ;

- 7 500 euros au titre des traitements non-perçus du 1er juin 2019 au 31 août 2019 ;

- 1 795,08 euros au titre des billets d'avion ;

- 1 771 euros au titre des frais de déménagement ;

- 5 000 euros au titre du préjudice moral.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2022, l'université des Antilles conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que M. B ne justifie pas des préjudices dont il demande réparation.

Par lettre du 23 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête en raison de sa tardiveté, le requérant, agent public contractuel évincé qui ne bénéficie pas, en cette qualité, des dispositions de l'article L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, ayant formé sa demande indemnitaire plus de deux mois après l'expiration du délai de recours qui a commencé à courir à la naissance de la décision rejetant sa réclamation préalable, soit le 18 août 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lubrani, conseiller ;

- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public ;

- les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, chercheur océanographe, a été recruté par l'université des Antilles le 1er septembre 2016 en qualité d'ingénieur d'étude par un contrat à durée déterminée de quatre mois, renouvelé de manière ininterrompue par divers avenants jusqu'au 31 août 2018. Il a ensuite bénéficié d'un nouveau contrat de travail, ayant le même objet, du 1er septembre au 31 décembre 2018. Par un courriel du 27 février 2019, M. B a été informé de la cessation de ses fonctions, la direction des ressources humaines lui faisant part de l'absence de validation de tout contrat de travail consécutivement à l'expiration du précédent contrat arrivant à terme le 31 décembre 2018. S'estimant contractuellement lié à l'université des Antilles jusqu'au 31 août 2019, M. B a sollicité devant le tribunal de céans l'annulation de ce courriel, ainsi que la condamnation de l'université à lui verser une somme correspondant à son traitement jusqu'au 31 mai 2019. Par un jugement n° 1900289 du 22 septembre 2020, le tribunal a reconnu l'existence d'un contrat de travail liant M. B à l'université des Antilles pour la période courant du 1er janvier au 31 août 2019, a considéré que le courriel du 26 février 2019, qui avait pour effet de mettre fin au contrat d'engagement avant le terme de celui-ci, devait être regardé comme une décision de licenciement, et a, en conséquence, annulé cette décision, dès lors que celle-ci avait été prise en méconnaissance de la procédure applicable. Le tribunal a par ailleurs condamné l'université des Antilles à verser à M. B une somme correspondant à sa rémunération due pour la période courant du 1er janvier 2019 au 31 mai 2019.

2. Par une réclamation préalable du 12 juin 2020 réceptionnée le 18 juin suivant et demeurée sans réponse, M. B a sollicité auprès de l'université des Antilles l'indemnisation de divers postes de préjudices découlant de son éviction irrégulière du 27 février 2019. Par la présente requête, le requérant demande au tribunal de condamner l'université des Antilles à lui verser la somme globale de 21 066,08 euros.

3. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours ".

4. D'autre part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ".

5. Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.

6. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics.

7. Il résulte de l'instruction que M. B a saisi, par l'intermédiaire de son conseil, le président de l'université des Antilles, par un courrier réceptionné le 18 juin 2020, d'une demande tendant à l'indemnisation de divers postes de préjudices résultant de l'illégalité de la décision du 27 février 2019 mettant fin à ses fonctions, constatée par le tribunal de céans dans son jugement n° 1900289 du 22 septembre 2020. Le silence gardé par le président de l'université sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 18 août 2020. En application des dispositions du premier alinéa de l'article R. 421-2 du code de justice administrative, le délai de recours contre cette décision implicite a couru à compter de cette date et M. B était recevable à la contester dans un délai de deux mois, augmenté, le cas échéant, du délai de distance d'un mois. La requête indemnitaire présentée le 15 janvier 2021, soit après l'expiration du délai de recours ouvert contre la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable, est dès lors tardive et, par suite, irrecevable.

8. Il suit de là que la requête de M. B, qui est irrecevable, doit être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université des Antilles.

Délibéré après l'audience publique du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Guiserix, président,

M. Antoine Lubrani, conseiller,

Mme Hélène Bentolila, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.

Le rapporteur,

Signé

A. LUBRANI

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La greffière,

Signé

A. CETOL

La République mande et ordonne au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

L'adjointe de la greffière en cheffe,

Signé

A. CETOL

4

N° 1901371

5

N° ***

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions