jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2100343 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SOREZE DAMPROBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 14 avril 2021 et le 22 avril 2021, M. B D, Mme H A et M. C F, demandent au tribunal, à titre principal, d'annuler la délibération du 13 février 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Louis a adopté son règlement intérieur ; à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du conseil municipal de Saint-Louis du 13 février 2021 en tant qu'elle adopte les articles 8, 9, 13, 22, 23 et 26 du règlement intérieur du conseil municipal.
Ils soutiennent que :
- le règlement intérieur a été adopté plus de six mois après l'installation du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-8 du code général des collectivités territoriales ;
- l'article 8 du règlement intérieur méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-22 du code général des collectivités territoriales, dès lors qu'il ne revient pas au maire de la commune de nommer le vice-président des commissions municipales ; le vice-président ne possédant pas de délégation du maire afin de présider ces commissions en vertu de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales ;
- l'article 9 du règlement intérieur méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales en ce qu'il ne peut pas restreindre la diffusion des procès-verbaux des commissions car ces documents, qui ne relèvent pas de l'article 2121-26 du code général des collectivités territoriales, constituent des documents administratifs communicables à toute personne qui en fait la demande en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'article 13 du règlement intérieur, qui prévoit l'élection du président de séance lors du vote du compte administratif, méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-14 du code général des collectivités territoriales ;
- l'article 22 du règlement intérieur méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales et porte atteinte au droit d'information des conseillers municipaux en permettant au maire d'inscrire en séance à l'ordre du jour des points urgents qui ne revêtent pas une importance capitale ;
- l'article 23 du règlement intérieur constitue une restriction au droit des élus, notamment de l'opposition, en méconnaissance de la loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002, en subordonnant à l'autorisation du maire l'intervention à nouveau d'un conseiller municipal ans la discussion d'une affaire sur laquelle ils s'est déjà prononcé ;
- l'article 26 du règlement intérieur limite de façon abusive le droit d'expression des élus en méconnaissance de la loi du 27 février 2002, ainsi que leur droit à l'information.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2021, la commune de Saint-Louis, représenté par Me Sorèze, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 soit mise à la charge solidaire des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête ne contient l'exposé d'aucun moyen et est par suite irrecevable ;
- les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 8 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 26 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- et les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 13 février 2021, le conseil municipal de la commune de Saint-Louis située sur l'île de Marie-Galante a notamment adopté son règlement intérieur. Par la présente requête, M. D, Mme A et M. Confiac, conseillers municipaux de Saint-Louis, demandent l'annulation de cette délibération en tant qu'elle adopte le règlement intérieur annexé.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Louis :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
3. Si la commune de Saint-Louis soutient en défense que la requête ne contient l'exposé d'aucun moyen, il ressort clairement des termes de la requête que les requérants soulèvent plusieurs moyens à l'encontre de la délibération attaquée, dont son adoption hors délai, en méconnaissance de l'article L. 2121-8 du code général des collectivités territoriales ainsi que l'illégalité interne de plusieurs articles du règlement intérieur adopté. En outre, l'administration a parfaitement pu identifier les moyens soulevés par la requête dès lors qu'elle y répond dans son mémoire en défense. Par suite la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée comme manquant en fait.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe de la délibération attaquée :
4. Aux termes de l'article L. 2121-8 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 1 000 habitants et plus, le conseil municipal établit son règlement intérieur dans les six mois qui suivent son installation. Le règlement intérieur précédemment adopté continue à s'appliquer jusqu'à l'établissement du nouveau règlement. / Le règlement intérieur peut être déféré au tribunal administratif. ".
5. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, les dispositions de l'article L. 2121-8 du code général des collectivités territoriales n'ont ni pour objet ni pour effet d'entacher d'illégalité un règlement intérieur qui serait adopté au-delà du délai de six mois suivant son installation, dès lors que l'ancien règlement intérieur demeure applicable jusqu'à l'établissement du nouveau règlement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance l'article L. 2121-8 est inopérant.
En ce qui concerne la légalité interne de la délibération attaquée :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-22 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal peut former, au cours de chaque séance, des commissions chargées d'étudier les questions soumises au conseil soit par l'administration, soit à l'initiative d'un de ses membres. / Elles sont convoquées par le maire, qui en est le président de droit, dans les huit jours qui suivent leur nomination, ou à plus bref délai sur la demande de la majorité des membres qui les composent. Dans cette première réunion, les commissions désignent un vice-président qui peut les convoquer et les présider si le maire est absent ou empêché. () ". Le règlement intérieur du conseil municipal, qui ne peut contenir de disposition contraire au code général des collectivités territoriales, a pour vocation de préciser à l'échelon communal les dispositions légales et règlementaires prévues dans le code général des collectivités territoriales, et non de s'y substituer.
7. En l'espèce, l'article 8 du règlement intérieur dispose que le maire procède à la désignation du vice-président lors de la première réunion de chaque commission, il est précisé que le vice-président a pour mission de présider la commission en cas d'absence ou empêchement du maire. En prévoyant la désignation du vice-président par le maire, et non par les membres de la commission concernée, l'article 8 du règlement intérieur contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-22 du code général des collectivités territoriales. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre moyen soulevé contre ce même article, les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'article 8 du règlement intérieur de la commune de Saint-Louis.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. ". Les procès-verbaux de réunion des commissions municipales, constituent des documents administratifs communicables à toute personne qui en fait la demande, sur le fondement de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, sous réserve de l'occultation préalable des éventuelles mentions couvertes par l'un des secrets protégés par les articles L. 311-5 et L. 311-6 du même code.
9. En l'espèce, l'article 9 du règlement intérieur prévoit qu'un procès-verbal des réunions des commissions municipales est établi et communiqué au maire, au directeur général des services et aux membres de commissions mais qu'il ne fait, de même que les débats des commissions, l'objet d'aucune diffusion ou communication extérieure et que ces documents ne peuvent être rapportés ou produits à l'occasion d'une quelconque procédure administrative. En interdisant de manière générale et absolue toute communication extérieure des procès-verbaux et débats des réunions des commissions municipales, le conseil municipal a porté une atteinte excessive au droit d'accès aux documents administratifs, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre moyen soulevé à l'encontre ce même article, les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'article 9 du règlement intérieur de la commune de Saint-Louis.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2121-14 du code général des collectivités territoriales : " () Dans les séances où le compte administratif du maire est débattu, le conseil municipal élit son président. () ".
11. Les requérants soutiennent que l'article 13 du règlement intérieur dispose que le président de séance est élu lors du vote du compte administratif et méconnaît ainsi les dispositions de l'article L. 2121-14 du code général des collectivités territoriales. Toutefois, il ressort des termes mêmes de l'article 13 du règlement intérieur que " dans la séance où le compte administratif du maire en exercice est débattu, le conseil élit son président ". Par suite le moyen doit être écarté comme manquant en fait. Il en résulte que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'article 13 du règlement intérieur.
12. En quatrième lieu, si les requérants ne peuvent utilement soutenir que l'acte attaqué méconnaîtrait l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il n'est pas contesté que la commune de Saint-Louis possède moins de 3 500 habitants, ils soutiennent également qu'en cours de séance, le maire peut uniquement appeler le conseil municipal à délibérer sur les questions figurant sur l'ordre du jour tel qu'il est mentionné sur les convocations envoyées préalablement aux conseillers municipaux. Les requérants doivent ainsi être regardés comme se prévalant des dispositions de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. " et aux termes de l'article L. 2121-11 du même code : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion. / En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire, sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. Le maire en rend compte dès l'ouverture de la séance au conseil municipal qui se prononce sur l'urgence et peut décider le renvoi de la discussion, pour tout ou partie, à l'ordre du jour d'une séance ultérieure. ".
13. L'article 22 du règlement intérieur permet au maire de soumettre à l'approbation du conseil municipal les points urgents qui ne revêtent pas une importance capitale et qu'il propose d'ajouter à l'examen du conseil municipal du jour, ce faisant il permet au maire d'ajouter, lors de la séance du conseil municipal, des questions non portées à l'ordre du jour indiqué sur la convocation à la séance du conseil municipal. En vertu de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales la convocation au conseil municipal indique les questions portées à l'ordre du jour. Si, en vertu de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales, le maire peut abréger en cas d'urgence le délai de réception de la convocation au conseil municipal, ce délai ne peut être inférieur à un jour franc. Par suite, la délibération attaquée ne peut, sans méconnaître les dispositions précitées du code général des collectivités territoriales et le droit d'information des élus locaux, permettre au maire d'ajouter à l'examen du conseil municipal du jour des points non portés à l'ordre du jour tel qu'indiqué sur la convocation à la séance du conseil municipal. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'article 22 du règlement intérieur.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. ". Aux termes de l'article L. 2121-29 de ce code : " Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune " et l'article L. 2121-19 du même code précise : " Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. / Dans les communes de 1 000 habitants et plus, le règlement intérieur fixe la fréquence ainsi que les règles de présentation et d'examen de ces questions. A défaut de règlement intérieur, celles-ci sont fixées par une délibération du conseil municipal. ". Aux termes de l'article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales : " Le maire a seul la police de l'assemblée. / () ".
15. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que les conseillers municipaux tiennent de leur qualité de membres de l'assemblée municipale appelés à délibérer sur les affaires de la commune, le droit d'être informés et de s'exprimer sur tout ce qui a trait à ces affaires dans des conditions leur permettant de remplir pleinement leur mandat. Toutefois, l'exercice de ce droit est organisé par le règlement intérieur de l'assemblée délibérante. Le maire de la commune doit notamment veiller au bon fonctionnement du conseil municipal et détient à cet effet le pouvoir de police de l'assemblée, il peut ainsi, en vertu de ce pouvoir de police, et quand bien même cela n'est pas expressément prévu par l'article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales, retirer la parole à un conseiller dont l'intervention troublerait le bon ordre de la séance. Il appartient au juge saisi d'un recours formé contre le règlement intérieur d'un conseil municipal de vérifier que les restrictions apportées à la liberté d'expression de ses membres sont justifiées par les contraintes d'organisation des séances du conseil municipal.
16. Les dispositions de l'article 23 du règlement intérieur prévoient que, lors des débats ordinaires, les membres du conseil municipal ne peuvent intervenir à nouveau dans la discussion d'une affaire sur laquelle ils se sont déjà prononcés, sauf autorisation expresse du maire. En limitant en principe les interventions des conseillers municipaux et en soumettant leurs interventions supplémentaires à autorisation expresse du maire, cette règle a pour seul objet d'éviter les prises de paroles dilatoires et de permettre l'avancée des débats et le bon fonctionnement de l'assemblée. Ainsi et en l'espèce, contrairement à ce que soutiennent les requérants, ces dispositions n'empêchent pas les élus d'intervenir à nouveau dans la discussion d'une affaire ni d'exposer en séance des questions orales sur toute affaire de la commune, selon les modalités précisées par l'article 29 du même règlement, dont la légalité n'est pas en cause dans la présente instance. Par suite les dispositions précitées, qui se rattachent au pouvoir de police de l'assemblée délibérante dont est investi le maire, ne méconnaissent pas le droit d'expression des conseillers municipaux. Il en résulte que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'article 23 du règlement intérieur.
17. En sixième et dernier lieu, en permettant au maire de mettre fin aux interventions qui prolongeraient inutilement la durée de la séance et paralyseraient ainsi les pouvoirs de décision de l'assemblée, l'article 26 du règlement intérieur ne fait que décliner le pouvoir de police des débats dont est investi le maire. Ces dispositions, qui limitent ce pouvoir aux situations abusives afin de permettre le bon déroulement des débats, ne portent pas une atteinte excessive au droit d'expression des élus, ni à leur droit à l'information. En outre, en se fondant de manière générale sur la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité sans en citer de dispositions précises, les requérants n'apportent pas de précisions suffisantes à leur moyen permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, les moyens soulevés contre l'article 26 du règlement intérieur soit être écarté comme mal fondé. Il en résulte que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'article 26 du règlement intérieur.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont seulement fondés à demander l'annulation des articles 8, 9 et 22 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Saint-Louis.
D E C I D E :
Article 1er : L'article 8 du règlement intérieur du conseil municipal de Saint-Louis adopté par délibération du 13 février 2021 est annulé.
Article 2 : L'article 9 du règlement intérieur du conseil municipal de Saint-Louis adopté par délibération du 13 février 2021 est annulé.
Article 3 : L'article 22 du règlement intérieur du conseil municipal de Saint-Louis adopté par délibération du 13 février 2021 est annulé.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, Mme H A, M. C F et à la commune de Saint-Louis.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,Le président,
SignéSigné
J. GS. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026